‹ Des verrues, leur traitementChapitre 10 sur 20 · PRES · texte numérisé non relu

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quer la présence des verrues chez les enfants naissants, ou encore lorsque ces. excroissances siègent aux seins, aux paupières, à la face? La malpropreté, invoquée d’une façon banale, ne doit pas être davantage le point de départ véritable : nous observons chaque jour, surtout dans les hôpitaux, une foule de gens qui se lavent les pieds moins souvent encore que les mains, et cependant les verrues plantaires sontrares. ;

Nous nous rallierions plus aisément à la doctrine humorale des anciens qui regardaient la verrue comme une manifestation d’une dyscrasie spéciale, idée partagée, d’après Hébra, par nombre d’auteurs modernes : car il est établi que chez les individus, les papillomes qui nousoccuppent se reproduisent, après destruction réitérée, malgré les soins de propreté et les lotions fréquentes. Il existe chez certains une véritable prédisposition; constamment ils ont des verrues tandis que d’autres en sont toujours exempts bien que soumis aux mêmes conditions que les premiers.

Celse, d’après Samier, aurait déjà remarqué que Jes enfants ont à un très haut degré cette prédisposition : « Maxime in pueris nascuntur acrochordones. » (Lib. 5. cap. 2, sect. 14.)

La verrue est-elle contagieuse? Bon nombre de gens, uans le public, le croient, et à ce propos, Rayer dit qu'on a prétendu que le sang qui s’écoule d’une verrue peut, par son contact, provoquer le développement des tumeurs analogues. Le

même auteur, pour s'assurer du fait, a essayé, mais toujours sans succès, de les inoculer. Cruveilhier rapporte que Baruel lui a montré sur le dos de sa main une traînée de verrues qu’il affirmait s'être développées exactement sur le trajet du sang résultant de l’excision d’une tumeur analogue. C'est le seul cas, si tant est qu’il soit vrai, que l’on puisse citer à l'appui de la doctrine de la contagiosité; dans aucun de nos dermatologistes, nous n'avons vu citer d'exemple semblable.

Citons, pour en finir avec l’étiologie, le fait suivant rapporté par Hebra : Rayer aurait vu un malade chez qui, à la suite d’une attaque d’apoplexie, la face et les mains furent brusquement couvertes d’une éruption confluente de verrues, lesquelles, du reste, disparurent sans traitement.

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