‹ Description culture et taille des muriersChapitre 53 sur 85 · SYNONYMIE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE · texte numérisé non relu

SYNONYMIE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

A feuilles rose de Provence, Aunis!

Alba integrifolia latifolia, Aunis !

Alba latifolia, Aunis !

Alba lucida, Avois !

d'épaisseur moyenne, très-nombreuses, à dents larges et inégales, pétiole assez prononcé, rosé, s'évasant triangulairement au sommet et présentant à la base de la lame de la feuille deux échancrures très-arrondies, peu adhérentes aux rameaux.

EPI CARPELLÉ Ovoide-sphérique, à peu près de la longueur du pédorcule.

FRUITS (des jardiniers), ou mieux sépales blancs, roùges ou plus rarement noirs, sucrés, agréables ou totalement insipides.

Cette variété, ainsi que la suivante, quoique devant rentrer en général dans ce que l’on nomme communément Mürier greffé, sont réellement meilleures dans le Midi de la France que dans le Nord. A Lyon, déjà, la chaleur étant moindre et l'humidité plus grande rendent les feuilles plus épaisses, ou pour mieux dire réellement

Alba mascula, Aupie!

Belle blanche, Aunis!

Belle grise à fruit rose, Aunis!

Blanc à feuilles lobées, Avis! (Elles ne sont que dentées.)

Blanc femelle. |

Blanc à feuilles entières, Aunis! (C'est-à-dire non lobées.)

Blanc feuilles lobées glabres, fruit rose, Aupis !

Blanc St-Andéol où St-Andiol.

Duchesse, AuüniB !

Feuilles de lys, Aunis! (Elles sont probablement lobées lorsqu'elles sont jeunes. Fruit assez gros.)

Feuilles lobées glabres, Aunis! (Même remarque que le précédent synonyme.)

Feuille rose, Aunig! (Précoce et très-estimé dans le Midi, les feuilles étant d'une épaisseur médiocre, luisantes et excellentes ; qualité précieuse.)

J'euille rose de Provence.

Foglia doppia, Auni! (Nom probablement donné à cause de la quantité de feuilles que porte cette variation et de leur grandeur. Épi carpellé presque sphérique.)

Fruit noir chubaud, Aupis !

Giazzolu, AuDie !

Grosse reine, AuniB! (N'est estimé dans le Midi que pour l’alimentation des versà-soie après la 4 mue. On dit que la feuille les purge.)

Grosse reine d'Espagne, Auvib !

Mâle de Piémont, Aunis! (Les arbres anthérés (mâles) sont généralement-peu estimés, ne donnant souvent des feuilles qu'aux sommets des branches, tandis que leur base ne porte que des fleurs.)

Margeot, Aunis!

Meyne, Aupi8!

Morus alba mascuia, Atbi8!

plus aqueuses, comme demi-charnues el moins propres à la nutrition des vers ; tandis que dans le Midi, l'évaporation étant plus considérable par la chaleur et la vive lumière, elles sont beaucoup moins épaisses et bien plus propres à la nourriture des vers-à-soie. Tout devrait donc engager à planter dans le Nord plutôt des Müûriers obtenus de semis de ceux greffés, que de greffer des arbres ayant déja beaucoup trop de tendance à la turgescence. Je dois donc conseiller aux planteurs du Nord de propager les variétés à feuilles plutôt minces qu'épaisses, et à ceux du Midi, qu'ils se trouveraient probablement aussi très-bien des Mûriers francs de pied, à feuilles non lobées, obtenues de leurs Müriers méridionaux, qu'ils ne grefferaient qu'autant que les sujets

Morus integrifolia latifolia, AuDis!

Morus alba lucida, Aunis !

Morus lucida, Aunis !

Mürier des Cevennes, Aunis!

Mürier du Comtat, AuniB!

Noir chabaud, AuniB! (L'individu anthéré diffère à peine des autres synonymes de cette variété. Il est plus feuillé au sommet des rameaux comme tous les autres à étamines, mais je pense qu'en les taillant convenablement ils fleuriraient peu, donneraient plus de feuilles, et deviendraient plus avantageux que les individus carpellés (femelles), car les épis anthérés seraient beaucoup moins abondants, n’humecteraient pas les litières des vers-à-soie, comme le font trop souvent les jeunes fruits.)

Ovalifolia, AuniB! (Feuilles très-grandes.)

Pécoul rose, AuniB! (A St-Rémi, où l’on prononce Pécou rose; et pécoul est synonyme de Pétiole ou queue de feuille.)

