PROPORTION
Le nombre de brebis de ces trois décades est calculé dans le tableau principal qui précède.
Notre lutte est avec l'Australie et nous avons beaucoup à faire encore pour la vaincre en qualité de brebis comme nous la surpassons par le nombre. Voici en effet une grave leçon :
Production Années Troupeau de laine
en kilogrammes
République Argentine. . . i886 ioS.SSo.oqi 142.700.936
Australie i886 85. 3 10. 000 170.000.000
L'Australie a commencé le raffinement en 1792. Les toisons australiennes pèsent, en moyenne, 2 kilos, les argentines i kil. i5o. Les premières n'ont pas autant de finesse que les secondes ni des brebis en général aussi grandes, mais les toisons australiennes sont plus uniformes et cette circonstance donne la clef de la réputation de leurs laines et du plus grand rendement de chaque aninîal. Pour le dire en un mot, les éleveurs australiens ont été plus intelligents que les Argentins dans le travail et sont allés directement vers un objet unique : Vuniformité du type mérinos en général et de la toison eît particulier qui donne pour chaque brebis une plus grande quantité de bonne laine et une meilleure qualité d'ensemble.
Dans la République Argentine nous marchons à l'aveugle encore entre la laine et la viande et entre les diflférents types ovins.
L'exemple de l'Australie, produisant un plus grand ensemble et de meilleure laine avec moins de brebis, doit être médité par les éleveurs argentins, spécialement par la plupart des ignorants d'entre eux dont les troupeaux sont un déplorable musée en général comme en détail.
Oliapltre V
NEGRETE
Sommaire : Méthode de Tauteur. — Classification des Cavagnes mérinos. — Ncgrete et Rambouillet. — Races anglaises. — Cavagna Chajd. — Ses origine, organisation et avenir. — Cavagne « El Oratorio ». — Installations. — Origines du troupeau. — Opinion de M. Gilbert. — Direction. — Ventes et récompenses.
— Cavagne « del Rosario ». — Récompenses obtenues. — Systèmes de soins de garde. — Caractères de la race. — Ventes. — Cavagne a Nuestra Senora de los Angeles ». — Cavagne « El Retiro »>. — Sitiïation. — Origine du troupeau.
— Ventef^ prix et récompenses. — M. Domingo Olivera et ses fils. — Excursions et propagande de M, Eduardo Olivera, — Patriotiques services de ce dernier. — Honneurs reçus. — Origine du croisement des troupeaux de Olivera frères, — Éléments Ncgrete importés. — Cavagne « Los Remedios ».
— Sa liquidation. — Cavagne « Plom?rn. — Ses troupeaux primitifs. — Incorporation de nouveaux éléments. — Béliers employés. — Ventes publiques. — Récompenses.— Cavagne « Bernardino Rivadavia ».— Grandes ventes.— Prix. — Liquidation de 1886. — De nouveau en chemin. — Lettre du directeur. — Cavagne « San Martin ».— Sa base Negrete.— Estancia San Juan.— M. Leonardo Pereyra. — Cavagne « Rincôn del Rosario ». — Ancienneté de son troupeau. — Ses différentes époques. — Importations. — Cavagne a SanMiguel n. — Ses produits. — Ventes et récompenses. — Cavagne « Negrete ». -— Cavagne « Laura ».
— Son importance générale. — Prairies artificielles. — Variété de races cultivées. — Cavagne « El Bosquejo ». — Notables installations. — Son système et accessoires. — Élevage Negrete américain.
Pour ne pas m'écarter d'une méthode indispensable dans la description des Cavagnes argentines, j'ai cru devoir les classer d'après les races prédominantes, car ces dernières révèlent le but spécial de l'éleveur.
En conséquence, j'ai adopté Tordre suivant :
Negrete. — Cavagnes exclusivement dédiées au mérinos de cette variété, qui comprend le type original européen, de taille exiguë et de laine spéciale par sa finesse ; et le type des deux Amériques, qui est parvenu à ajouter aux excellents caractères de la toison une taille supérieure, généralement exigée par les éleveurs pour le croisement des troupeaux ordinaires.
