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Des vésicules séminales

Par la nature des of^ganes qui lui servent de base, la fonction de la génération appartient à la vie organique; par un grand nombre de ses manifestations, elle confine à la vie animale. Elle comprend plusieurs actes secondaires : les uns, comme la sécrétion spermatique, sont absolument soustraits à notre volonté ; nous pouvons en provoquer d'autres, l'érection par exemple ; mais nôtre pouvoir est limité et l'on peut se trouver en défaut alors qu'on aie plus, besoin d'être le maître de la situation.

Mais cette fonction diffère surtout des autres par le mode de son activité et son but. Celles-ci sont liées à l'existence de l'individu, elles naissent avec lui et disparaissent quand il meurt; celle-là, au contraire, comme le dit Bichat, «ne commence à s'exercer que lorsque les autres sont depuis longtemps en exercice ; elle s'éteint bien» ayant qu'elles finissent », et c'est à peine si la vie génitale comprend la moitié d'un^ vie commune.

I.n génératiojû eçyt une fonction d'espèce etnon d'îndividu; aussi la Q^tune fait -elle tout concourir pour son accomplisserrfcinVintégral. Qu'importe, en eifet, un individu de plû-s ou'de moins sur la terr^'/ Ce qu'il fallait assurer, dans

^.tîi^btlt d'équilibre général, c'est la perpétuité de l'espèce : •.X'VTSilà pourquoi l'animal se développe jusqu'au moment où

* iU^t^p^e 4 c^ne^fif 4i/^f^pi'0(}^(Kîon( pov^rqiipi^ |^n4€tnt toufe p4 p4ripdt>ctirt, }\ e^X m|î$ 4|Ln9 h% m«|llettr#s conditions pour accomplir cette importante fonction; voilà pourquoi enfin, dès que celle-ci a cessé d'exister, l'individu dépérit, la désassimilation l'emporte sur l'assimilation, les organes se flétrissent peu à peu, jusqu'au jour où, inutile ici bas, il disparait.

Ainsi la génération ost un acte physiologique primordial, d'une portée plus générale que tous les autres, et ses désordres, tout en intéressant l'individu, ont une importance plus grande <en lésai|t Pespi^ee; noua la répétons, qu'un homme digèFo plus ou moina bien, eala n'importe qu'A lui; qu'il aoit impuissant ou stérile, il y a un préjudice porté 4 la foinlUe et à la société.

Après (îel^, on ne a 'ç:x;piiqua pas pourquoi elle a été si peu étudiée dans ses manifestation^ pathologiques. Ce qu'on çonnatt, ce qyi, du moins^ a été le sujet de plus de recherches, c'est, d'une partie gestation et le développement du fœtus, d'autre part la spermatogenèse; mais les autres facteurs de la sécrétion sperraatique, et surtout son excrétion, taat au point de vue physiologique qu'au point de Yue pathologique, SQUt .à peu pr^a restés dans Toubli. , ^ part quelques honorables e;ii;eeptions, ce sont des charw latans seulement qui ont été tentés par Tattrait du sujet et l'iqtérêt qu'il dçvait inspirer au public, et dans des ouvrages dont les coayertures jaunes ou rouges portent en vedette les mots do génération^ d'impùûëénc^ de ]»êrte$

»iminaU8^ de rapporté conjugaux^ i\^ omt racheté l*absence absolue de donnée^ scientifiques et d'observations précises par des descriptions naturalistes et des anectodes piquanteSt sûrs ainsi de trouver des lecteurs, des dupes -et < des clients. *

Il nous semble qu'il y a mieux à faire dans cette voie.

Si les lésions des organes producteurs et vecteurs du sperme, le testicule excepté, ont si peu attiré Pattention des médecins, ilfaut en chercher la cause, et dans la difficulté d'obtenir des malades des renseignements exacts, et surtout dans la profondeur de ces organes qui échappent facilement à l'exploration pendant la vie, comme, après la mort* ils sont souvent oubliés au moment de l'examen du cadavre.

Mais si Ton voulait bien, comme nous nousy sommes a^ treint depuis plusieurs années, interroger avec soin tous les malades sur leurs antécédents pathologiques spéciaux, et examiner, dans toutes les nécropsies, l'état de l'appareil séminal, comme on ne manque pas de le faire pour l'appareil digestif ou respiratoire, on se convaincrait que les lésions de ces organes sont fréquentes et multiples, et que leur diagnostic n*est pas toujours hérissé de difficultés.

Nous avons limité nos recherches aux vésicules séminales, y compris le canal éjaculateur qui est leur conduit excréteur. Nous avions d'abord l'intention de n'étudier que leur pathologie, mais nous nous sommes aperçu que nous manquions d'une base suffisante et nous avons dû refaire, tout d'abord, en grande partie, leur histoire* anatomique, en nous aidant du microscope et de quelques recherchas d'embryologie et d'anatofnie comparée. Ces données, avec Vétat de nos connaissances sur la physiologie des réservoirs spermatiques, constituent la première partie de ce travail.

La seconde est consacrée à la p«

BuccessÏTement en revue les différentes lésions connues,

en insistant particulièrement sur celles qui, comme l'in— flammution, ont une importance clinique plus considérable, et nous terminons par l'étude synthétique de quelques symptômes communs.

Certes, il nous eût été facile, imitant en cela Civiale et quelques autres, d'intituler notre travail ; Maladies des vésicules séminales et de nous borner à faire l'étude de la spermatorrhée, en empruntant à Sainte-Marie, Lallemand, Roubaud, On ne nous fera pas ce reproche, puisque nous laissons complètement de côté les pertes séminales; nous dirons pourquoi.

Nous avons dû compulser un grand nombre d'auteurs et de recueils périodiques, et nous en avons établi avec soin la bibliographie; nous avons résumé ou cité à peu près toutes les observations, mais nous n'avons reproduit in extenso que les inédites, qui nous ont été communiquées par nos amis ou que nous avons pu recueillir, pendant ces trois dernières années, dans les services de nos chers maîtres,,. M. Gosselin, M. Lancereaux et M. Péan. |

Si nous avons laissé passer quelqu'erreur ou si nous avons oublié quelque chose, on voudra bien nous le pardonner, en considération des recherches nombreuses et parfois arides que nous avons faites. Nous serons assez npensé si l'on reconnaît que nous avons apporlé un peu de lumière dans un coin à peu près inexploré de la pathologie humaine.

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