‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 27 sur 88 · CHAPITRE DEUXIÈME 6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME 6l

dans les conflits internationaux; et vouloir le doubler d'un budget d'évolution sociale assez élevé pour faciliter le passage de la société capitaliste d'aujourd'hui à celle de demain, c'est-à-dire à une société collectiviste ou communiste, ou à toute ^utre forme sociale dont le salariat aura disparu, ^W se butter à une impossibilité manifeste. En s obstinant à la surmonter on aboutira à une rouble faillite : faillite de l'armée qui sera impuissante, faillite de l'évolution pacifique qui ne pourra P3.s s'accomplir; et comme conséquences inéluc- ^^.bles, certitude de cataclysme et péril d'invasion. En présence d'une telle situaticii les esprits ^rtiorés hésitent, et comme on engage moins sa responsabilité dans le maintien du statu quo que da^ns des résolutions nouvelles et viriles, ils se décident pour l'inaction ou pour la réaction.

Il n'existe, en effet, qu'une seule voie par l3.<juelle on puisse se soustraire à la fatalité de cette ^^uble faillite : sacrifier l'un des deux budgets à ï 'autre.

Ou bien soyons résolument militaristes; abandonnons toute pensée d'amélioration sociale; ^t>sorbons toutes nos disponibilités dans la fabri- ^^^ion des fusils et des canons.

Ou bien renonçons non moins résolument aux *^sils, aux canons, aux cuirassés, aux sous-marins.

iaux torpilles, aux ballons militaires... et orientons exclusivement les dépenses du côté de la question sociale à résoudre.

Il importe toutefois de . remarquer que cette alternative est purement théorique. Elle ne se pose pas dans les faits. Au point où en est arrivée la mentalité des peuples de l'Europe, la politique d'absolue réaction qu'il faudrait adopter pour tout subordonner aux dépenses militaires ne serait tolérée nulle part. Les empires militaires euxmêmes ont dû y renoncer. L'Allemagne a son budget social qui, même, sous certains rapports, est supérieur au nôtre.

Dans la réalité, l'alternative ne s'établit donc pas entre le budget militaire et le budget social. Elle s'établit entre un budget exclusif de solidarité sociale et le double budget, qui, lui, implique une impossibilité financière absolue, et n'est que le fossé derrière lequel nous attend l'inévitable culbute.

La conclusion irréfutable à tirer de là est qu'il faut supprimer tout budget militaire ou périr. Devant l'absolu de cette conclusion il n'y aurait plus à envisager les dangers que cette suppression peut entraîner; quels qu'ils puissent être ils sont moins à redouter que la mort certaine.

CHAFTTRE m

LA F ATIIE ET LE DESJkSLXEXEST

H haz âooc désarmer laaz Je suite. Oa plucôc il ietnuirû. HxscdsL ne se Sers. pas.

Les armées sont des însminients de délâcose capitaliser bien pics ipLe des îns::nmieiits de défense oatsooalie. Sans àoŒSi, dans Les gœrres de peaple a peupui, ii ascs arrfre de servir aux entreprises de cagtafTgifs désnrrnrr de se décroi:sser entre cox, cz i^acrxrz acsÉ ricrs pocr ceii a:i\ champs de hsKafïïif' <p^ ht Bc^irse. MaEs Lezir prr:^ cipal oG^e;:rzf axssiscs: i niimfr'ir I2, prepccidênmce dn cspàal scr it^nrûL

La sGpp?«ak;c rîcesar eo Fncace da lecnnement répoos^, sfâ issât ss trrosabie i !^ iêK^sae nark*^^*'»- laass k lâésnocaîi&E: axix :*:rêrés: listes, esc là pckt' jerr^r toca ks dontts a cti

^••"^•^t^f^mm

Qu'on lise Tarticle de M. Stéphane Lauzanne dans le Matin du 2 septembre 1907. Il s'y occupe des dangers que le recrutement régional fait courir à la conservation sociale. Mais celui que le recrutement inverse ferait courir à « la patrie » au jour de l'invasion, il ne l'envisage même pas.

Les gouvernements bourgeois ayant pour mission d'assurer la suprématie du capital sur le travail, il est naturel qu'ils se refusent à un désarmement qui les mettrait dans l'impossibilité de remplir leur véritable, leur seul mandat. Il faudrait pour les y contraindre une rigoureuse, une irrésistible poussée du dehors.

Sous notre république démocratique une telle poussée pourrait être obtenue, je le crois, du suffrage universel, si les militants faisaient converger vers ce but tous les efforts de la propagande. C'est même là ce qui fait à mes yeux la grande supériorité de cette forme de gouvernement sur la forme monarchique des peuples qui nous environnent. Dans les monarchies européennes un tel résultat est de tout point impossible.

Nos diplomates réunis à La Haye ne sont très probablement pas des brigands comme les en a accusés l'un des représentants du socialisme anglais au congrès de Stuttgart. J'aime à supposer que ce sont de forts honnêtes gens, animés du sincère

CBASmŒ. ZmW^hMT é\

désir de mettre fin £=x irrrrvs EriseritsdoGales^ Mais siiKères oc lacxr^ ils a oot abocd. en ce qui concerne le désasmenaent, qci a un wen platonique. en sera toujours de même aussi lot^^tempts qu'on attendra cecce grande mesure des Etats constitués actuds. La sitnatîcMi ne compcxte pas d'autre réponse d'un coi^rès.

La question dès lors se précise.

Si le désarmement est seul capable d'empêcher la catastrophe et b ruine finales; et si en même temps il est impossiUe à réaliser par une action combinée et simultanée des puissances, devons-nous nous résigner à la catastrophe et, comme le bœuf à l'abauoir, l'attendre impassibles sans rien tenter pour la prévenir ?

Je pense que non ! Et c'est pour soustraire mon pays et le monde à cette &talité que j'ai émis en 1904 et 1905 l'idée d'un désarmement unilatéral réalisé par la France. La nation française entrerait ainsi dans la voie nouvelle des budgets exclusife d'évolution sociale, même si les autres peuples se refusaient à la suivre dans cette voie.

S'en suit-il que je me désintéresse de l'avenir de la France comme on a eu Tair de le croire en s'ap^puyant sur une phrase sur laquelle j'aurai bientôt à m'expliquer ?

Nullement.

6€ LE DÉSARHEME'

En 1903, dans un article Jeunesse laïque (i) dont le âti' j'écrivais :

Le parti socialiste est intematioi poursuit la suppression des guet

fédération fraterneUe des peuples.

membres consentit à supprimt présence de rivaux qui armeraproclameraient sans ambages lei serait plus de l'iatemationalisni ne sache pas que jusqu'iù le forme d'aucun piarli vivant.

Je ne désavoue pas ce:

C'est dire que devant i:

rais la défense comme l:

Y aurait-il contradici ces principes affirmés t n'ai jamais cessé de pr désarmement unilatéral

A aucun degré.

Aujourd'hui comi velle défaite de !a pire germanique si Aussi, n'est-ce pas à nonce pour la polilît étudié longuement

Page 1