‹ Descartes Et La MusiqueChapitre 67 sur 101 · Istitutioni harmoniche, I, chap. xxxxir · texte numérisé non relu

Istitutioni harmoniche, I, chap. xxxxir

2. Dans le Compendium, p. 32, cet exemple est noté sur deux portées, et la seconde partie est en clef de fa, une octave plus bas que dans la transcription que j'en donne ici.

initio notæ C, quod ideo fertur, quia manet adhuc in auribus recordatio notæ À cum quà consonabat, et ita se habet tantum

B ad C instar vocis relativæ, in quàâ dissonantiæ perferuntur,

immo eliam harum varietas efficit ut consonantiæ, inter quas sunt sitæ, melius audiantur, alque etiam attentionem excitant. Il faut avouer que les arguments de Descartes en faveur de la dissonance par syncope sont, jusqu'ici, extrêmement confus. Mais, après avoir tenté d’écarter, ou du moins d'atténuer, par des explications inintelligibles, la notion même de la dissonance formée par deux sons simultanés, il en vient tout-à-coup à des observations excellentes, où l'on voit qu'il accepte entièrement, dans la syncope, l'idée d’une dissonance produite par deux sons discordants proférés et perçus en même temps. Car il écrit : Quum enim auditur dissonantia B C, augetur expectalio, et Judicium de suavitate symphoniæ quodammodo suspenditur, donec ad notam D sit perventum, in quâ magis auditui satisfit, et adhuc perfectius in notà E, cum quä, postquam finis not& D “attentionem sustinuit, nota F, illico superveniens, optime consonat, est enim octava. Cette conclusion rachète les étranges allégations du début et Descartes, en somme, finit cet exposé, dont le commencement n’ajoute rien à Zarlino qu’une glose erronée, par des remarques où il dépasse de beaucoup, en pénétration, le maître italien. Tandis que l’auteur du Compendium met tout

l'intérêt de la syncope dans ce fait que l'esprit reste perplexe,

subjugué et troublé par la promesse indécise de la dissonance, le

clerc de Venise ne pense qu’à l’agréable effet de contraste que va

produire la consonnance succédant au discord. Et se pure il senso è da qualche parte offeso, à dopoi ragquagliato per tal maniera dalla Consonanza che succede senz’ alcun mezo, che non solamente tal Dissonanza non li dispiace ; ma grandemente in ler si compiasce ; perche con maggior dolcezza el maggior soavità fà udire tal consonanza. Et questo forse aviene, perche ogni contrario maggqiormente si scopre et si fà al sentimento più noto per la comparatione del suo opposto !. La dernière partie de l'explication de Descartes est bien plus profonde : mais il est regrettable qu'elle soit précédée, comme nous l'avons vu, d’assertions fausses et incompréhensibles. ‘ |

Cette propriété des syncopes qui avivent le désir de la conson-

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