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iarce lumuelle trèe bonne ri fort jogeuee t à quatre pereonnaige : Ce0ta06apotr le <&tntUl)ommc 1 JTtaon, laufcet, la Sanwgftelle. — 3mprhne'à Rouen par 3eJ)<m le yreftt, bemaurant au but lieu (').
Cette farce s'ouvre par une explication entre Lison et Naudet son mari qui dit avoir vu, le soir, le seigneur du village en rapport avec une femme, et il laisse entendre qu'il sait que c'était Lison. Celle-ci lui dit de se taire s'il ne veut être mis en prison. Là dessus le seigneur arrive et commande à Naudet de monter sur son cheval et d'aller le faire promener* Naudet prétexte que la béte est trop farouche. Dans ce cas, lui répondon, mets-la à l'écurie et vas chercher du vin, puis porte une lettre à ma femme au château. Naudet sort, mais il laisse aussitôt aller le cheval à l'aventure, revient sur ses pas, et voit par une fente de la cloison ce qui se passe dans une chambre de derrière où se sont retirés Lison et le seigneur.
La Damoyselle (ou femme du seigneur) voit -revenir le cheval seul, craint qu'il ne soit arrivé malheur à son mari, et exprime ses inquiétudes. En ce moment Naudet arrive au château avec une lettre.
La dame dit qu'elle a des soupçons sur la conduite du seigneur avec Lison. Le mari convient qu'ils sont fondés.
LA DAMOYSELLE
Ha, je scay bien que Monsieur Dayre Estoit couché a costé délie.
(') Quatre feuillets. Caractères gothiques plus petits que ceux des pièces précédentes. Quatre-vingt-trois lignes a la page.
NAUDET
Jens, non estoit ma Damoyselle Il estoit tout fin plat dessus.
LA DAMOYSELLE
Et que luy faisoit-il, Jésus !
Je te pry dy le moy beau sire.
NAUDET
Je nay garde de vous le dire, Monsieur me ravesqueroit bien.
LA DAMOYSELLE
Dict le moy, je nen diray rien,
NAUDET
Ma foy, point ne vous le diray Je gasterois tout le mistere.
Jayme beaucoup mieux vous le faire Trois fois, que vous en dire un mot.
LA DAMOYSELLE
Tu ne scaurois, tu es trop sot.
NAUDET
Je ne scaurois ! hau, quel raison !
Et je le fais bien a Lison Tous les jours six ou sept foys.
LA DAMOYSELLE
Tu as menti, point ne le crois, Tu es trop sot pour telle ouvraige.
NAUDET
Le plus sot y est le plus saige.
Pour veoir mettez moi en besongne, Or dictes que je vous empoigne, Si comment monsieur faict ma femme*
Et je vous jure sur mon ame Que point ne vous escondiray.
LA DAMOYSELLE
Or m'empoigne donc, je voirray Ta vaillance à tes beaulx combats.
NAUDET
Il met ainsi sa robbe bas, Et prent Lison en ceste sorte, Et en l'autre chambre l'emporte Sus la couchette, et ferme l'huis.
Il faut supposer ici que la scène change; car, après le dernier vers que je viens de citer, le dialogue entre Lison et le gentilhomme continue, ce qui prouve que le spectateur est censé revenu vers la ferme de Naudet.
Le seigneur demande à Lison son habit qu'il a ôté, et, comme il ne se retrouve pas, il dit qu'on l'aura sans doute volé, durant l'absence de Naudet, et il prend congé de Lison, pour retourner chez lui, où il rencontre Naudet qui l'accuse de s'ébattre avec sa femme. Là dessus la châtelaine accable le seigneur de reproches, et Naudet découvre enfin au trompeur qu'il est lui-même trompé.
Joué my suis deux ou trois foys, Mais je ny trouve point de choix ; Gest tout ung, sils sont pelle mellc, De Lison ou ma Damoyselle.
