PROPOS DES RU HS IV
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Oui. — Chez moi les lilas ont un peu de retard ;
Le foBd de l'air est sec et les nuits sont très tratcbes.
DEUXIÈME MONSIECR DÉCORÉ Voici la lune rousse. Aurez-vous bien des pêches '
PREMIER MONSIEUR DÉCORB Oui — pas mal.
DBUXIÈME MONSIEUR DÉCOKÉ
Quoi de neuf, en outre 7
PEEWJBJi ilONSlSUB. DKCORH
DEUXIEME MONSIEUR DBCOIiB
iiU^<^
lindaatà
V% bien 7
PREMIER MONSIEUR DECOHB Un peu EriDoéo.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORé
Oh ! par le temps qui court, Tout le monde est malado. — Avez-vous vu le drame De Macbin?
i;6 PROPOS DES RUHS
PREMIER MONSIEUR DECORE
Moi î — Non pas. — Qu'ea dit-on t
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORE
Presque ua f«ur, Ce n'est pas assez fait au courant de la plume. Ce n'est point du Sardou. Très fort. Sardou !
PREUIEE MONSIEUR DÉCOkB
Trè» fort J
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Machin s'applique trop. C'est bon dar.s j.i volume, On y remarque moins le travail et l'effort ; Mais au théâtre il faut écrire comme on cause.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Mol je reprends Feuillet. En voilà, de la prose ! Quaat à tous lea faiseurs de livres d'aujourd'hui Je m'en prive. — Je n'ai plus l'âge où l'on peut lira Beaucoup ; et mon journal sufDi a mon encul.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORE
Le journal... et... le sexe !...
— lu ont ce petit rîre Par lequel on avoue un vice comme il faut.
PROPOS DES RUES l)'i
DBUXlàME MONSIEUR DÉCOBi
Et la table?
PREMIER MONSIEtm DÉCORE
Oh ! ça non. — Je n'ai pas ce défaut.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ Et VOUS vous occupez toujours de politique?
PSJRMUR MON^IPUR DKCCKÉ Beaucoup, c'est même là ma consolatioa i
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORE
Oh ! consacrer sa vie à la Chose publique. Certes, c'est une grande et noble ambitlo». Nous avons maintenant une fière phalange D'orateurs à la Chambre.
PSEMIBS MONSIEUR DECODE
lia sont très forts, très forts.
OBUXtÈHB MONSIEUR DÉCOKÉ
Mais quel malheur que Thiors et Changamier soient morts! A propos, lisez-vous ce Zola 2