‹ Description culture et taille des muriersChapitre 11 sur 85 · AMMONIAQUE , IODE · texte numérisé non relu

AMMONIAQUE , IODE

et bientôt des gouttes de pluie plus ou moins grosses, devenant plus lourdes que l'air (mélange atmosphérique), tombent en pluie, ete.

Cet état utriculeux de l’eau et la tension de l'air au moyen de la chaleur, peuvent peut-être expliquer la moindre pression alors de l'atmosphère sur le mercure du baromètre, ce sont des milliards de petits ballons à parois d'eau, qui, tendant longtemps à s’élever, doivent nécessairement diminuer la pression atmosphérique produite.

Des hygromètres à cheveux, des hygromètres condensateurs, démontrent avec plus ou moins de précision les proportions d’eau utriculaires contenues dans l'atmosphère. Nous savons aussi que le chlorure de soude {sel de cuisine), la chaux vive, les cheveux dégraissés, les cordes à boyaux, démontrent d'une manière encore plus vague, l’humectation utriculaire de l’eau. Nous apprécierons bientôt cet état d'humidité atmosphérique, à l'article Eau proprement dit; il nous suflit, pour le moment, de savoir que l'eau peut entrer en plus ou moins grandes proportions pour constituer l'espace qui nous entoure.

CINQUIÈME CHAPITRE

Ammoniaque (1), Kode.

On trouve dans l'atmosphère quelques proportions très-minimes, il est vrai, d’ammoniaque, mais on a pu la signaler dans quelques pluies d'orage. Cette substance, aussi nommée alcali volatil, est un liquide très-fétide, qui verdit les couleurs bleues végétakes; il est impropre à la respiration et à la combustion ; mais comme il contient beaucoup d'azote, que ce gaz excite l'action vitale de quelques végétaux surtout, qu'il joue un très-

(4)Voici en résumé, pour les cas principaux, les proportions d’ammoniaque

AMMONIAQUE, IODE. 11 grand rôle dans les engrais, nous avons dû le signaler ici. Nous y reviendrons à l'article Fumure. On trouve d’ailleurs cette substance dans les matières animales en décomposition. A l'état gazeux, cet alcali est si léger, qu'il gagne facilement les régions supérieures de l'atmosphère, où sa pression est moins grande que

déduites des expériences de notre collègue BINEAU ( Études chimiques sur Les Eaux pluviales, 1854, p. 69).

Milligram.

Lapports l'animoniaq pondéraux. par kil d'air.

Lroxw, Observatoire, à 32 mètres au- } minimum. . . . | 0 0090 000 : 0,15 DESSUS TA SOL nai sa ets le maximum . | 0 000 000 2 0,26 Lyon, quai de Retz, à 7 mètres 1/2 } minimum. . . . | 0 000 000 1 0,13 AU AeSSUS MSG PE Se een maximum . | 0 000 000 5 0,54

Tarare, en un Jardin situé à l’extre- ” mite de la ville, en mars , . . . . . |

minimum, . . . 000 000 0 0,02

maximum ,.. | 0 000 000 C moyenne d'hiver | U 000 000 0 0 000 00 0

CACORBNEANNEMUNE

moyenne d’éte .

Voici les résultats obtenus par d’autres chimistes, qui se sont occupés d’essais comparatifs sur l’ammoniaque de l’atmosphère , consignés dans le même travail.

Les nombres suivants expriment le poids de l’'ammoniaque contenu dans un million de parties d’air :

Muzuausex, pendant quatre jours pluvieux, en mai 1845 (M. Græxcen). | 0,33 Borps De La MER D’IrLANDE, à 91 mètres au-dessus du niveau des eaux À

(MS Remb) OS ENT] LES RL CS ELU ME oh Me WiessBADEN, sur une hauteur située à l’extrémite de la ville, de jour . 0,10

pendant quarante jours, d’août et septembre 1848 de nuit. | 0,17

CETTE Me lee sic lelene où 0e seen leu etes LE CIOVERDC 0,13 CAEN, à unc extrémité de la ville, 3 mètres au-dessus du sol, hiver de

DOS ME TS ER EEE | ME NEUT SET | 3,05 Cazw, station plus isolée, 8 mètres au-dessus du sol, mai 1852 ct “Ares |

AR MA CU NEO PO SE RTE 2 PEU S (OL Fe RS { 0,05

L'air de Wiesseanen, analysé par M. FrésiNius, passait à travers du coton carde;

celui de M. Pierre avait traversé des toiles métalliques.

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