Ils sont dung goust, dune façon Celuy ma Damoyselle et Lison ; Mais je veulx ne men chaulx laquelle De Lison ou ma Damoyselle.
Vous aurez le choix, cest raison, De ma Damovselle ou Lison.
Prenez la plus doulce ou plus belle, De Lison ou ma Damoyselle,
Ou toutes deux les cspouson Et faison fcste solennelle De ma Damoyselle et Lison.
LA DAMOYSELLE
Mais que ee fol a de blason !
LE GENTILHOMME
Hon, lion, ma femme, estes vous telle, Du chois nen donnerois un oignon, De Lison ou ma Damoyselle, De ma Damoyselle ou Lison.
Nen parlons plus et nous taison, Cecy est neufve nouvelle :
Tenir me veult à la maison Puis quon vient a ma damoyselle Pendant que je suis a Lison.
NAUDET
Gardez donc vostre seigneurie
Et Naudet sa Naudeterie.
Si tenez Lison ma famelle,
Naudet tiendra ma Damo) selle.
Ne venez plus Naudetiser,
Je niray plus seigneuriser ;
Ghascun a ce qu'il a, se tienne,
Et aflïn qui! vous en souvienne
Groyez moi qui] fault, mon amy,
A trompeur, trompeur et demy ;
Pourtant que plus ne vous advienne (').
FINIS
(') A trompeur tromperye Ivy vient,
nous dit la farce du Mounyer et de la Mounyere, dans le 2 e volume du Recueil de Leroux de Lincy et Francisque Michel. C'est le même sujet, à peu pics, que celui que nous analysons, mais en partie double.
farce nouorllt a trop* perdonnaigee : Ctfttmaootr le 0abin, la femme
et la dljambricre (/).
La femme se plaint à sa chambrière des mauvais traitements que lui fait subir son mari, et lui dit d'aller prévenir un certain Maurice, de se rendre près d'elle. La chambrière rencontre le Badin qui lui demande où elle va, elle répond :
Gest ma maistresse
Qui a mal à son amatrix
Elle menvoye quérir messire Maurice
Pour la guérir.
Le Badin lui propose de jouer un tour à sa maîtresse, dit qu'il se déguisera en prêtre et prendra la place de Maurice. La chambrière entre dans ce complot. Le Badin arrive déguisé, et demande où souffre la femme. Elle lui raconte tout ce qui est arrivé entr' eux précédemment, et en apprenant que son mari est à l'extrémité, elle se déguise en nonnette, et va l'exhorter. Or, c'est encore le Badin qui prend la place du mari, et qui écoute le sermon de la femme.
Cette farce, dont le dialogue est fort embrouillé et l'action peu intelligible, se termine abruptement par ces trois vers :
Adieu, seigneurs, contemplez en effect Qu'il nest finesse que dune femme ; Fin contre fin, autre deçoy,
(') Quatre feuillets. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Cinquantehuit lignes par page.
— Zi —
BM7.
farce nouvelle trce bonne et fort jogeuee bc 3cmnot qui ftet un rot bc 0on cljat, par faulte Vaultre compagnon, en criant : le rog bott t et monta eur 0a maietreeee pour la mener à la ute**e, a trois pereonnatgee : Ceetaeeaooir le iftarg, la femme et 3enmot (•).
Les époux conviennent qu'il leur faut un valet pour les servir. Jeninot, espèce d'imbécille, arrive , et il est loué à raison de trois francs par an. Le mari et la femme lui disent qu'ils vont souper chez un voisin, et qu'il ait à garder la maison. Pendant leur absence et après leur retour, Jeninot fait plusieurs farces, et finit par être battu et chassé.
Cette pièce n'a ni sel ni caractère.
(') Quatre feuillets. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Cinquantesept lignes par page.
farce noubelle be frère (Smillebert, trèô bonne et fort jogeu*e Y à quatre perwnnatgee : Cestaôaaootr frère <6uUlebert t Cljomme trieil, *a femme jeune, la Commère (>\
Frère Guillebert commence :
Foullando in calibistris Intravit per boucham ventris Bidauldus purgando renés.
