‹ Des variations du taux de l'intérêt: Leurs causes et leurs conséquencesChapitre 2 sur 43 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L'homme, tout en satisfaisant ses besoins actuels, songe à la nécessité de satisfaire ses besoins futurs, et à cet effet, il s’abstient de consommer tous les biens acquis par son travail. Cette portion de biens qu'il retire de la. circulation et qu'il traduit en monnaie, la seule richesse qui se conserve indéfiniment, s’appelle épargne.

La prévoyance des besoins futurs, la crainte des maladies, des infirmités ou de la vieillesse, le désir d’assurer l’existence de ses descendants ou d'augmenter sa puissance dans l’avenir par la disposition d’une plus grande fortune, sont les principales raisons qui poussent l’homme à se ménager des ressources pour l’avenir:

Mais cette épargne n’est, à l'heure présente, d'aucune utilité à son propriétaire, elle lui procure seulement le plaisir de se sentir plus fort contre les hasards de l'avenir. Le créateur de l'épargne, s’il ne l'utilise pas lui-même immédiatement, profitera donc de la propriété qu’elle a de donner un produit, conséquence du service qu’elle

rend à l’emprunteur et il la prêtera.

Page 1