e MécL, I, 253. — Cf. 3e Méd., I
différents, se conviennent tous cependant en ceci qu'ils « ne peuvent être sans pensée, ou perception ou conscience et connaissance \ » Tous ces actes intellectuels ont entre eux une affinité évidente. Ils ont « une raison commune en laquelle ils conviennent. » La pensée, voilà un de ces attributs essentiels qui caractérisent une substance. L'âme est la substance pensante ^ Outre les faits ci-dessus énumérés, il en est d'autres, comme la grandeur, la figure, le mouvement, les couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, les changements des états corporels, qui, bien que différents les uns des autres, se conviennent cependant par une raison commune, « l'extension locale, sans laquelle ils ne peuvent être conçus ^ » L'étendue, voilà un nouvel attribut essentiel ; les corps étendus, voilà d'autres substances. La revue qui précède a épuisé toute la réalité créée. En dehors des actes conscients et de« phénomènes étendus, il n'est rien, sinon Dieu. Substances pensantes et substances étendues sont-elles substances distinctes?
La pensée et l'étendue sont d'abord choses distinctes '. La série des actes intellectuels ne présuppose en rien l'étendue. J'ai conscience d'entendre, de vouloir