‹ Description culture et taille des muriersChapitre 23 sur 85 · L4 SOL SABLONNEUX · texte numérisé non relu

L4 SOL SABLONNEUX

voit une végétation acüive suivre les sinuosités des rares rivières qui les traversent ; tandis que tout est poudreux et inculte au-delà.

M. BOUSSINGAULT a vu une richeplantation de maïs sur le plateau des Andes-de-Quito, dans un sable presque mouvant, mais abondamment et habilement irrigué. La position inclinée est défavorable à un semblable terrain : car alors il se dessèche trop vite, et il est souvent entraîné par les pluies. C’est, en général, pour s'opposer à cette action des eaux pluviales que l’on préfère laisser les pentes rapides plantées d'arbres, dans le but de conserver, le plus possible, la terre végétale. Autant les sols argileux ont besoin d’être desséchés par les grands vents, autant ceux-ci sont contraires aux sols sablonneux, qui ont besoin d’abris. Ces derniers sont parfaitement convenables dans les pays qui ne sont pas fréquemment exposés à de longues sécheresses. Leur culture entraîne à peu de dépenses, étant très-facile à travailler. C’est le terrain qui convient le mieux au Mürier, pour peu qu'il contienne d'argile.

Là, il n’a pas une si vigoureuse végétation : les feuilles sont moins larges, moins épaisses ; mais elles sont bien préférables pour l’alimentation des vers-à-soie. Il est très-fâcheux pour la santé du Bombix sétifère qu’on ait presque abandonné le Mürier voisin de son état primitif, ce que nous nommons des sauvageons. De feuilles un peu minces, presque sèches, que nous leur donnons d’abord, nous lui faisons manger des feuilles de Müûriers greffés beaucoup trop aqueuses. Et si, avec cet inconvénient déjà assez grave, nous avons une saison pluvieuse, nous augmentons encore le mal: nous donnons aux vers des feuilles beaucoup trop aqueuses, peu nourrissantes ; aussi, pendant des années semblables, voyons-nous la plupart des récoltes de soie bien inférieures en quantité.

Mais n’allons pas plus avant, pour le moment ; à l’article Mürier, nous entrerons dans de nouveaux détails, au moyen desquels nous déterminerons probablement quelques éducateurs à modifier Ja culture de leurs Müriers et leur taille ; en un mot, à faire usage de feuilles plus convenables à l’alimentation du ver-à-soie.

Nous n'avons fait mention jusqu'ici que du sable à gros grains (ou gros sable) ; mais un autre excès moléculaire se présente dans

Page 1