Lett., VIII, 98; VIII
2. Ed. de iO;J7, Amst., pub. par Schooten à la sui'e de sa traduction latine de la Géométrie de Descartes.
objet un corps d'analyse, il fait gloire à Descartes d'avoir le premier constitué sur des principes généraux « cet art d'inventer ce qu'on veut sur toute sorte de grandeurs ^ »
Le but de Descartes est évident. Comment l'a-t-il atteint ? Par une double voie, en réformant l'algèbre et en l'unissant à la géométrie. On a déjà vu ce qu'il trouvait à reprendre dans l'algèbre des modernes. Par l'abus des chiffres et des figures inexplicables, on en avait fait, à son sens, « un art confus qui embarrasse l'esprit, au lieu d'une science qui le cultive ^ » Descartes s'appliqua à lui donner « cette clarté et cette facilité suprême que nous supposons devoir se trouver dans les vraies mathématiques ^ » Il y parvint grâce à une notation nouvelle des grandeurs : « Tout ce qu'il faudra regarder comme l'unité pour la solution de la question, nous le désignerons par un signe unique que l'on peut représenter ad Libitum; mais, pour plus de facilité, nous nous servirons de lettres minuscules, a, b^ c, etc., pour exprimer les grandeurs déjà connues, et de majuscules, A, B, G, etc., pour exprimer les grandeurs inconnues, et souvent nous placerons les chiffres 1, 2, 3, 4, etc., soit en tête de ces signes, pour indiquer le nombre des grandeurs, soit à la suite, pour exprimer le nombre des