LIVRE SECOND
2. Il y a quatre espèces de cawes, O sont les causes étabilef par Aristote; clîst sur cette division que repose sa métaphysique, où il recherche quelles sont les premières causes de Tensemble des choses. Dieu est, selon lui, la cause efficiente qui a tiré de la matière toutes les formes que celle-ci contenait en puissance , et c'est lui, le souverain bien et le monarque unique de l'univers, qui est la fin de tous les êtres formés par sa puissance.
4. Enfin, la forme vraie est telle,,. Pour comprendre tout ce passage, il faut bien entendre ce que Bacon et la physique moderne appellent lois générales. Ce ne sont pas des abstractions , ni des principes ou qualités occultes, inventées tout exprès par la scolar stique , «omme on le disait, pour ne pas rendre raison des faits. Les vraies lois générales sont elles-mêmes des faits, mais des faits simples, éiémentabres, qui peuvent se présenter de mille manières
diverses, en prenant des déterminations et en subissant des conditions partiçiMiëres. Le mouvement, par exemple, est en lui-même un /ait élémentaire et simple, dont la nature nous offre d'al)ord certains genres , et ensuite une foule d'espèces diverses qui se rattachenUj^tes à ces genres dont elles découlent, et qui sont en quelque sorte les limitations. Ce sont ces faits élémentaires et ces genres principaux que Bacon nomme fonds communs d'essences , apparte- Mint à plusieurs natures ou propriétés, et dont les formes les moins *^levées, recherchées par la sciences , doivent être des limitations. Newton dit datns son Optique (quest. xxxi) : « Ces sortes de qualités occultes arrêtent les progrès de la piiysiqtie , et c'est pour cela que les philosophes modernes les ont rejetées. Dire que chaque espèce de choses est douée d'une qualité occulte particulière , par laquelle elle agit et produit des effets sensibles, c'est ne rien dire du tout. Mais déduire des phénomènes de la nature deux ou trois principes généraux de mouvement ; ensuite, faire voir comment les propriétés de tous les corps et les phénomènes découlent de ces principes constatés V ce serait faire de grands pas dans la science, quoique les caftisesde ces principes demeurassent cachées. » (Édition de Beauzée.)
11. Ici BacQn énumère. Nous rappelons que nous avons exposé sommairement les exemples, et résumé les tables qui sont répandues en grand nombre dans le second livre du Novum Organum. Tout ce qui est imprimé m petit caractère n'est plus la reproduction du texte, mais l'indication des expériences que cit^ Bacon, et qu'il développe longuement d'ordinaire.
21. Nous parlerons d'abord des faits privilégiés. Des neuf sujets indiqués ici , Bacon n'en a traité qu'un seul. Tout le reste du second livre est consacré aux faits privilégiés, et l'ouvrage n'a pas été poussé plus loin. Les autres écrits de l'auteur , et même plusieurs passages du Novum Organum, peuvent nous faire entendre quelles étaient les vues de Bacon sur les divers sujets qu'il na pas pu traiter expressément. On peut consulter à cet égard une excellente note de IL Boulllet, dans l'édition qui nous a sei;»i de guide.