Oblitérés
IcoDgénitalerooot.
par blessure, j par inflammation.
par concrétions ou calculs.
'à la suite d'une uréthrite.
]d*Dne compresrion habituelle.
b. Déviés <d'un ^aumatisme.
[de la variole (?) id^une valvule du col.
2^ Essentiel ou idiopathique.
Il est alors, permanent ou temporaire, absolu ou relatif.
Le diagnostic différentiel de toutes ces variétés est important et nécessaire pour porter un pronostic et instituer le traitement.
\i) Nous omettons à dessein l'oblitération des déférents, les noyaux de la queue de Tépididyme, et, à fortiori, l'atrophie des testicules et la cryptorchidie, énumérés par llobeiiihai dans Tétiologie de i'aspermalisme. Dans tous ces cas, l'éjaoulation peut être absoluoMUit normale, comme rhythme et comme quantité; ce qui est atteint, c'est Tezcrétion, il y a azoospermie.
Une première question se pose : le dysspermatisme est-il essentiel ou symptomatique ?
L*étude des antécédents et Texamen attentif des organes (urèthre en particulier) suffisent souvent pour résoudre la difficulté.
Mais, en l'absence de toute lésion matérielle appréciable, on peut encore se demander s*il ne s'agit pas d'une altération des éjaculateurs. Si le symptôme est douloureux, on devra de suite penser à l'oblitération de ces canaux et pratiquer le toucher rectal. (Voy. Calculs et concrétions.) Mais ce dysspermatisme n*est pas douloureux; peut-être s'agit*il d'une déviation des éjaculat^rs, et le diagnostic étiologique de cet accident n'est pas si difficile qu'il parait tout d'abord ; on l'appuiera sur ce fait que, en l'absence de toute autre cause de non-émission, le sperme ne sort pas de la verge au moment du coït, mais reflue en totalité ou en partie dans la vessie, ce que permettra de ccmstater l'examen des urines rendues immédiatement après un* rapprochement sexuel ou une pollution nocturne, car celle-ci, et ce fait a son importance, ne provoque pas plus d'éjaculation que le coït ; sotivent aussi les malade^ ont la sensation d'un houillonnement dans les parties profondes de l'urèthre ; enfin, on devra toujours tenir compte des antécédents pathologiques spéciaux : blennorrhée, traumatisme, manœuvres de compression, etc.
En l'absence de toutes ces causes et de toutes ces lésions, on pensera au dysspermatisme essentiel, dont le diagnostic peut se faire autrement que par exclusion, en s'appuyant sur les données suivantes :
lo La marche toute spéciale de la maladie, son début, sa variabilité;
2* L'intégrité absolue des organes génîto-urinaires ;
3*" La conservation habituelle de l'éjaculation nocturne ;
4** L'absence de spermatozoïdes dans l'urine;
5® L'efficacité possible du traitement.
L'intervention thérapeutique n'a pas, en effet, sa raison d*être dans tous les cas.
Dans le dysspermatisme symptomatique, il faut enlever la cause, s'il est possible, dilater Turèthre rétréci, exprimer les concrétions spermatiques. Mais trop souvent l'infirmité est incurable.
Il faudrait peut être faire une exception pour la déviation des éjaculateurs qui semble curable, si l'on s'en rapporte aux observations de Lallemand. Il suffit, dit le célèbre auteur du Traité des pertes séminales, de parcourir rapidement avec le porte-caustique les partieé profondes de l'urèthre, et de laisserTintrument-beaucoup plus longtemps sur la portion membraneuse. Il se produit une petite eschare, puis une cicatrice qui, en se rétractant, ramène en avant l'orifice des éjaculateurs. Lallemand a même modifié quelque peu son instrument pour ces cas spéciaux, (t. III, p. 456).
LMnventeur dit que cette opération çst sans danger, et il la compare à la cautérisation de la conjonctive employée contre le renversement des paupières. Ses malades ont parfaitement guéri, mais l'on peut se demander si, dans la plupart des cas, il ne s'agissait pas de petites valvules du col que la cautérisation aurait détruites. Cependant, comme d'autres auteurs disent avoir retiré des avantages
de cette méthode, on pourra l'essayer, en prenant toutes les précautions voulues, et en se rappelant qu'entre des mains moins habiles ou moins convaincues que celles du chirurgien de Montpellier, la cautérisation de l'urèthre a été souvent inefficace et parfois dangereuse (1).
'1) Au congrès de la Société allemande de Chirurgie, de 1881, Rose (de Ber Un) a cité un cas de mort à la suite d'une gangrène de l'urèthre; le même chirurgien a publié récemment, dans les Archives de Langenbeck (1882), un mé-
Les auteurs, qui admettent le spasme comme cause d'aspermatisme essentiel, ont dirigé contre lui la médication employée dans les circonstances analogues : bains, antiphlogistiques, injections de morphine, pilules antispasmodiques (Roubaud). C'est en voyant échouer un traitement ainsi conduit que Hicguetpensaà le changer complètement et à donner à son malade des pilules d'extrait de noix vomique.
On pourrait, dans le même but, donner des granules ou faire des injections sous-cutanées de sulfate de strychnine à la dose de 1 à 5 milligrammes; les injections hypodermiques d'ergotine nous semblent également indiquées.
Mais l'hydrothérapie est plus utile encore que les préparations pharmaceutiques : les douches froides, les bains de siège, les aflfusions et les lavements froids, formeront la base du traitement que Ton pourra compléter encore par Télectricité, un des pôles d'une machine à courants* induits étant appliqué sur les lombes, l'autre sur le périnée, ou mieux le courant passant d'une sonde uréthrale à un pôle introduit dans le rectum.
Enfin, il ne faut pas publier que cette affection est une névrose génitale que l'état moral du patient peut influencer singulièrement, et que, réciproquement, la constatation de son impuissance, le frappant vivement, est une source de découragement; l'aspermatisant se sent déchu de son importance par rapporta la conservation de l'espèce; il baisse à ses propres yeux, et le mal est profond surtout s'il est i/narié. Il y a làun cercle vicieux qu'il est du devoir du médecin de s'efforcer de rompre, en cherchant à donner à son client une certaine confiance, et en lui promettant une guérison probable s'il suit du reste les prescriptions d'hygiène et de thérapeutique qu'on juge utile de lui donner.
moire sur les Dangers des cautérisations de Vurèthre par la méthode de LaUe" mand.