VAPEUR D'EAU
gaz contenus dans les terres, il était nécessaire d'établir la quantité d’air qui peut se trouver dans une étendue de terrain donnée, et susceptible de prendre une part aussi active à la végétation. Pour cela, ils ont pris un vase en bois, d’une capacité connue, et d’une hauteur égale à celle de la couche de terrain, dont ils voulaient connaître la porosité. Ils l'ont rempli de terre, l'ont nivelé avec une règle. On a alors versé peu à peu de l’eau sur cette terre, que l’on remuait avec une tige de fer pour en chasser l'air, et la quantité d’eau ainsi employée représentait le volume d’air que contenait la terre. Ce procédé ingénieux, appliqué à diverses terres, rendra de très-grands services pour constater les proportions d'acide carbonique qui se produit dans telles ou telles circonstances de température de la matière organique contenue dans le sol. (On trouvera encore à l’article Nutrition de grands développements sur ce trèsimportant objet.)
QUATRIÈME CHAPITRE
Vapeur d'Eau.
Dans l’article Eau, dont nous nous occuperons bientôt, nous étudierons ses principes constitutifs, ses états si variés par la chaleur; pour le moment, nous n'avons à indiquer qu'un de ses états, souvent invisible pour nous.
Tout le monde sait que de l’eau, plus ou moins pénétrée par la chaleur, s’évapore, ou, si l’on aime mieux, se volatilise ; mais, dans cet état invisible, elle n'est point décomposte, c'est-à-dire que ses deux gaz constitutifs ne se sont pas séparés l’un de l’autre en oxigène et hydrogène. A l’état de vapeur, elle occupe beaucoup plus de volume qu'à l’état d'eau; elle forme de petits ballons à parois liquides très-minces, et le centre est rempli par de l'air; quand, au contraire, l'air qui est dans ces utricules d’eau se refroidit, les parois du ballon se contractent, s’affaissent sur elles-mêmes,