Méd., I
possible y est seule attachée. N'en est-il pas quelque autre dont l'essence implique l'existence d'une façon nécessaire? Il en est une, l'idée de Dieu, que je ne puis assimiler aux autres. Par Dieu, j'entends, dit Descartes, Têtre « souverain, éternel, infini, immuable, tout con- « naissant, tout-puissant, et créateur universel de toutes «les choses qui sont hors de lui *....., une substance « infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute conte naissante, toute-puissante et par laquelle moi-même « et toutes les autres choses qui sont, s'il est vrai qu'il « y en ait qui existent, ont été créées et produites '. » Je le conçois comme « actuellement infini, en un si haut « degré qu'il ne se peut rien ajouter à la souveraine « perfection qu'il possède % » en un mot connue un être absolument parfait, complet et indépendant \
Or puis-je feindre qu'une telle idée, la plus claire de toutes celles que je conçois % ne me représente rien de réel? Loin de là. Ma pensée « juge facilement, par ce « qu'elle aperçoit en cette idée, que Dieu, qui est cet <( être tout parfait, est ou existe. Car, encore qu'elle ait « des idées distinctes de plusieurs autres choses, elle « n'y remarque rien qui l'assuré de l'existence de leur « objet, au heu qu'elle aperçoit en celle-ci non pas seule- « ment, comme dans les autres, une existence possible,