‹ Des vésicules séminalesChapitre 29 sur 51 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Un sexagénaire, Rodolphe Brundwald, ayant perdu sa femme, se 11- Guelliot. 13

yr^ h Tub^^i (d^ l'faa-'d^-'yi^ «t h \^ masticatipn du tab»c. li s'émaçi^,

puis souffre d'une rétention d*urine. On applique des cataplasmes sur le ventre, et on le sonde ; mais, à la seconde tentative de cathétérisme, il est pris d'une hématurie abondante, et succombe. L*ouverture du corps dst faite ap présence 4e trois médecins. La vessie est distendue par Turine^ un squirrhe occupe son col et la prostate ; de chaque côté, deux masses volumineuses correspondent aux vésicules séminales indurées et squirrheuses : « Ulterius inquirentibus obvenerunt nobis tuer bera enormia utriusque ad vesicas hujus latera, nihilque aliud erant « quam induratœ et squirrhosœ vesiculœ séminales. »

D'après la figure qui accompagne cette courte descrip* tiou, il y a tout heu de supposer qu'il s'agit bien d'un can-cer, car les vésicules, et surtout la gauche, triplées de dimensions, sont trop volumineuses pour qu'il n'y ait qu'une inflammation chronique avec hypertrophie. Je fais grâce des explications qui suivent sur la pathogénie de cette tu-roeur : chagrin, abus de Talcool et du tabac, coagulation de la semence c comme le sang se coagule dans les artères et dans le cœur. »

Cruveilhier a figuré dans son atlas un cancer de la pros-« tate qui avait envahi les vésicules. Le sujet qui a fourni cette pièce, était âgé de 81 ans ; il était porteur en outre d'un cancer de l'estomac.

Vient ensuite, par ordre de date, l'observation de Moore où un cancer ganglionnaire iliaque fut pris pour un anévrysme et fit faire la ligature de l'iliaque primitive. Outre cette masse latérale, il existait dans le bassin, entre le rectum et la vessie, une tumeur qui avait son point de dé» part dans la prostate. «La vésicule séminale gauche était englobée dans le néoplasme ; il était impossible de la dif^ tinguer de la substance cancéreuse ambiante ; cependant sa cavité persistait encore ; la vésicule droite était dé£or« mée et repoussée en dehors, sauf l'extrémité antérieure qui, avec la partie correspondante du déférent, traversait la tumeur prostatique. »

Armitage a du à eKamineF un homme de 65 ans se plaî-« gnaiit de troubles des voies urinaires : paralysie delà ves** sie, hématurie, douleurs dans la région sacrée; le toucher rectal permit de constater l'existence d'une tumeur prostatique se prolongeant à gauehe. Thompson examina les pièces après la mort. La prostate était quatre foie plus grosse qu'à l'état normal et le lobe gauehe semblait seul atteint. La vésicule de ce côté contenait un liquide sanieux, jaunâtre, avec des débris cellulaires; ses parois étaient épaissies et infiltrées de dépôts eaneéreux. La vésicule droite était également prise,quoique à unmoindre degré. Les ganglions inguinaux étaient en dégénérescence cancéreuse ; enfin, les veines prostatiques contenaient de gros phlèbolithes. Le microscope montra qu'il s'agissait d^un caneer vrai (carcinome).

Oskar Wyss a décrit dans les Archives de Virchow de 1866 deux pièces pathologiques provenant, l*une de la clinique de Frerichs, l'autre da celle de l^ehert. La première est une tumeur cancéreuse de 8 centimètres de longueur sur 7 de largeur, située entre le eol de la vessie, qu'elle envahit, et le rectum, qui est intact. Elle est formée par la prostate et les vésicules qui sont tellement noyées dans le néoplasme qu'il est impossible de les retrouver. Le microscope y montra de »oinbrçu^ «Jvéoles pleia? de cellules

polygonales et séparés par de minces cloisons celluleuses (carcinome alvéolaire).

La seconde provient d'un hoijaro^ 4e 69 ^as# Les vésj- * eu les fit la prostate sont englobées dans une masse sphérique de 16 centimètres de diamètre. Ces organes sont tellement çonfQndus c^u'il eçt impQ9sil>]^.^i^lffS ^^^pprerpar

la im^çtiQUi Lu déférmUê^àbôuêk

les vésicules séminales ; ils BOOit blés. ■'■*

Nous devons une autre observation à M. Guyon. La tumeur, -diagnostiquée pendant la vie cancer de la prostate, occupait la plus grande partie du petit bassin, c Au niveau du bas-fond de la vessie, tout est englobé dans le tissu cancéreux ; on peut avec peine séparer la partie inférieure de la prostate qui, sur une coupe, paraît fibreuse ; mais la partie supérieure, les vésicules séminales et la partie inférieure des uretères sont confondues dans une masse blanchâtre où on ne peut rien isoler (1). » Il y avait une dégénérescence cancéreuse des ganglions lombaires, iliaques, et d'un ganglion inguinal gauche.

Enfin, M. Berger a présenté, en 1871, à la Société Anatomique, sous le titre de « Cancer des vésicules et de la prostate ; métastase », une observation intéressante de carcinome de la prostate avec envahissement de la vésicule séminale gauche et de la partie terminale du déférent ; des noyaux secondaires s'étaient développés dans le foie. Le microscope montra qu'il s'agissait d'un carcinome alvéolaire.

Voici maintenant l'observation que nous regardons comme un exemple du cancer primîtif de la vésicule.

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