‹ Des verrues, leur traitementChapitre 9 sur 20 · PR |: UE · texte numérisé non relu

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Les leçons cliniques de nos principaux maîtres tels que Dupuytren, Gerdy, Velpeau, Marjolin, Chassaignac,{ Gosselin, etc., sont absolument muettes à ce sujet.

Le Compendium de chirurgie ne nous a fourni qu’une très courte observation que l’on trouverai plus loin.

En 1855, dans sa thèse inaugurale, Jolieu, étudiant les tumeurs chirurgicales de la peau, fait sur les verrues un chapitre qui n’est qu’une ébauche, car, en raison de l'étendue de son sujet, il ne tait que passer sur cette variété moins importante.

En 1857, Gorju, traitant des tumeurs de Ja plante des pieds, consacre quelques lignes aux papillomes plantaires, il nous en fournit deux observations où la verrue est bien décrite sous le nom de cor exodermique papillaire, avec l'anatomie pathologique à l'appui faite par Lebert.

Dans un article inséré dans les Archives de méneciue, le professeur Verneuil parle incidemment des verrues en étudiant les tumeurs ehirurgicales de la peau. | |

Enfin le travail le plus récent en date, peut-être le plus complet, est une leçon clinique de M. le professeur Després, insérée dans la Gazetile des Hôpitaux, au mois d'août 1882.

mes. un

ÉTIOLOGIE.

Comme les médecins de l'antiquité, la majorité du public croit encore à une foule de causes capables de produire les verrués. Ainsi on à invoqué la mouillure répétée des mains et des pieds, les rapports fréquents avec les animaux, les vaches, les poules, ete. Selon Samier, Turner raconte qu’elles sont très fréquentes chez les personnes chargées en Angleterre de traire et de soigner les vaches.

Sans partager les idées erronées du public, nous avouons que nous n’admettons guère plus lopinion de certains auteurs qui disent que lirritation habituelle de la peau semble favoriser leur développement sur les mainset les pieds : que par suite on les observe principalement chez les personnes qui manient des corps durs, qui négligent les soins de propreté, dont les mains sont exposées aux variation de l’atmosphère ; les “cuisiniers, qui exposen! habituellement leurs mains à toutes les températures extrêmes, auraient souvent ces parties couvertes de nombreuses verrues.

À notre avis il vaudrait mieux avouer que nous n’en savons rien : car en définitive, l’irritation chronique de la peau provoque des érythèmes, des éruptions eezémateuses : les eczémas professionnels sont bien plus communs que !es verrues. Si d'autre part l'irritation était la vraie cause, comment expli-

Corneau. 3

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