‹ Descartes [microform]Chapitre 8 sur 94 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

DU BELATIVISBtE.

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DU RELATIVISME

une série d'hallucinations, fausses ou vraies suivant le mot de Taine : ce n'est pas, au moins, ce n'est pas seulement un éblouissement, un enchantement des sens. C'est un système, une grande machine, dans laquelle les mêmes causes produisent les mêmes effets suivant la loi de notre intelligence. La nature n'est pas seulement le bleu du ciel, le vert des prés, l'or des moissons, le concert des vents et des eaux, tout ce que la scolastique enfin eut appelé « natura materialiter spectata ». C'est l'élasticité des gaz, l'action de la chaleur, la gravitation, toutes choses qui se conforment exactement à notre loi mathématique : « natura formaliter spectata ».

Maintenant comment se fait-il que l'esprit impose sa loi à l'Univers ?

Pourquoi la nature va-t-elle obéir à nos raisonnements? Pourquoi toute notre mathématique abstraite vat-elle trouver dans la matière considérée à l'état d'astres ou d'atomes, une rigoureuse application? S'il est vrai que « 0 0£oç ^eiù\LZ':pei », Suivant la maxime antique, pourquoi a-t-il compté et mesuré comme nous le faisons, suivant les formes et les règles que nous trouvons en nous-mêmes à priori ?

Descartes se contente d'affirmer que nous avons en nous des semences de vérité. Leibnitz avait proposé

à l'expérience sensible, Kant aperçoit tout un moade à l expérience ;u<.ements analytiques ou

Ter "Set U dignité et quelle puissance ne va pas atteindre l'esprit de l'homme !

Juorma pensée s'exerce et se développe à priori, sans e périence ! Elle acquiert ainsi à elle seule des noions et promulgue des lois. Sa connaissance est en I Lme à priori : car elle porte des jugements Tu d'un caractL synthétique. ^^ U se trouve .ue : notions s'imposent à la Nature'. La Nature o^eiU des lois qui sont les lois mômes de ma pensée. Elle es créée par ma pensée. Ma pensée fait éclore les choses, à son mage Elle est donc elle-même, et par excellence, leTéamé, et Kant, avec plus d'assurance encore que oLcartes, va pouvoir affirmer ^^^^^^^^^ Mais non. Le Relativisme va rumer nos illusions, les grandeurs que Kant avait semblé nous promettre vont s Wer souvenons-nous que nous ne regnon Je sur des phénomènes, ouapparences préparées pour Se usage particuUer. Nous imposons notre mesure lux cho se ; tout simplement parce que nous ne pouvons lai e d'elles que'ce qui est à notre mesure : tout ce quila dépasse est relégué dans un domame interdit pour nous. 3

DESC\RTES.

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3^ DESCARÏES.

Kant nous donne cet enseignement avec une franchise résolue». Connaître implique deux éléments : le concept, ou catégorie, par lequel un objet en général est pensé ; la perception par laquelle il est donne.

Les catégories sont des concepts qui, à prion prescrivent des lois aux phénomènes, c'est-à-dire à la Nature, somme de tous les phénomènes... Comment, dira ouelqu-un, me prouverez-vous que la Nature doit s adapter à elles? Comment les catégories vont-elles déterminer, à priori, l'ordre complexe des phénomènes de la Nature? Et n'irons-nous pas plutôt demander à la Nature de quelle manière l'ordre des phénomènes

est déterminé?

Voici la réponse. Il n'est pas plus étonnant que les lois des phénomènes soient obligées de s'adapter à notre intelligence et à ses formes à priori, qu'il n'est étonnant que les phénomènes eux-mêmes s'adaptent aux formes de notre perception sensible. Point de phénomènes du tout, sans un sujet pourvu de sens; point de loi régissant ces phénomènes, sans un sujet pourvu dinteUigence.

Pour apprendre les lois spéciales de la Nature, nous devons recourir à l'expérience; il nen est pas moins certain que seules les lois à priori imposées par l'intelligence nous enseignent ce qui est nécessaire à toute expérience, et ce qui peut être connu comme objet

d'expérience.

L'homme allait se prendre pour un esprit créateur,

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