Synopsis musica, p
motifs des autres voix, ou plutôt émet en sens inverse, soient remarqués, il est nécessaire de les former, pour ainsi dire, comme en reflet des dessins tracés par ces parties différentes. Ok, selon Descartes, ténor et soprano doivent chanter surtout par degrés conjoints : le confratenor devra donc décrire aussi des lignes sonores composées de degrés, dont le déploiement donnera des figures à peu près symétriques des figures du ténor et du soprano. S'il s'était contenté de prescrire la variété dans la direction des motifs, au lieu de réclamer la variété dans la nature même des Eee Descartes aurait semblé simplement traduire, dans son vocabulaire particulier, le précepte de Zarlino, qui veut que l’alto soit orné de.« passages élégants ». En voulant trop rigoureusement ordonner ses raisons, dont, nous l'avons vu, plusieurs ne valent rien, il en arrive à proposer des règles étranges, que nul musicien ne saurait observer. Si éloigné qu'il soit de la musique vivante, il termine cependant son article sur l’alto par une allusion aux coutumes des compositeurs. Practici ita aliquando componunt suas cantilenas, ut infra tenorem descendat, sed hoc parvi est momenti) nec unquam, nisi in imilalione, consequentia, etisimilibus contrapunctis artificiosis videtur ullam novitatem afferre !. Descartes se souvient, sans doute, ici, que Zarlino a dit que le chorde grawi dell alto convengono con l’acute del Tenore ?. Il remarque d’ailleurs avec justesse que ces croisements n'ont qu'une médiocre importance. Mais on regrette qu'il n'ait pas expliqué pourquoi, dans le contrepoint en style d'imitation, ces « enjambements » sont une cause de variété. Peut-être veut-il dire que, répétés par des voix de timbre différent, des motifs tout semblables de structure et de situation, nous apparaissent avec cette charmante diversité que nous goûtons, en regardant des fleurs de formes pareilles, dont les nuances contrastent doucement.
Dans l'examen du soprano, Descartes, qui vient, au sujet de l’alto, de nous parler de la pratique, disserte comme s'il n'avait Jamais entendu de musique. Il commence par déclarer que le superius, la voix la plus aiguë, s’oppose à la basse, adeo ut sæpe üs motibus sibi invicem occurrant. Puis il ajoute que cette voix contra doit surtout procéder par degrés, qui, cum acutissima sit,