Noble assistance, retenez Ces mots pleins de dévotion, Cest touchant l'incarnation De lymage de la brayette Qui entre, corps, aureille et teste, Au precieulx ventre des dames.
Si demandez entre vos femmes, Or ça, beau père, quomodo, Le texte dict qiic foullando En foullant et faisant zic zac, Le gallant se trouve au bissac.
Entendez vous bien, mes fillettes, S'on s'encroue sur vos mamelettes, Et quon vous chatouille le bas, Nen sonnez mot, ce sont esbats, Et nen dictes rien a vos mères.
De quoy serviroient vos aumoyres, Si ne vouliez bouter dedens, Si vous couchez toujours a dens,
(') Quatre feuillets. Petits caractères gothiques de soixante-dix lignes à la }>ngc. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur.
Jamais ïiaurez les culz meurtris
Foullando in calibistris.
Gentils gallans de rond bonnet
Aymant le sexe féminin,
Gardez si latellier est net,
Devant que larder le connin ;
Car s'on prent en queue le venin
On est pirs quau trou sainct Patris*
Foullando in calibistris.
Tétins moussus, doulces fillettes,
Qui aimez bien faire cela,
Et en branlant vos mamelettes,
Jamais ne direz hola ;
Un point y est, guettez vous la,
Que vous nayez fructus ventris
Foullando in calibistris.
Vous, jeunes dames mariées
Qui nen avez pas a demy,
Nescondissez point un amy,
Car cest, et fust il endormy
Au papar ceulx qui sont pestris,
Foullando in calibistris.
Je vous recommande a mon prosne
Tous nos frères de robe grise.
Je vous prometz* et cest belle ausmone
Que faire bien a gens deglise ;
Grans pardons a te vous advise
De leur prester bdUcham ventris,
Foullando in calibistris.
Plusieurs beaulx testins espie,
Se font batre sans nul mercy,
Et puis qu'ils ont de petits pieds
Au ventre, ils sont en soucy ;
La se disent dou vient cecy ?
Et le veulx tu scavoir, Bietris,
Intravit per boucham vetttris.
Au tas de vieilles esjxmhéês
Qui vous font tant de preude femmes, Il semble qu'ils soient estonnées Sils oyent parler quon ayme dames. Et vous croyez que les infâmes Ont tous les bas espoitronnés De servir purgando renés.
Mes dames, je vous recommende Le pauvre frère Guillebert.
Se lune de vous me demande Pour fourbir un poy son haubert, Approchez, car gy suis expert.
Plusieurs harnois ay estrenés.
Bidauldus purgando renés.
Après ce sermon, suit un dialogue entre une femme et une commère. La femme se plaint que son mari n'est plus bon à rien, et la commère lui conseille de prendre un ami gaillard. Là dessus arrive le frère Guillebert qui demande l'aumône. La femme lui dit de revenir le lendemain matin de bonne heure.
Conversation entre la femme et le mari :
LA FEMME
Voulez vous que je vous die,
Je suis par trop femme pour vous.
LHOMME
En ung moys je fais mes cinq coups, La sepmaine ung coup justement.
LÀ FEMME
Cela nest quaremmement, Jaymerois tout aussi cher rien.
LHOMME
Comment, vous vous passiez bien De causqueson chez vostre mère.
La douleur est bien plus amère, Mourir de soif emprès le puis.
Enfin elle lui indique plusieurs mets dont elle a envie, et qui la consoleraient de ses déplaisirs. Le mari, désireux de l'adoucir, lui promet qu'il les ira chercher lui-même au marché, le matin de bonne heure.
Le mari parti, on entend chanter frère Guillebert. puis il appelle :
Hola hay ! je viens bien a point.
LA FEMME
Oy, devestés chausses et pourpoint, Et approchez, la place est chaulde.
(Frère Guillebert se dépouille.)
Au moins y a il point de fraulde ? %
Je crains la toucher sur mon a nie.