Rambouillet. — Cax^agnes qui cultivent le pur sang mérinos de l'établissement officiel du gouvernement français généralement dénommé entre nous Impérial et ses dérivations françaises.
Parmi ces dernières, la Cavagne de M. Gilbert a eu son temps de grand prestige dans notre élevage et l'on en fait encore des importations sérieuses. Les C^ra^e^.* 7"/rowm Soreau^ Bailleau d'Hilliers^ Bataille et autres ont envoyé aussi leurs produits à Buenos Aires ; ces Cavagnes ont adopté des pères et des mères des différentes bergeries allemandes, destinés à produire des animaux à viande et à laine et qui, malgré leurs origines Negrete ou Rambouillet dit Impérial (national aujourd'hui), ont constitué indéniablement une nouvelle variété, en développant la taille des animaux, sans négliger les nobles caractères de la laine.
Finalement je traiterai des races ovines anglaises de boucherie.
I. — Vestancia du Chajd est située dans la belle région de la province de Buenos Aires qui descend de la chaîne de montagnes du Cap Corrientes et s'incline par degrés vers Test jusqu'à confondre son niveau avec les plages sablonneuses de l'Océan.
Elle occupe dix lieues de bons champs, parfois notables dans \epartido (division administrative et judiciaire analogue au département) du Tuyû à sept lieues de la gare Coronel
Dorrego du chemin de fer du sud de Buenos Aires. C'est un voyage de dix heures par Voie ferrée et de trois heures en voiture en partant de la capitale.
Fondée en iSSy par de riches éleveurs de la province, elle appartient aujourd'hui à M. Manuel J. Aguirre, jeune homme qui, malgré sa haute position sociale et sa fortune, a dédié une attention spéciale au labeur rural qu'un noble esprit de progrès lui fait mettre au service de son pays.
Sur ce vaste théâtre d'exploitation rurale où paissent de nombreux troupeaux de bestiaux et de moutons, M. Aguirre a fondé une Cavagne destinée à la production d'excellents mérinos. Ses intentions ont déjà mérité le succès; il est juste, en le spécifiant, de dire qu'il progresse sûrement. Uestancia du Chajd alimente trente mille brebis métisses et la Cavagne mérinos en est la base.
M. Aguirre 2l pris le Chajà sous sa direction en 1881 y compris un petit troupeau Rambouillet, importé en i858 et dénommé las sajonas (les saxonnes) descendant d'un des lots de brebis de ce type introduits par Don Federico Plowes. Ce petit troupeau a toujours été desservi par des béliers pur sang, mais non constamment de la même variété mérinos. Selon les caractères de la laine, on alternait les béliers Negrete et Rambouillet en obtenant ainsi les reproducteurs servant dans les troupeaux ordinaires.
En 1881, M. Aguirre, convaincu de la bonté du troupeau qu'il recevait, déploya la compétence passionnée qui lui est propre afin de bien déterminer les nouveaux horizons qu'il poursuit aujourd'hui. La Cavagne adopta résolument les variétés mérinos destinées à produire de la laine fine et forma deux groupes, le Negrete et le Rambouillet, avec les matériaux privés et étrangers qu'elle put acquérir. Le groupe Negrete provient de cinquante brebis pures, achetées à l'établissement San Juan de la Colonia (Uruguay) et choisies
avec soin par MM. Aguirre, Narciso Lo^afto, directeur de la Cavagne « Plotner » et le pasteur de celle-ci ; M. Aguirre me dit dans ses instructions: « L'origine de ces animaux, selon (( le certificat en mon pouvoir, provient de i65 brebis Negrete a pures importées dans cet établissement en l'année i865 des « meilleures Cavagne de Negrete pures d'Allemagne. Je « maintiens toujours ce troupeau avec des béliers Negrete <( de la Cavagne du Capitaine Maas^ de Kentzlin, qui, (( d'après une lettre de M. Bohm, est la seule qui conserve le a pur sang Negrete originaire. »
La Cavagne est dirigée par son fondateur qui se propose d'atteindre, selon ses propres paroles, le plus haut degré de noblesse en laine. Elle n'a pas souffert d'épizooties extraordinaires, en dehors des aflFections de gale et de piétin. La première est combattue dans toute Vestancia à Taide du spécifique Linck et la seconde avec une préparation faite par le pasteur sur les bases connues des désinfectants et des cautérisants. Les deux remèdes donnent des résultats satisfaisants.
