LUMIÈRE
teur propre, tandis que ceux que nous allons avoir à apprécier dans les chapitres 6, 7 et 8, sont des substances tellement subtiles, qu’elles ont été nommées des corps impondérables, et qui sont loin d'être complètement appréciés, surtout l'électricité. Ce sont la Lumière ; Le Calorique ;
L'Électricité.
SIXIÈME CHAPITRE
Lumiére,
La lumière est l’un des plus puissants agents de la végétation. Les jardiniers savent très-bien que les plantes, placées à l'obscurité, ne verdissent pas, qu’elles sont languissantes, que leurs principes divers (amers, odorants, etc.) ne peuvent se produire; aussi n’appliquons-nous l’étiolement (blanchir) qu'à des plantes qui sont naturellement âcres ou amères, et qui ne peuvent servir d’aliment dans leur état normal de croissance, telles que les Cardons, le Crambé maritime (Chou de mer), le Céleri et la Chicorée.
La lumière nous vient directement du soleil, des étoiles et des corps en combustion (prompte), et indirectement de la lune et d’autres corps qui la réfléchissent. Lorsqu'elle arrive sur ces corps,
notablement inférieure à la proportion d’un demi-millionième. Quelque faible que soit cette dose, elle ne l’est pas cependant au point que son admission puisse amoindrir la vraisemblance de l’opinion de M. LIEBIG sur la possibilité que l’ammoniaque atmosphérique soit capable, à elle seule, au besoin, de subvenir parfaitement à l’alimentation, en azote, des végétations spontanées, comme l’acide carbonique, à leur alimentation en carbone.
Quant à l’Zode, on admet qu’il y a dans l'atmosphère, à Paris, environ une partie d’iode pour deux millions de parties (en poids) du reste de l'air. On n’en a pastrouvé dans les vallées alpines où abondent les goîtreux.