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sines, mais c'est un noyau dans ce plénum éthéré universel qui nous transmet le plus grand nombre de nos impressions^. »
N'est-ce pas là un retour aux idées de Descartes? Depuis la découverte des rayons X et celle du radium, il ne parait plus du tout certain qu'une exacte démarcation sépare le pondérable et l'impondérable. Il pourrait y avoir chute de l'un à l'autre par la radioactivité ; peut-être aussi retour de l'impondérable au pondérable, s'il est vrai que Ramsay ait vu apparaître rhélium dans un tube de Crookes.
A plus forte raison ne croit-on plus les atomes immutables et insécables. On a vu l'émanation du radium se changer en hélium, et, dit-on, en lithium. Et dans la dernière enveloppe du soleil, plus légère que celle de l'hydrogène, M. Deslandres voit un composant du calcium, celui-ci ayant été rompu et désintégré.
Que d'idées nouvelles depuis vingt ans! Aujourd'hui deux idées semblent cependant inattaquées. La première est celle de la conservation de l'énergie : la même qu'exprime Descartes quand il dit : L'univers est plein. Rien n'apparaît sans être précédé, rien ne disparait sans être remplacé, l'univers étant plein; et cela équivaut à dire : rien ne se perd, rien ne se crée.
Une deuxième opinion parait inattaquée. Nous avons trois conceptions de la matière : éther qui remplit l'espace, matière à l'état moléculaire, perceptible pour nos