Petite blanche, AuniB! (Très-estimé dans le pays.)

Pommeau, AuDi8!

Romain, AuniB! (Très-estimé dans le Midi.)

Romain à fruit blanc, Auris!

Romain à grandes feuilles, Auni8! (Individu mâle.)

Rose, Aupi8! (Très-estimé dans le Midi.)

Rose de Languedoc, Aunis ! s

Sauvageon (non fertile). Sur cette variation se remarque encore tantôt des fleurs anthérées et alors stériles, tandis que parfois le même arbre devient partielle-

ment fertile. Ces faits se remarquent souvent sur des arbres âgés et non taillés. — St-Andéol, Aunis!

— St-Andiol.

206 MURIER BLANC COLOMBASSE.

obtenus de graine ne rempliraient pas les conditions de foliation convenables.

Var. 6. Muürier blane eolombasse (1) (Horus alba colombassa },

RAMEAUX minces, eflilés, assez nombreux.

FEUILLES assez minces, moins grandes et plus écartées que dans la variété précédente, rosées de même, légèrement écartées les unes des autres, ce qui l'empêche un peu de se répandre dans les cultures, bordées de dents obtuses; pétiole assez long etmince.

(1) Blanc feuilles lobées glabres, fruit rose, Aunis !

Blanc romain, Aunis! (C'est lui qu’on cultive presque exclusivement à Tonelle, près Tarascon. Il est très-estimé dans les marchés des environs (où l’on vend la feuille toute cueillie). Ces feuilles ne sont pas trop épaisses, ni trop charnues, et se conservent bien.)

Château-Renurd, fruits blancs, Aunis !

Colombasse, Aunis !

Colombasse fourcade (des Cevennes), Aunis!

Colombasse rebaluyre, Aunis !

Du Comtat, AuDis !

Dure, Aupis !

Feuille parchemince, Aunis !

Fourcade des Cevennes, Aunis!

Langue de bœuf, Aunis! (Cette variation est dit-on à l’abri des gelées du printemps, et cependant, quelques jours après avoir développé ses bourgeons, elle égale les autres en produits.)

Rébalayre, Aunis !

Rose de Calabre, Aunis !

Ste-Épine, SÉNÉCL!

Sauvageon noir.

Serotina, MarrT. Buro.

Tardif de St-André, Aunis! (La tardivité ou la précocité de quelques individus (je ne dis pas de quelques espèces comme s'expriment les jardiniers), n’est nullement une preuve d'espèce ou même de variété, car la différence n’est sensible qu'au moment de la fleuraison. Cependant il est bon de signaler des individus tardifs ou précoces pour les propager par la greffe ou la bouture, et les utiliser dans tel ou tel intérêt du planteur. Dans une exposition où les gelées précoces sont fréquentes, il est préférable de planter des tardifs; dans l'autre cas, on doit planter des individus précoces, afin d'éviter de faire l'éducation pendant les grandes chaleurs. D'ailleurs, on doit avoir des uns et des autres, afin d'être moins exposé aux chances défavorables.

MURIER BLANC COLOMBASSETTE. 207

Epis de fruits ovoïdes sphériques plus petits que dans la précédente variété.

Plus tardive que les autres variétés, aussi réussit-elle partout.

Les caractères distinctifs de cette variété, d'avec le Mârier blanc rosé, sont si peu appréciables, que j'ai souvent été tenté de les réunir. Ce qui m'en a empêché essentiellement, c’est l'énorme synonymie qui aurait été accumulée dans le Mèrier blanc rosé. Cette nécessité de rapprocher des noms, vu l'absence de caractères saillants, est la partie du travail qui m'a pris beaucoup de temps. Je w'attends bien à quelques récriminations, mais, pour le moment, je n'ai pu rien faire de mieux. Je prie instamment les personnes qui voudraient concourir à perfectionner cette synonymie, de vouloir bien m'envoyer des échantillons en fleurs, en fruits, et plus tard en feuilles, des localités que je n'ai pu encore aller visiter. Je serai très-reconnaissant des observations raisonnables qu’on voudra bien me faire, et on peut être sûr d'avance que j'en profiterai si l’on peut me convaincre. Je ne cherche que la vérité.

Var. 7. Mürier blane colombassette (Horus alba colombassetta) (1).

RAMEAUX minces.

FEUILLES bien plus petites que dans les deux précédentes variétés, fortement en cœur, imitant un peu la feuille du Tilleul à petites feuilles, peu échancrées à leur base, assez obtuses à leur sommet. Pétiole très-mince.

