Terminée en
7. Vitry-le-François, — Charleville (cf Mém. de Marolles). Voir aussi le Discours de la Méthode.
8. Théâtre des plans et jardinages (1652), p. 202. En 1595, il planta le Jardin de St-Germain. Il planta aussi Monceaux, le € petit jardin sur l’étang du château de Fontainebleau », etc. s
9. Le Théâtre d'Agriculture et Mesnage des champs d'Olivier de Serres, éd. de 1805, p. 298.
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DESCARTES ET LA MUSIQUE ù 27
comme nous l'avons dit au sujet du visage humain : la vue se délecte donc de contempler des colonnes, des arbres, ou des parties du visage disposées de telle manière, puisqu'elle y distingue immédiatement de l'égalité et de la symétrie. Car la délectation est dans la connaissance, et la tristesse vient de ne point connaître. Or, les choses obscures et imparfaites ne sont point connues, parce qu'elles sont indéfinies, confuses et indéterminées... elles ne peuvent plaire, ni être belles : lebeau est donc ce qui est proportionné (commensuratum), et nous avons coutume de nous en délecter!.» Dans son commentaire du Timée, Marsile Ficin fait une remarque analogue : Oblectatio plena provenit ex una forma quæ congrue conficiatur ex multis ?,
Il est manifeste que Descartes est nourri de ces doctrines. Cependant, nous devons observer que, lorsqu'il donne les principes du plaisir, il ne prétend point que l'expérience les confirmera toujours. Il les propose comme étant fondés en raison, mais il est loin de se figurer que tous les hommes aient l'âme assez bien faite pour apprécier exactement ce qu'ils ressentent. Nous savons, en effet, par sa correspondance, qu'il distingue entre la perfection et l'agrément de la musique. Il écrit à Mersenne que les calculs ne servent que « pour montrer quelles consonnances sont les plus simples ou, si vous voulez, les plus douces et parfaites, mais non pas pour cela les plus agréables... Pour déterminer ce qui est agréable, il faut supposer la capacité de l’auditeur, laquelle change comme le goust, selon les personnes # ». Dans une autre lettre à Mersenne, il revient sur cette distinction : « Je vous avois déjà escrit que c’est autre chose de dire qu'une consonnance est plus douce qu’une autre, et autre chose de dire qu'elle est plus agréable. Car tout le monde sçait que le miel est plus doux que les olives, et toutefois force gens aimeront mieux manger des olives que du miel... Vous m'empeschez autant de me demander de combien une consonnance est plus agréable qu'une autre, que si vous me demandiez de combien les fruits me sont plus agréables à manger
1. Hieronymi Cardani Mediolanensis Medici De Subtilitate Libri XXI, (Bâle 1554) liv. XIII, p. 385. Voir les objections de Scaliger (Exotericarum Exercitationum Liber quintus decimus. De subtilitate, ad Hieronymum Cardanum (Paris 1557), f° 377 verso et seq.
2. Tomus secundus Marsilii Ficini…. Operum (Bâle, 1576). (In Ti-
mæum Commentarium, 1456).