‹ Description culture et taille des muriersChapitre 51 sur 85 · MURIER BLANC ITALIQUE · texte numérisé non relu

MURIER BLANC ITALIQUE

VAR. 2. Mürier blanc ftalique (!) (Horus alba italica, SPACH! suit. Buff. t. 11, p. #3 (1842).

Cette variété ne diffère essentiellement de la première, regardée comme l’état primitif du Märier blanc, que par son bois (l'écorce enlevée), rouge à sa surface pendant la végétation active. Cette couleur est d’ailleurs si peu fixe, que les échantillons séchés pour l'herbier, la perdent très-vita. L'arbre a, comme l’état sauvageon du Mürier blanc, des rameaux minces, assez raides, peu allongés. Ses feuilles sont aussi minces que celles du Mürier blanc mince, et lobées parfois comme lui dans leur jeunesse. Ses fruits et leurs pédoncules ont aussi la même apparence que dans cette première variété.

Pour utiliser avantageusement ces deux variétés, on aura soin de les soumettre à une taille régulière, de manière à faire développer des feuilles les plus larges et les plus épaisses qu'il se pourra. Une taille intelligente leur en fera produire d’un peu moins sèches et plus faciles à cueillir.

Les graines de cette variété (d’après PorRET) nous viennent de Tartarie, et la couleur du bois s’est toujours conservée au Jardin du Musée de Paris. Les fruits ont une teinte semblable à celle du bois.

M. SPACH rapporte à son Mürier blanc d'Italie les Müriers Morettiana et Patavina des jardins. Mais ce que nous tenons directement d'Italie sous le nom de Mérier Moretti n'a certainement pas le jeune bois teinté de rose.

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(1) SYNON. Mürier d'Italie et Morus ttaliea, Poir, Encycl. bot. \, 4, p. 377* (1796 .— M. d'Italie & bois rouge. — A1. à bois rouge.

Var. 3. Muürier blane tartare (|) (Morus alba tatarica, SERING. pl.x11).

RAMEAUx nombreux, minces et fermes.

FEUILLES presque elliptiques, à lame assez mince, très-obtuses au sommet et à peine échancrées à leur base, largement et plus également dentées que dans les autres variétés ; pétiole aussi plus long, plus mince et velu.

SÉPALES (des fleurs anthérées), oblongs-linéaires, presque membraneux et chauves.

Cette variété a beaucoup de rapport avec les deux précédentes par le peu d'épaisseur des feuilles, mais les caractères indiqués peuvent assez facilement la faire reconnaitre. Elle a la même valeur industrielle qu'elles. Je n’ai encore vu que l'individu à étamines.

La description du Morus tatarica donnée par LiN\É et celle de POIRET ne me paraissent laisser aucun doute sur la nécessité de rapporter cette espèce des auteurs, comme variété du Mürier blanc, mais je l’ai figurée afin d’atürer l'attention sur elle. Si, comme la variété fibreuse, elles doivent rester comme simples variétés, elles offriront un exemple des modifications extrèmes que peuvent subir les espèces. Un individu carpellé (femelle) permettrait probablement d'assurer la chose, les stigmates du Mürier blanc portant un caractère tout spécial. Les recherches, sous le point de vue de caractériser solidement les espèces, devront se porter sur cet organe. (Voir, d’ailleurs, les quatre modifications caractéristiques que présente la planche vi, fig. 3, 4, 5 et 6, qui feront bien eomprendre l'importance spécifique des styles et des stigmates.)

(1) I1 me paraît fort douteux que la synonymie citée soit exacte.

Morus tatarica, Linx. spec. p. 1399, éd. de 1764?—Porr. ÆEncycl. bot. v. 4, p. 578 (1796)? — Mar. Dicc jard. éd. françg. de 1785, v. 5, p. 165? — Morus tatarica, AUbIB |

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