‹ Description agréable de la République argentineChapitre 18 sur 65 · I. Annales de la Société rurale argentine · texte numérisé non relu

I. Annales de la Société rurale argentine

26 brebis et 6 béliers du célèbre troupeau de Che^eltt^, de la Haute Silésie. En ce temps, M. Heller^ propriétaire de ce troupeau, était par\'enu à une réputation universelle, non seulement pour la vigueur de l'animal^ mais encore pour la beauté de la laine de ses brebis, laquelle était considérée, comme la plus belle du monde, surtout depuis la naissance du célèbre bélier Napoléon^ qui mérita d'être très spécialement recommandé par l'envoyé du gouvernement des États- Unis Heischman^ après le voyage d'inspection en Allemagne qu'il fit sur l'ordre de ce dernier.

Cheieliti provenait de Kuchehta, troupeau appartenant au prince de Lichnowsky^ dont Hilveti avait créé la race la plus perfectionnée de Negrete qu'ait possédée l'Allemagne et de laquelle Settegast n'hésita pas à dire : « que pour la c< production des laines il avait rendu à son pays un service « égal à celui de Bakewell aux Anglais par la création des « races de boucherie. »

En i865, après un minutieux voyage de trois années de M. Eduardo Olivera dans le centre, le sud et le nord de 1 Allemagne, pendant lequel il étudia et classifia une grande partie des troupeaux mérinos alors existants, on rafraîchit le sang de Cheieliti par l'introduction d'animaux Negi^ete de MoidentîHy en Mecklembourg^ dont la toison fournie et abondante, comme la vigueur du corps, firent l'admiration, ainsi que je Tai dit, du célèbre éleveur français Gilbert.

Ainsi se continua l'amélioration des troupeaux sur le type établi que MM. Olivera croyaient le mJeux adapté à nos besoins en cette race, produisant une toison fort abondante — qui arriva jusqu'à 28 et 3o livres sur quelques béliers, — de première qualité et avec un animal vigoureux, plein de force, capable de produire beaucoup de viande, si l'on s'en fût préoccupé alors.

En 1875, le troupeau de types reproducteurs Negt^ete que

possédait la société Olivera Frères dans la fameuse Capagne « Los Remedios » fut vendu à Tencan et, dès lors, cessèrent tous les travaux de cette dernière sur cette variété de mérinos.

VII. — En m'occupant du Rambouillet, je décrirai l'établissement et la Cavagne « Piomer », un modèle dans la province de Buenos Aires.

La Cavagfte^ qui, en fait de Rambouillet, occupe déjà le premier rang, tend, avec une ardeur constante et bien dirigée, à occuper une haute situation dans Télève du Negrete.

Le troupeau de cette sous- race, qui a servi à M. Karciso Loiano à fonder la Cavagne en 1880, provient d'animaux importés, acquis en i838. En m'occupant plus loin de l'élevage du Rambouillet, je donne tous les antécédents de ce troupeau. En remontant jusqu'en 1880, point de départ de la Cavagîie, il résulte que M. Loiano ajouta aux brebis raffinées par ses prédécesseurs une souche de 20 brebis choisies dans Vestancia San Juan. [Colonie de la Bande Orientale) propriété de M. Lahusen^ et qui procédaient d'animaux introduits dans cet établissement directement d'Allemagne, des bergeries de Kent{lin, Mollin, Leutschon et Merlin, d'après certificat correspondant. Ils sont donc de même origine que le troupeau de souche du Chaja.

Actuellement le troupeau Negrete de la Cavagne " Piomer ^> se compose de 140 têtes entre brebis et antenaises et donne une augmentation annuelle de 87 0/0.

Les installations, systèmes de soins et autres éléments de cette répartition de l'établissement sont les mêmes que ceux dont je m'occuperai plus loin et les gravures insérées dans ce chapitre se rapportent à quelques-uns d'entre eux.

M. Loiano me donnesur les reproducteurs qu'il aemployés les renseignements suivants : Quant aux béliers Negrete « dont je me suis serv^i, je puis dire que ceux de MM. Chas et « fils m'ont donné de magnifiques résultats et ce n'est pas

u sans cause que ces béliers jouissent de tant de réputation ; « je croîs que c'est un honneur pour le pays de posséder la « Cavagne « El Rosario » de MM. Francisco Chas et fils. (( J'ai eu d'elle des béliers n* 79-56 et 64.

<( J'ai employé un bélier n** 1 25 de la bergerie de M. le « capitaine Maas^ de Kent {lin; les résultats obtenus ont été i< magnifiques. Cette Cavagne est la seule aujourd'hui en « Allemagne qui conserve le Negrete pur et ses résultats « sont déjà très connus ici.

« J'ai eu deux béliers n°* 40 et 20 de la bergerie de M. Mattheo de Hohen Car{ig (Prusse). Le premier me donna de magnifiques résultats et je vendis le second, car, la première année que je m'en servis, il ne produisit que trois ou quatre agneaux. Je dois dire que s'ils étaient en petit nombre, ils étaient du moins très bons.

« L'année dernière, mon berger Blaeschle m'amena « cinq béliers Negi^ete de la bergerie de M. Maas, portant les n"' 6o-325-38o-22 et i5. Je cédai le 38o à MM. Ocampo Hermanos et j'employai cette année-ci les n** 60 et 325 « qui me donnèrent des agneaux excessivement beaux. Quant « aux numéros 22 et 1 15, je m'en servis pour le troupeau de « libre pâture et les résultats ont été aussi très bons. »

La vente aux enchères des produits de cette Cavagne a été satisfaisante ainsi qu'on le voit dans le tableau suivant dont les prix sont en monnaie nationale :

ANNÉES

PRIX

Page 1