LA FEMME
Pas nestes digne davoir dame Puis que vous estes si paoureux.
Le mari revient, sur ces entrefaites, parcequ'il a oublié son sac. Le frater qui l'entend, est dans une grande frayeur, et se cache dans un coffre où malheureusement se trouve le bissac que vient chercher le mari. Après avoir regardé en plusieurs endroits, tandis que sa femme cherche à détourner son attention par ses propos, il prend enfin, sans s'apercevoir de la méprise, les hauts de chausses du frère, pour son bissac ; et il part.
La fenime et le frater se désolent en découvrant le quiproquo.
Celui-ci regagne le couvent, et la femme va consulter sa voisine qui lui dit que cette aventure n'est rien, qu'elle se charge de tout arranger :
Allez vous en à la maison ; Je luy prouveray par raison Que ce sont les brayes sainct Françoys.
Le mari revient plein de colère, et demande à sa femme : qu'est-ce que cela signifie ? (Monstrat caligas, est écrit en marge de cet endroit). La commère, qui est avec la femme, répond :
Las, mon amy ne pensez my
Quil y ait icy de sa faulte ;
Le cœur dedens mon ventre saute,
Quant manier je vous les vois.
Las, ce sont les brays sainct Françoys.
Ung si précieux reliquère.
LIIOMME.
Et vertu sainct gens, à quoy faire Les eust on mises en ma maison ?
LÀ COMMÈRE
Vrayment, il y a bien raison ; Et pensez vous bien, Dieux avant, Que vous eussiez faict un enfant, Sans laide du sainct reliquaire.
LHOMME
Et pourquoy nen scaurois-je faire ?
Helas ! vous estes esprouvé.
L HOMME
Je les yray donc convoyer Moy mesmes jusques au couvent.
LA COMMÈRE
Frère Guillebert vient souvent ; Il ne les luy fault que bailler.
LHOMME
Pardonnez moy, par nostre dame, Mamye, jay failly lourdement (').
(') Le lecteur reconnaît ici le sujet d'un conte répété dans presque tous les recueils de récits facétieux, depuis le Pogge. Les auteurs de Fabliaux Pavaient déjà traité.
farce nouvelle trèe bonne et fort jogeuee fre (ftutllerme qui mangea le* ftgueebucuré, a quatre pereonnatgee : Ceetqftftopoir le €ure f (Smtllerme, le Uowin et 0a femme (<).
Le curé commence :
Guillerme !
GUILLERME,
Placet magistrum ?
LE CURÉ
Tu es un notable patron ; Dou viens tu ?
« GUILLERME,
Du de foras ;
Ego fui duabus horas
Legendo epistolibus,
LE CURÉ
Que mauldit soit le lordibus,
Il na sens non plus que ung oysoq.
Le curé continue à reprocher à son domestique de faire de travers tout ce qu'il lui ordonne, et le valet prouve, par ses réponses, qu'il mérite bien le reproche. Le curé lui commande ensuite d'aller inviter son voisin et sa femme. En même temps
(') Une gravure sur bois, au titre, représentant Guillerme. Huit feuillets. Quarante-quatre lignes à la page.
il lui remet des figues, avec injonction de les mettre en lieu sur. Guillerme les mange en roule.
Les hôtes étant arrivés, ils soupent tous ensemble, et, durant le repas, le valet fait tant de sottises, que le curé le met à la porte, et la pièce finit par ces vers :
Et pour toute conclusion, De sottes gens ne vous servez ; Mettez les hors si en avez, Et ne faites faire messaige A homme vivant, sil nest saige, Qui a son cas duit et apprins, Car pour conclure ce passaige, Vous voyez comment m'en est prins.
Cy fine la farce de Guillerme imprime nouvellement en la maison de feu Barnabe Chaussard, près nostre Dame de Confort.
farce nouvelle très bonne et fort \ovtu*t ht 3entn file be rien, à quatre pereonnatgee : Cfôtaeeaooir la Htère et 3enm ôoîi ftU, (r |)rhre et le Deoht (*).
