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proviennent notamment le tableau du retable représentant l’Assomption et deux grandes statues *en jîierre de saint Etienne et de saint Augustin. Ces deux personnages sont représentés à demi-couchés.
Sur le gradin de l’autel, on a placé en 1889 une jolie statue en marbre blanc de la Vierge Marie, que son style fait généralement attribuer à ISlicolas Blasset, bien qu’elle n’ait été offerte qu’en 1678, dix-neuf ans après la mort du sculpteur, par Michel Martin, alors maître du Puy.
Contre la paroi 10 è c, est une grande toile du peintre marseillais Jean-Jacques Eorty (1788), représentant la mort de saint François Xavier, provenant, comme celle qui se trouve dans la chapelle IX, de l’ancienne église Saint-Fh’minen-Castillon, où elle lui faisait pendant (1).
Chapelle VIII. — Elle a été élevée par les marchands de waides en l’honneur de Saint-Nicolas (2). Jean-François du Fresne d 'Haute ville, prévôt du chapitre, qui la fit décorer à neuf de 1761 à 1765, se servit, pour faire le retable de l’autel, du monument exécuté par Xicolas Blasset pour François du Fresne, maître du Puy en 1637. Ce monument était placé contre le pilier 7 a. Il représente l’Assomption, dont les personnages,
(1) Voy. ci-dessous, p. 202.
(2) Voy. ci-dessus, p. 84.
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la Vierge, les Anges et le Père Eternel, en marbre blanc, se détachent siu’ un fond de marbre noir. Ce groupe est aussi une des meilleures œuvres deBlasset. La Vierge, peut-être un peu mondaine, est bien dans le mouvement ascensionnel, sans sortir du calme et du respect de la ligne qui conviennent à la sculpture. IS’ous sommes encore loin des postures échevelées et souvent inconvenantes que les artistes se croiront bientôt obligés de donner à Marie montant au Ciel. Ce monument fait parfois désigner la chapelle sous le nom de l’Assomption.
Chapelle VI. — EUe a toujours été appelée chapelle de V Annonciation. Sa décoration actuelle fut exécutée en 1765 aux frais du chanoine Joseph Horard. Pour faire le retable, a utihsé le monument offert par Antoine Pièce, maître du Puy en 1655, placé contre le pilier 9 a. C’est un des ouvrages les plus remarquables de Hicolas Blasset. Son sujet convenait parfaitement au vocable de la chapelle : l’Annonciation y est en effet figurée en marbre blanc, se détachant en camaïeu sur un fond de marbre de Eance d’une façon très originale. On y observera une grande recherche du mouvement, et, dans les draperies, une souplesse un peu tourmentée, qui sortent un peu de la manière habituelle de Blasset, et qui sentent plus le xyni® siècle que le xyn®.
Sur l’autel on a placé, en 1879, un reliquaire contenant une statuette miraculeuse en bois de
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chêne de îiotre-Dame de Foy, qui provient de l'ancienne église des Augustins d’Amiens, et qui est l’objet d’une assez grande vénération. Depuis cette époque, le nom de Notre-Dame de Foy, semble se substituer de plus en plus à l’ancien vocable de l’Annonciation.
Chapelle IV. — 8on vocable a toujours été et il est encore Saint- Christophe. Elle fut décorée en 1762 et 1763 par le chanoine Cornet de Coupel. La statue en pierre de saint Christophe qui est sur l’autel est de Jean-Baptiste-Michel Dupuis.
Chapelle II. — Cette chapelle, dédiée à /Saint- Lambert, a son sol au-dessus de la voûte du porche qui donne accès à la porte Saint-Christophe (porte F). On y accédait par un petit escalier intérieur, qui fut détruit en 1788. Depuis lors, cette chapelle ne sert plus. On y voit encore cependant deux petites statues en pierre du XIV® siècle posées sur des culs-de-lampe, et un troisième cul-de-lampe veuf de la statue qu’il supportait, mais sur lequel on lit ces mots en
lettres gothiques : . hapelle fist faire... [H] enris
hiaxpingne. On y distingue aussi des vestiges de peintures.