Les produits de cette Cavagne ne sont pas encore, à pro- • prement parler, dans le commerce. Ses ventes commencent à peine parce que M. Aguirre a employé ses béliers fins dans ses troupeaux ordinaires. Cette Cavagne naissante ira loin. M. Aguirre a, pour parvenir, l'énergie de la jeunesse, les capitaux et la compétence indispensables.
II. — La Cavagne « El Oratorio y>, dans l^partido de Ramallo, forme partie d'un établissement appartenant à M. Manuel Guerrico. Sur une étendue totale de 2.000 cuadras carrées (la cuadra a à peu près 17.000 mètres carrés), la Cavagne en occupe environ soixante, subdivisées en trois enclos de pâture, de i5 cuadras chacun et cinq d'une cuadra. Il y a dix cuadras de luzerne. Les petits enclos d'une cuadra ont un abri naturel, formé par des arbres, où sont des luzernières et servent à des groupes de brebis ayant
mis bas, malades, d'agneaux, et d'antenaises. Cet teinstallation est complétée par trois hangars d'abri de 40 varas (une para équivaut à o'",86) de long sur dix de large.
La Cavagne fut fondée en i865 avec 5 o brebis Negrete importées d'Allemagne et choisies personnellement par M. Eduardo Olivera dans l'établissement de Moidentin (Mecklembourg Schwerin). De l'origine de ce troupeau, dit M. Eduardo Olivera^ par lettre du 20 août 1881 que j'ai sous les yeux, « Moidentin était alors la plus belle et la plus prof( ductive Cavagne Negrete de toute l'Allemagne au point de « mériter Texclamation suivante de M. Gilbert^ de Wideville « (père du propriétaire de cette dernière Cavagne) : Voilà « ce qu'il y a de plus pratique et de plus beau de ce que (( nous avons vu dans tout notre voyage ! »
[M. Gilbert accompagnait M. Olivera dans ses excursions et émettait cette opinion après avoir vu les brebis deKentzlin.)
« Le troupeau de Moidentin avait été fondé en 1840 par « M. Mengel avec des brebis du troupeau de Pleetz qui, (c comme on sait, fut fondé simultanément à Kentzlin avec (( des brebis et des béliers Hochtitz, le berceau de tous les (( Negrete allemands. Plus tard, le troupeau de Pleetz fut c( acheté et introduit à Moidentin et l'on continua le croise- « ment avec des béliers des plus célèbres Cavagnes de « Negrete allemands après Hochtitz, Passow et Kentzlin; « puis on fit ensuite des importations de brebis Hochtitz.
« Telle est l'histoire des brebis de Moidentin que j'achetai (( et amenai avec quelque béliers pour MM. Vicente Silveyra, « Manuel Guerrico, Leonardo Pereyra et pour notre « Cavagne de Remédias.
<( En les achetant, le rendement des brebis était de 5 liv. 3/4 « de laine par tête et celui des béliers de 24 à 26 livres. »
(Documents originaux de M. Guerrico dont il a bien voulu me faire part.)
Le troupeau de iVf. Guerrico compte aujourd'hui i5o bêtes soigneusement pourvues de béliers importés de la Capagne du capitaine Maas de Kent {lin ^ de laquelle plusieurs de nos éleveurs ont la plus haute opinion, comme source de type originaire Negrete, de grande noblesse de laine, bien que sa longueur ne les satisfasse pas tous. Àf. Guerrico a croisé quelques brebis Negrete avec un bélier électoral de Gadegast et en a obtenu d'excellents résultats, comme on a pu voir dans les ventes publiques de 1886.
Cette Cai^agne a obtenu un premier prix à Y Exposition nationale de Cordoba en 1871, une grande médaille d'or pour un bélier Negrete; un second prix ^ médaille d'argent, pour les brebis et les laines du troupeau et à V Exposition internationale de 1886 de Buenos Aires, elle a aussi obtenu le second prix pour des animaux purs Negrete.
