‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 72 sur 88 · CHAPITRE aUATRiÈME l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE aUATRiÈME l6l

occiipation eflFective, Tarmée d'invasion sera obligée de se disséminer sur un espace considérable, de s*éloigner de sa base d'opération, et de perdre aiasî sur chaque point la plus grande partie de sa cohésion, c'est-à-dire de sa force. Oh me concéiera sans doute également que les débris de Tarni6^ française demeureront intacts dans les forteresses, et dans les camps retranchés tels que Paris, Tovilon et autres points de l'intérieur ou du littoral gtt"antis par des murailles ou protégés par la flotte. La situation serait à peu près celle qu'avait ^'^i^mée espagnole en 1 808 lorsque les armées de Napoléon tenaient toute la péninsule et n'avaient P^-vis en Êice d'elles que quelques partis de guérilleros. Quand l'armée anglaise fut établie au sud d^ l'Espagne, et fut devenue un centre de rallie- ^^nt, les forces espagnoles se reconstituèrent, et °*^^iitôt les envahisseurs français vaincus et pour- -ti^ssés étaient re jetés hors du pays qu'ils croyaient ^^oir conquis.

^ous bénéficierions d'un pis aller semblable à i^^rtir du jour où les forces nippones auraient dé- ^^rqué à Toulon, à Brest ou à Rochefort; et il ^^ vraiment impossible de deviner les raisons — ^ris doute bien puissantes, mais inaccessibles à '^on intelligence — sur lesquelles s'appuie M. Judet t>our traiter toutes ces prévisions, certainement

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hypothétiques mais probables^ d'enfantillage et d^v chimère.

Aussi, jusqu'au jour où ne se bornant plus ^ m'accuser d'erreur, on me montrera en quoi cetre erreur consiste, je persisterai à soutenir qu'alliés de l'Angleterre nous serions fondés à espérer h neutralité de l'Italie, l'appui du Japon, peut-être celui de l'Espagne, et que si ces espérances se réalisaient la victoire serait à nous.

Je ne me dissimule pas que, depuis mes derniers articles, le conflit survenu entre les sujets du Mikado et les habitants de la Californie et de la côte ouest du Canada pourrait créer certaines difficultés impossibles à prévoir au moment où j'écrivais mes articles précédents. Je suis cependant convaincu que ces difficultés seraient aplanies par l'Angleterre. Elle n'attendra même pas un conflit pour les régler au Canada qui fait partie de l'Empire. Et quant aux Etats-Uiiis, ils ne s'allieraient pas à l'Allemagne et à la Russie contre leur propre race, car ils possèdent un sentiment de race qui est en soi rétrograde mais qui dans l'espèce nous servirait. Tout ce qui pourrait résulter de ces fâcheuses mésintelligences, c'est que Frère Jonathan demeurât neutre, et ne se mêlât pas à la lutte.

L'entente cordiale avec la Grande-Bretagne ne

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