‹ Description abrégée de la cathédrale d'AmiensChapitre 31 sur 58 · NEE CENTRALE · texte numérisé non relu

NEE CENTRALE

Coupel. par le sculpteur Jean-Baptiste-Micliel Dupuis, sur les dessins de l'architecte Pierre- Joseph Christophle. Elle est toute en bois peint en blanc et or. La cuve, où sont peintes les armes de Mgr de la Motte, est supportée par les statues colossales des trois A*ertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité. Un Saint-Es]u-it en forme de colombe au milieu d'une gloiie, d'où semble s'élancer un ange montrant le ciel, forme l’abat-voix.

Vis-à-vis de la chaire, contre le pilier 14 n, est un crucifix jiar les frères Duthoit (1844).

8ous l’arcature du soubassement, à droite en entrant par la porte E, on a placé, en 1840, une intéressante tombe de pierre de la fin du xiii® siècle ou du commencement du xiv®, représentant un x^rètre en chasuble, mais que l’on n’a encore i)u identifier. Elle ijrovient de l’ancien cimetière des Macchabées, et elle a été un i^eu restaurée lorsqu’elle fut mise en cet endroit.

De l’autre côté de la même imrte s’élève le mausolée de Pierre Sabatier, évêque d’Amiens, décédé le 20 jamner 1733. Il fut sculpté en 1748 jjar Jean-Baptiste-Michel Duiniis, et restauré en 1897 x>ar M. Mollien, après avoir subi d’assez notables dégradations. Tl est tout en pierre blanche et rejirésente un sarcoiihage d’où sort la figure du jirélat de grandeur naturelle, accompa-

CATHÉDHALE d’aMIENS

gné d’un enfant pleurant (1). Au-dessus s’élève une pyramide devant laquelle passe l’ange de la Eésurrection sonnant de la trompette. Primitivement, la partie architecturale de ce monument était peinte en imitation de marbre. Sans être un morceau de premier ordre, et malgré quelques défauts, il n’est généralement pas assez remarqué : l’exécution est bonne et les expressions bien rendues. C’est une des meilleures œuvres de Dupuis.

Tombeau du Cardinal Héraard. Les vertus cardinales.

Au pilier 15 a est adossé le tombeau en pierre et marbre blanc de Charles Hémard de Denon- ViLLE, cardinal, évêque d’Amiens et de Mâcon,

(1) Cet enfant, qui avait été brisé à la Révolution, tut refait en 1897.

ACCESSOIllES

XEK CENTRALE

mort le 23 août 1540. Il est Tceuvre de Mathieu Laignel, sculpteur à Amiens, et il porte la date de 1543. Il fut réparé en 1890 et 1897, dans sa partie architecturale seulement, par M. J. Lotiquet, sculpteur à Amiens. Le monument est tout entier dans le style de la Renaissance. Dans le soubassement, est \me arcature de marbre blanc, où sont sculptées en bas-rehef les quatre vertus cardinales : la Justice tenant une épée et une balance, la Tempérayiee un frein dans une main, et, dans l’autre, une horloge, la Prudence tenant un compas et un miroir, et la Force portant une tour d’où elle fait sortir violemment un monstre. Plus haut, sous un entablement porté par deux i)ilastres,^est la statue en priant du cardinal défunt accompagné de ses armes tenues par deux anges et d’un chef de saint Jean-Baptiste. Elle est en marbre blanc, de grandeur naturelle. Trois statuettes un peu mutilées, qui doivent être les trois vertus théologales : la Foi tenant un calice, V Espérance et la Charité (1), couronnent le tout.

La statue du cardinal est assez ordinaire, d’une exécution même un peu lourde : les bas-reliefs des vertus cardinales sont beaucoup meilleurs. Ceuxci sont presque identiquement reproduits dans le tombeau de François de Lannoy à l’église de Folleville (Somme).

Sur un carreau faisant partie du dallage de la travée 16-18 a b, est l’épitaphe qu’après la reprise

(1) Elles ont perdu leurs attributs.

CATHÉOKAI.E D AMIENS

d’Amiens sur les Espagnols, le 25 septembre 1597, Henri IV aurait fait placer sur la tombe d’HER- NAND ÏELLO DI PORTO Carrero, le colouel espagnol, qui avait surpris Amiens le 11 mars précédent, et qui, le 4 septembre, avait été tué pendant le siège de cette ville par le roi de France. Les deux lettres à droite et à gauche de la croix seraient les initiales du défunt Hernand Tello ; quant au W, il signifierait que celni-ci aurait été capitaine des gardes Wallonnes. Telle est Icxplication donnée par la plupart des auteurs : nous ne la reproduisons que pour ce qu’elle vaut.

Contre le pilier 16 h s’élève un monument de sculpture en pierre blanche, qui est le présent de fr. Claude Pierre, religieux profès, chanoine de Saint-Acheul, maître du Puy en 1650. On l’attribue généralement à ISiicolas Blasset. C’est un groupe en ronde bosse, de grandeur naturelle, représentant le donateur agenouillé, présenté par saint Claude, son patron, à la Vierge Marie, qui lui donne à baiser le pied de l’Enfant Jésus.

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