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LESCARTES ET LA MUSIQUE SRE 23
totale, ainsi divisée en 192 parties égales. Entre l’ut et le ré, on peut former le ton majeur ou le ton mineur, selon les cas: comme dans le Compendium, Descartes en laisse la faculté, inscrivant, pour le ré, deux quantités différentes, 162 et 160 !. Pour le mi, on prendra 144 divisions, pour le /a,135.Le manche de l’instrument ayant été marqué d’après ces prescriptions, on n’aura plus qu’à « accorder les cordes alternativement à la quinte et à la quarte, comme on fait ordinairement... Toute musique pourra se jouer sur cet instrument, pourvu qu’il n°y ait point de dièzes irréguliers aux cordes non distinées aux muances ?. » En ce passage encore, Descartes se montre fidèle à l'ancienne solmisation, et il semble ne considérer qu’une musique où figurent seulement les notes prises dans les modes anciens, strictement observés.
1. Selon que le ré est considéré comme quinte du sol, ou comme
quarte du La, on prend l’une ou l’autre des quantités données : dans le l ; ji q
< 160 2 NAN CASE) premier cas, 160 Go); dans le second, 162 Gs = ©). Mersenne
observe qu’il n’y a « aucune nécessité de faire l’un plutôt que l’autre (du ton majeur ou mineur), que celle qui vient des consonnances : d’où il s'ensuit que les consonnances ne sont pas pour les degrés, mais que les degrés sont pour arriver aux consonnances » Harmonie universelle, iv. II. (Des genres, p. 153.)
2. Œuvres inédites de Descartes, éditées par Foucher de Careil, (1859), p. 25. : 7