Un fils interroge sa mère, pour savoir qui est son père. Elle prétend ne pas le savoir. Jeuin va consulter le curé qui le reconnaît pour sien ; mais la mère le nie. Un devin étant appelé, embrouille la question, et Jenin conclut qu'il est fils de rien.
« Imprime nouvellement a Lyon, en la maison de feu « Barnabe Chaussafd près nostre Dame de Confort. »
(') Huit feuillets. Une gravure sur bois au titre, représentant Jenin. Quarante lignes à la page.
la confession fre itlargot la bénigne, à freux personnages : Cestas
•ammr Lf tfurt rt iftaraort **\.
»awhr le Curé et iSBargol ^).
Margot se met a genoulx devant le curé et dit en plourant :
Je me confesse a vous, beau père, J'ay anuyt secouru ung frère En sa grande nécessité, Je lay faict par joyeuseté, Car il en estoit empesché, Parquoy, sire, se jay péché Jen requière absolution.
LE CURÉ
Fille, dictes vostre raison Jusqu'à la fin de vos pechéz.
MARGOT
Sire, bien veulx que les sachez, Je diray tout, sans rien rabatre, Il me le fit troys foys ou quatre, Sans descendre le beau Robin, Ne scay sil estoit Jacobin, Cordelier, Augustin ou Carme, Mais je vous jure sur mon ame Quil le faisoit se très bau hayt.
LE CURÉ
De péché ny avez point faiet ; Il gaigne la gloire des cieulx
(*) Une gravure sur bois au titre. Trois feuillets. Sans date, nom de ville, i d'imprimeur. Quarante-quatre lignes à la page.
Qui faict bien aux religieux, De cela soyez certain.
MARGOT
Avecques moy coucha ung moyne Dedans la meilleure de nos chambres, Ses genoulx mit entre mes jambes Plus de sept foys celle nuytée ; Je ne scay se jen suis dampnée, Quen dictes vous sur ce passage.
LE CtTRÉ\
Je vous tiens pour très bonne et sage D'avoir faict si très belle ausmone ; De tous les cardinaulx de Romme Vous douray absolution.
MARGOT
Sire, entendez ma raison, Souvent mon voysin je secours, Et si men voys a luy le cours, Laissant mon mary. quant il dort, Le péché si fort me remort Que je ne sais se je men repente.
LE CURÉ
La chose nest pas convenante De soy repentir de bien faire, Des grans peines de purgatoire Et d'enfer le tourment villain, Je vous absoudray tout a plain.
MARGOT
Sire, entendez d'ung pèlerin
(') Le reste du morceau renferme des détails si libres , que nous nous sommes arrêté ici dans notre transcription.
itrce nouvelle trfe bonne et fort jogeuee be (Beorje le Ceau. 31 quatre pcreonnatgtô : Ceetaseapotr (Beorgee le Beau, m femme, le Cure et eon Clerc («).
Le mari se plaint de la hauteur et de la fierté de sa femme qui, de son coté, regrette qu'on l'ait donnée en mariage à :
Ung badault sans nulle science.
Gomme elle lui reproche sa basse naissance et lui demande sans cesse de qui il descend, George va consulter le curé qui, d'accord avec la femme, lui fait croire qu'il est changé en veau, et qu'il restera tel, à moins que dorénavant il n'obéisse en tous points à sa femme. Le mari y consent et la farce finit.
(•) Huit feuillets. Titre avec une gravure sur bois. Quarante-six lignes à la page.
Sermon jogtur be bien boire» 31 beus per&onnaige* : ©f&tûeetuwtr
le flreectjeur et le Cuisinier (■).
