J4 LE MUR
Dont j'avais soif. — Mon cœur bondit ; une folle
7Jc prit. — Je la saisis en mes bras. — Elle eut peut.
Se leva. J'enlaçai sa taille avec colère.
Et je baisai, ployant sous moi son corps nerveux,
Son fleiî, «on front, sa bouche humide et ses cneveuï
La lune, triomphant, brillait de t;aUc claire.. Déjà, je la iircnais, impétueux et fort, Quand je fus repoussé par un suprême effort. Alors recommença notre lutte éperdue • Près du mur qui semblait une toile tendue. Or, dans un brusque élan nous étant retournés. -Nous vîmes un spectacle étonnant et comique. Traçant dans la clarté deux corps désordonnés. Nos ombres agitaient une étrange mimique, S'attirant, s'éloignant, s'étrcignant tour à toui. Elles semblaient jouer quelque bouffonnerie. Avec des gestes fous de pantins en furie. Esquissant drôlement la charge de l'Amour. Elles «e tortillaient farces ou convulsives. Se heurtaient de la tête ainsi que des bélier» . l'uis, redressant soudain leurs tailles excessive», Restaient fixes, debout comme deux grands pilier». Quelquefois, déployant quatre bras gigantesques, nEI'iCs se repoussaient, noires sur le mur blanc ; Et prises tout à coup de tendresses grotesques Paraissaient se pâmer dans un baiser brûlant.