Les ventes publiques de cette Cavagne ont déjà atteint un chiffre élevé qui progresse à mesure qu'elle se fait connaître.
III. — La Cavagne « ElRosario » est partie intégrante de Vestancia du même nom dans le département de Las Flores sur la ligne du chemin de fer du Sud. Elle appartient à MM. Francisco Chàs é Hijos et son directeur est AT. Thomas Chds.
L'absence de description complète de cet établissement pourrait paraître étrange dans un livre qui renferme des renseignements étendus sur les Cavagfies notables du pays, parmi lesquelles figure celle du Rosario. Cette lacune tient à ce que les multiples occupations de M. Thomas Chds ne lui ont pas permis de me remettre les données que je lui ai demandées, ainsi qu'il m'en prévient par sa lettre du 27 septembre 1886.
Cependant, je dirai sur l'élevage du Negrete argentin^ ainsi que M. Chds intitule celui de sa Cavagne, ce que nous en fait savoir l'annonce publiée dans les journaux à l'occa-
sion de la vente publique d'un lot unique de vingt-cinq béliers qui eut lieu le 3o septembre des années 1886 et 1887. La race Negrete argentine a remporté les récompenses suivantes :
Exposition internationale de Philadelphie, premier prix.
Exposition rurale argentine en 1876, premier prix.
Exposition rurale argentine en 1878, premier prix.
Exposition universelle de Paris en 1878, grand prix, médaille d'or.
Exposition rurale argentine en 1880, premier prix.
Exposition rurale argentine en 1881, premier prix.
Exposition continentale argentine en 1881, unique grand prix pour laines, médaille d'or.
Exposition rurale internationale en 1886, premier prix et la médaille d'or offerte comme prix spécial au meilleur animal d'espèce ovine qui fut présenté à cette exposition.
L'annonce ajoute : « Pour que ces animaux puissent sup- « porter les intempéries, ils sont soignés dans les champs et (c sous hangars et, quoique pour cela il ait fallu sacrifier leur « bon aspect extérieur et leur faire perdre le suint de leur « laine, on n'a pas hésité à le faire en vue du résultat haute- « ment apprécié comme avantageux par les éleveurs.
« Les conditions caractéristiques de la race Negrete « argentine sont : développement extraordinaire et vigou- « reux, poids exceptionnel de la toison, finesse, abondance (c du suint, longue mèche et élasticité de la laine. »
Cette Cavagne vend annuellement à Buenos Aires chez MM. Bullrich et O^ un grand lot de béliers et obtient des prix élevés qui se maintiennent depuis quelques années au niveau de ceux des meilleurs du marché.
IV. — La Cavagne « Nuestra Seiiora de los Angeles » appartient à l'établissement du même nom que possède
— Si —
le D' Alfredo Lahittc à peu de distance de la capitale dans le département de Canuelas.
Le troupeau pur sang Negrete qu'on y entretient ne s'adresse pas à la vente de béliers aux enchères, mais bien à un sentiment de prévision prenant sa source dans l'intérêt même de la Cavagne et aux fins que poursuit intelligemment sa direction. Le D' Lahitte m'informe en date du 29 septembre 1886 de ce qui suit : « J'ai aussi un troupeau de brebis « Negrete très raffinées avec des béliers que j'ai ;fait venir <( d'Allemagne par la maison Marco del Pont. Je m'efforce <( beaucoup de soigner la finesse de la laine de ce troupeau « pour avoir de quoi croiser avec avantage s'il arrive un jour « que la laine des Rambouillet grossisse. »
V. — La capagne « El Retiro » est adjointe à rétablissement du même nom fondé par M. Narciso Vivot en 1864 dans le département de Chascomus. Il est situé sur la côte du Rio Salado à 35" 46' 20" de latitude sud et à 04' 27" de longitude occidentale du méridien de Buenos Aires. 11 communique facilement avec la ville de Chascomus^ dont il est distant de dix lieues, et avec la capitale de la République au moyen de la ligne ferrée du Sud, dont la gare Villanueva est à une lieue et demie de l'e^tenc/a et celle-ci à une demilieue de la gare Salado.