Chapelle I. — EUe fut construite en 1375 par le cardinal Jean de la Grange en l’honneur de Saint- Jean-Baptiste, mais depuis que sa décora-
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tion a été renouvelée en 1769, par le chanoine Cornet de Coupel, on l’appelle généralement chapelle du Sauveur.
Sur l’autel est une statue en pierre du Sauveur, du XVII® siècle, provenant du monument funèbre, aujourd’hui détruit, de Guilain de Bécourt et de Barthélemy Le Sieurre, chanoines (1654). EUe fut placée là en 1769 après avoir été restaurée par le sculpteur Vimeux.
Chapelle III. — Comme la précédente, elle fut élevée en 1375 par le cardinal Jean de la Grange, en l’honneur de Saint-Jean-V Evangéliste. Sa décoration actuelle date de 1767 ; elle est due aux libéralités du chanoine Pierre- Jacques du Gard. Le retable de l’autel est formé du monument de sculpture offert par Jean Quignon, maître du Puy en 1632, lequel était adossé au pilier 5 a. C’est une œuvre de Mcolas Blasset : il se compose d’une niche en marbres noir et blanc, dans laquelle est une statue de la Vierge à l’Enfant en marbre blanc, foulant aux pieds un serpent et la mort figurée par un squelette. Cette statue de la Vierge est vénérée depuis longtemps sous le nom de Notre-Dame de Bon Secours, et c’est sous ce même vocable que la chapelle est actuellement désignée.
Contre la paroi 5 6 c, est une grande toile par Jacques Lescurieux (1846), représentant le baptême d’Attile, fille de Faustinien, par saint Firmin.
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Chapelle V. — Son vocable primitif est ISahtt- Michel. Sa nouvelle décoration fut exécutée en 1769 aux frais du chanoine Nicolas Lucet. Le tableau qui en formait le retable a été remplacé, lors de la Eévolution, par un grand crucifix d’un aspect fort archaïque, quoique restauré au xviii® siècle, provenant de l’ancienne église voisine Saint-Firmin-le-Confesseur, qui fut alors supprimée. Ce crucifix passe pour avoir incliné la tête devant les rebques de saint Honoré, éA’êque d’Amiens, un jom’ que l’on portait ces reliques dans l’église où il se trouvait (1). La très grande vénération, dont il jouissait à Saint-Firmin-le- Confesseur l’a suivi dans la cathédrale. Il est connu, on. ne sait trop pourquoi, sous le nom de Saint- Sauve, et la chapelle qui le renferme n’est plus désignée autrement.
Les guirlandes de fleurs sculptées dans la boiserie sont assez bien fouillées.
Contre la paroi 1 b c est une grande toile d’Henri Delaborde (1849), représentant Jésus ressuscité apparaissant à la Madeleine. Vis-à-vis, Les Disciples d’Emmaüs, tableau sur toile d’après le Titien.
Chapelle VII. — Elle porte toujours son vocable primitif de Saint-Honoré. Elle fut décorée en 1780 par les soins du chanoine Cornet de Coupel,
(1) Voy. ci-dessus, p. 91.
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par le sculpteur Jacques -Firmin Vimeux. La statue en plâtre du saint patron de la chapelle est une des plus médiocres de cet artiste médiocre lui-même.
Contre la paroi 9 b c est une grande toile d’Henri Delaborde (1849), représentant Jésus au Jardin des Oliviers.
Chapelle IX. — Dédiée à Saint-Louis, elle n’est plus guère connue aujourd’hui que sous le nom de Notre-Dame de Paix, celui de la Vierge en marbre blanc qui occupe son retable. Ce retable n’est autre que le monument offert par Antoine Mouret, maître du Puy en 1654, et exécuté par Xicolas Blasset. Il fut retiré du piher 9 a, contre lequel il était placé, pour former le centre de la décoration que le chanoine François -Xavier Joron fit donner à cette chapelle en 1767 et 1768. C’est une niche en marbres noir et de Rance, dans laquelle est une belle Vierge à l’enfant, de marbre blanc. Au-dessous on lit ces mots : nostre dame