Le cuisinier interrompt constamment le prédicateur dont tout le sermon peut se résumer dans les vers suivants, extraits du deuxième feuillet :
Dieu a commandé de sa main Quon se doit au matin lever Pour bien arrouser le gosier, Car qui bien boit longuement vit, Ainsi que le note David :
Media nocte surgebam, Pourquoy ? pour arrouser la dent, Car qui vcult es saincts ciculx aller Bonum vinum et optimum Débet potare.
Les deux adversaires s'injurient à qui mieux mieux, et, à la fin, le prêcheur quitte la place.
(') Six feuillets. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Au titre, gravure sur Lois, représentant une comète. Quarante-six lignes à la page.
farce noupelle \xi* banne et fart {ogeuee be la réeurertian be 3tntn iTanbort, 31 quatre pereonnatgee : Ceetûôeapotr 3emn Y *a Jemme, le Curé et le Clerc (')•
La femme se lamente à eause de la mort de son mari. Le curé lui dit qu'il est mort de boire. Dans l'intervalle, Jenin sort de sa léthargie, et annonce qu'il a été en Paradis et en Purgatoire, et il donne au curé des explications sur ce qui s'y passe. Cette explication est entremêlée de traits satyriques contre le clergé. Il a appris divers secrets, ajoute-t-il, entr'autres celui d'empêcher les femmes de parler, quand il le veut, de dire la bonne aventure par l'inspection des mains, de se rendre invisible, etc. 11 examine les mains du curé et du clerc, mais lorsque sa femme lui présente la sienne, il répond ainsi :
LA FEMME
Or ca, mon amy, quelz propos „ Direz vous de moy ?
JENIN
Par ma foy je ne veux rien scavoir Ma femme ,
De paour de trouver quelque blasme, Car sen vos mains je regardoye Peult estre que je trouveroye Quelque cas qui me desplairoit Et puis...
(') Quatre feuillets. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Gravure sur bois au titre, représentant Jenin mort, et sa femme et sa servante agenouillées près de lui. Cinquante-cinq lignes à la page.
LA FEMME
Etpuisquoy?
JENIN
Jenin se tairoit.
LA FEMME
En auriez vous bien le courage ?
JENIN
Ma foy, ma femme, un homme sage Ne s'enquiert jamais de sa femme Que le moins qu'il peult.
LE CURÉ
Cest la game, Cela évite mains courroux.
(') Après quelques vers encore, la farce finit, sans que Faction se termine.
No 25.
Sa force nouvelle fort joueuse bu pont bee 2Ugne6, à quatre per* eonnatgee : Ceataaaaootr le ittarg, la femme, meeetre Domine be et le tfosrljenm (/).
Un mari ne peut se faire obéir de sa femme, qui refuse de faire le ménage pour lui. Il consulte une espèce de charlatari sur le moyen de sortir d'embarras. Celui-ci s'exprime en un jargon latin-italien-français, et répète à plusieurs reprises :
Va de tenes le pont aux asgnes Basta tant que débet suffire.
Le mari sort pour aller voir ce qui se passe au pont aux ânes. Il y trouve un bûcheron dont la monture refuse de franchir le pont. À force de coups, elle obéit enfin. Le mari retourne chez lui et met le conseil en pratique avec sa moitié qui devient soumise et obéissante*
(') Quatre feuillets» Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Une gravure sur bois, à la fin de la pièce.
faut nouvelle txh bonne et fort jogrute, à trog* peraonnatgea : buit flarboiutrur, kun Sriacltur tt iime Zavtrniht (■)♦
Le triacleur ou marchand d'onguents, et le vendeur de reliques ou pardonneur, expliquent tous deux au public le mérite de leurs marchandises , et finissent par s'injurier , parce qu'ils s'interrompent mutuellement dans leurs discours. Enfin ils s'entendent pour aller boire ensemble , et trompent la tavernière en lui laissant des hauts-de-chausscs, comme un objet précieux.
LE TRIACLEUR.
Yrons nous boire ?
Je te pry allons y, beau sire.
Nous ne faisons quentrenuire , Se nous ne faisons quelque accord Tu scez par ton inesme record Que deux coquins ne vallent rien A un huys.