‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 51 sur 77 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

1902-1N0,54 74 BCE MP domestoque Médecin adjoint : Dr Maillart.

Assistant interne: Veyrassat.

Diagnostic clinique : Pneumonie franche.

La malade est âgée de 21 ans. Rien de particulier dans ses antécédents héréditaires. Ses parents sont bien portants. Elle a un frère et une sœur bien portants. Personnellement, elle a eu dans son enfance une rougeole et une coqueluche. À part ces deux affections, elle s'est toujours bien portée.

Elle a été réglée à 13 ans. Elle a toujours eu des règles régulières, non douloureuses.

Premier rapport sexuel à 15 ans. Elle accouche à 16 ans d’un petit garçon qui est bien portant actuellement.

Ses couches furent faciles.

Jamais de fausse couche.

Elle nie tout antécédent vénérien. Elle n’a pas de pertes blanches.

Sommelière de brasserie à Paris, puis à Genève; elle avoue des habitudes d’éthylisme professionnel.

La maladie actuelle a débuté, vers le 24 février, par des symptômes de grippe vulgaire. C'étaient d’abord des maux de tête, des douleurs lombaires, du coryza, de la perte de l'appétit. Elle continue cependant son travail, mais, le 2 mars, elle a un grand frisson, un violent malaise, et elle se met au lit en se plaignant d'un point de côté.

Elle entre à l’hôpitalle lendemain, 3 mars 1902. Voici ce que l’on constate chez elle :

C’est une jeune femme aux joues congestionnées, rouges sur lesquelles on remarque une desquamation furfuracée blanchâtre. On remarque sur les ailes du nez et sur la lèvre inférieure quelques vésicules d’herpès. Nombreuses lésions de grattage sur la poitrine, l'abdomen et le dos. Parasites de la tête et du corps.

La fièvre est forte : 40° 3 à l'entrée. La malade est prostrée ; elle répond avec effort aux questions qu'on lui adresse.

Les yeux sont normaux. La respiration est accélérée. Pas de cyanose. La malade accuse un violent point du côté droit, qui l'empêche de respirer à fond. La toux est fréquente. L'expectoration est aérée, spumeuse, sanguinolente. Quelques crachats ont nettement l'aspect rouillé caractéristique.

Au poumon ontrouve sous l’omoplate droite un souffle tubaire, intense aux deux temps, avec une zône périphérique de râles crépitants qu’on perçoit jusqu’à la base droite.

Quelques vomissements. Le ventre ne présente rien de

particulier.

Le pouls est plein, régulier, rapide (88 pulsations par minute).

Les bruits du cœur sont réguliers, sans souffle, pas assourdis.

Les urines ne renferment ni sucre, ni albumine. Elies sont

rares et foncées.

Pas de troubles nerveux, Le 9 mars, la fièvre tombe brusquement, le souffle tubaire, la toux et l’expectoration ont disparu.

La pneumonie guéfit.

Examen du sang le 6 mars 1902.

Nombre des hématies Normale Destruction

% o/o Liquide Ar ss ee 3.271.250 66 Solution Fe ers 3.209.000 65 2 DU | RÉREEME SAR re 1.550.000 o1 92 AAA IR Re NES FOR 310.000 7 90 Hénroglôbine (Sable PM RER Et OU Valeur 'globülare Ra use re A Te 0, 762 Altérabilité de l'hémoglobine . ............. 4

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