L'établissement a cinq lieues carrées de champ de premier ordre et élève les races à laine et à viande dont je m'occupe ici. Joint à ses installations et à ses parcs nombreux, cela le met au niveau des meilleurs établissements du pays.
Le troupeau Negrete provient de 800 brebis et béliers correspondants achetés en 1 864 à M. Claudio F. Stegman de rétablissement très notable Poronguitos qui, à cette époque, était une des premières Cavagnes de la province en cette race.
Ces brebis ont toujours été couvertes par des béliers
importés des meilleures Capagttes et spécialement de celle du capitaine Maas de Kent{lin. Le système de soins donnés à ce troupeau est le pâturage au champ et seulement sous hangar ceux des béliers destinés à la vente, mais rien que peu de temps auparavant.
Pour ce seul service Vestancia possède 40 cuadras de luzerne, de 40 à 5o cuadras de maïs et de 10 à 20 d'orge. L'établissement vend ses produits depuis 1878, ayant réservé auparavant ses béliers à l'amélioration de ses troupeaux ordinaires ; et les ventes actuelles donnent un rendement suffisant, soit jusqu'à la somme élevée de iS.ooo piastres de l'ancienne monnaie de 20 centimes ou 619 piastres monnaie nationale.
El Retira s'est présenté uniquement à l'Exposition de 1881 de Buenos Aires et a obtenu le troisième prix pour laine Negrete et le troisième aussi pour les béliers Negrete purs.
VI. — Me voici maintenant en face d'un élevage qui, quoique abandonné par ses promoteurs, marque une époque dans le progrès rural argentin, parce qu'il porte le nom d'une famille d'éleveurs et de propagateurs auxquels la République doit beaucoup pour la réalisation effective de ses progrès ruraux : j'ai nommé l'éleveur Don Domingo Olivera, fondateur de la famille d'éleveurs qui a acquis tant de célébrité sous la raison sociale Olivera frères dans les fameuses Cavagnes « Los Remedios » et « Las Acacias ».
Don Eduardo Olivera^ le chef de cette maison, est un citoyen patriote et instruit, dont la vie, dédiée à Tétude comme au progrès des intérêts agricoles et ruraux de la République Argentine, mérite d'être signalée une fois de plus à la considération publique de la façon la plus distinguée.
M. Olivera^ un des promoteurs de la Société rurale argentine^ a voyagé plusieurs fois à travers le vieux monde, faisant des études spéciales sur l'agriculture en général et
rélevage, fréquentant les universités et les bergeries accompagné de professeurs et d'éleveurs célèbres ; et il a condensé ses précieuses observations dans le bel ouvrage en quatre volumes qui, sous le titre modeste de Viajes Agricolas (Voyages agricoles), est un répertoire complet fort intéressant, unique dans la littérature de ce pays.
Illustrant ses convictions et les faits constatés dans les établissements de la société OU vera frères, il a écrit beaucoup et soutenu des polémiques pleines d'utilité pratique. Ces travaux sont publiés dans Los Anales de la Sociedad rural argentina \ dans la presse quotidienne et dans des brochures dont les éditions sont épuisées. C'est ainsi que, surmenant son intelligence comme publiciste et consacrant ses idées aux résultats de ses Cavagnes, comme homme d'action, M. Eduardo Olivera a pesé avec une efficacité remarquable dans la carrière de perfectionnements que suivent fermement les éleveurs argentins.
En formulant cette opinion que personne ne trouvera déplacée, — je me fais Tavant-coureur de la gratitude de nos éleveurs et de nos agriculteurs, car ils Tont^en partie démontrée par l'organe de la Société rurale argentine en nommant M. Olivera, Président honoraire perpétuel.
Don Domingo Olii^era commence le croisement en i835 avec 278 brebis d'origine directe du troupeau Halsey, dont j'ai retracé l'histoire au commencement de cet ouvrage.
Depuis lors, au moyen d'une sélection scrupuleuse et de l'introduction de béliers du troupeau de types reproducteurs de M. Claudio Stegman père, dont Torigirie était du plus pur sang mérinos de Hoslitz en Autriche, MM. Olivera Frères, continuèrent le raffinement de leurs troupeaux de pâture libre jusqu'en i858. Ils importèrent à cette époque