‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 80 sur 88 · POST'SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST'SCRIPTUM

Le bruit a couru ces jours-ci que r Angleterre avait Vintention d'aller « établir Tordre en Portugal » si la Révolution y éclatait ; — et Von a même ajouté que la France, Y Espagne et V Italie se joindraient à elle, que la République Française recommencerait en Portugal r expédition criminelle de la T(estauration contre la liberté espagnole.

Je me refuse absolument à le croire.

Quelqu' intérêt que puisse avoir le gouvernement anglais au maintien de la monarchie portugaise, je ne vois pas sir Henry Campbell Bannermann donnant un tel épilogue à son cri courageux de « Vive la Douma ! »

l86 LE DÉSARMEMENT

Je vois moins encore Clemenceau attachant son nom à un acte de cette nature.

Toutefois, comme nous vivons dans un milieu où tout est possible, je tiens à déclarer que si une intervention de T Angleterre se produisait contre une T(épublique portugaise, je bifferais d'un trait de plume tout ce que je viens d'écrire sur Valliance anglaise. — L alliance anglaise deviendrait alors une honte comme Yalliance russe, et ma thèse sur le désarmement demeurerait seule.

Mais, je le répète, une telle éventualité me parait à ce point improbable que je publie ce livre quand même, me bornant à le faire précéder de cette déclaration.

Paris, 9 Février 1908.

Alfred Naquet.

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