‹ Description agréable de la République argentineChapitre 15 sur 65 · I 05704 VO · texte numérisé non relu

I 05704 VO

io5i3i5oo 88445708 9948 14 36 i655i9536 ii3 137475 I 19890580 i 27875961 12^492220 138664725 142700936

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Ce tableau démontre que Télève des moutons argentins a prospéré constamment en qualité et en quantité. Les sécheresses, les inondations, les épizooties, les guerres civiles ont exercé dans le pays une action dépressive sur l'industrie agricole. Les déficits dus à ces causes sont éloquemment accusés dans ce tableau.

La guerre civile, les invasions d'Indiens, les sécheresses et les épizooties de i858 et iSSg diminuèrent la production des

brebis de 8,71 0/0 sur les années antérieures. Le choléra de 1866 à 1867, — quand beaucoup de troupeaux, par suite de la mort de leurs propriétaires et de leurs pasteurs, vaguaient dans les champs desséchés, poudreux, sans fourrages et couverts de sauterelles, — fit perdre au grand troupeau 3,55 0/0. Les pluies, les épizooties et la guerre civile de 1873- 1874 occasionnèrent un déficit de i3,62 0/0. Finalement, les années excessives en pluies, fécondes en Saguaipé (distoma hepatica) et en Lombric (strongulus filaria) nous firent reculer, comme dans la saison pluvieuse de 1873- 1874, dans la même proportion de i3,62 0/0. Les sécheresses, aussi désastreuses qu'elles soient en général, paraissent propices à la brebis...

En comparant le mouvement du troupeau national depuis 1 856- 1866 jusqu'à 1866- 1876, il ressort que ces derniers dix ans ont été d'une merveilleuse prospérité pour les bergers argentins parce que, tout en perfectionnant la qualité de leui^ produits, ces derniers augmentaient de 142,60 0/0 dans cette décade par rapport à la précédente. Une telle prospérité ne se retrouvera plus, pas même dans les progrès vertigineux de TAustralie.

La croyance populaire que les dix dernières années de 1 876 à 1886 ont été un recul pour Télève du mouton est basée sur le fait que de nombreux éleveurs ont perdu une partie de leur cheptel ou le maintiennent à peine sans augmentation. Le phénomène étudié à la clarté de la statistique antérieure, le recul de Télevage reste confirmé pour un 1 00 0/0 par rapport au progrès accusé depuis i856, car l'augmentation de la décade 1876-1886 sur la décade 1866-1876 aété à peine de4i,38 0/0. La transformation défavorable d'une grande partie des prairies de Buenos Aires est la cause de ce phénomène, comme je l'expliquerai dans un autre chapitre.

Le progrès général du grand troupeau s'opère cependant dans les trente ans sans encombre. L'énorme accroissement

reste évident dans les chiffres sur le nombre total des moutons dans chaque décade :

11 n'y a pas dans le monde de pays pastoral qui offre de tels chiffres. Mais le tableau précédent présente le troupeau brut. Faisons le compte de la consommation et des morts naturelles de brebis et voyons quel solde reste par année et par décade au troupeau national.

La statistique de douane donne l'exportation annuelle des peaux, c'est-à-dire le nombre de moutons morts; mais ce chiffre doit être complété par celui des peaux perdues ou employées dans le pays même et que j'ai fixé, après de longues observations et de minutieux calculs, à un total, simplement probable ou approximatif, de 8 0/0 de l'exportation totale.

Alors j'arrive au nouveau tableau qui comprend : I. les années, II. le nombre brut de brebis selon le tableau antérieur, III. le nombre de peaux exportées, IV. le 8 0/0 de peaux perdues ou utilisées dans le pays, V. le total de peaux produites, c'est-à-dire de moutons éliminés du troupeau national (casier II), VI. le chiffre net de moutons, les chiffres du casier V soustraits de ceux des casiers If ; VII et VIII Taugmentatîon et la diminution pour cent annuellement et chaque dix ans.

ANNEES

NOMBRE

TOTAL

de moutons

PEAUX

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