ÉPis petits, sphériques, portés sur un court pédoncule.

Cette variété est plus distincte que les deux précédentes : la

DRE Le

(1) Colombussette, Auris !

Femelle sans parchemin, Aunin!

Morus alba microphilla, Marr. Boxar. (fig.) Rose de Lombardie.

208 MURIER BLANC LHOU.

petitesse des fruits et des feuilles, le peu d'épaisseur de celles-ci la rendent plus facile à saisir.

Var. 8. Mürier blane Lhou (Horus alba Lhou) (1).

ARBRE (jusqu'ici) de moyenne taille, à rameaux très-vigoureux, verts et teintés de rose.

FEUILLES en cœur, lancéolées, acuminées, régulièrement dentées et presque aussi grandes que celles du Mürier multicaule en arbre. Un peu moins épaisses que ce que l’on désigne vaguement à: Lyon sous le nom de Mürier greffé, légèrement gaufrées et fortement fibrées. Pétiole cylindroïde à canal arrondi, ainsi que ses bords.

FRUITS en épis ovoides très-émoussés, d’un rouge noir ou noirâtre, moins gros que ceux du Mürier noir, mais généralement plus fort que ceux du Mürier blanc.

Nous possédons au Jardin Botanique de Lyon un très-grand arbre obtenu de graine par notre excellent collègue le Docteur HÉNON, qui à bien voulu me le dédier. Il est dû à une modification du Märier blanc. On en trouvera la représentation dans la planche 1v. Il a été dessiné avant qu'on lui eut enlevé quelques branches. C’est un individu à carpels, dont les épis sont

(1) Ki-Sang ou Mürier des poules. Selon HEDDE, ce nom paraîtrait venir de ce que les poules vont se percher sur cet arbre en Chine.

Morus intermedia, PERR. dans arch. bot. v. 1, p. 234, fig. vir, mais je n'ai pas vu de fruits de la plante de PErRoTTET, proprement dit; d’ailleurs, la fig. B qu'il en donne, n’a jamais été vue, je crois, dans les Müriers. né

M. intermédiaire, AUbi8 !

M. Lhou et M. Lou, Cam. Bauvais.

M. de Padoue, Aunis !

M. Seringe, HENON.

Müriers dont les graines proviennent directement de Chine, et qui ont été envoyées, en 1851, par M. le Ministre de l'Agriculture à la Société impériale d'Agriculture de Lyon. Cultivés au Jardin Botanique de Lyon et chez plusieurs Lyonnais,

MURIER BLANC LHOU. . 309

plus gros que ceux du Mürier blanc Lhou, mais dont il ne peut d'ailleurs être distingué comme variété.

Le Mürier blanc Lhou paraît avoir été importé en Europe où au moins à Paris, en 1836. Il fut donné à notre plus zélé éducateur de vers-à-soie, CAMILLE BAUvAIS, qui l'a répandu rapidement de bouture et de graine ; de sorte qu'en 1841, il s’en trouvait déjà plus de 10,000 dans le commerce. Cette belle variété avait remplacé toutes les autres aux Bergeries de Sérard, non-seulement à causé de la grandeur de ses feuilles, de leur consistance moyenne, de la facilité de les récolter, mais encore de les conserver. Cet arbre offre l'avantage de résister aux gelées, n’étant pas trop précoce.

M. HEDDE le dit fréquemment cultivé dans le Nord de la Chine pour la nourriture du ver-à-soie. Il mentionne même dans son ouvrage sur la Chine, p. 85, une prairie de Mürier Lhou. Il parait qu'on l'y cultive en nain, de manière à imiter une prairie. Il le cite même encore, p.118, n° 14. Il serait à craindre, cependant, que le Mürier Lhou, décrit aux pages que je viens de citer, ne fut semblable au nôtre que de nom (à moins que cette plante ne varie aussi beaucoup}, car il lui attribue des feuilles rondes et minces. Il en avait rapporté de Sio-Van-Dam, près Sou-Tchou, du Jardin de Kang-Sou, cueillies par le Père LANGUILLAT; d’autres, n° 45, provenant d’une pépinière dans l'intérieur de Sou-Thou, . par le prêtre chinois SEM; et enfin le n° 46 venait du voisinage de la magnanerie de Sin-So-Tchio, faubourg de Sou-Tchou. 11 serait à désirer que ces échantillons desséchés pussent se retrouver (1).

(1) M. Henne, p. 118, indique encore quatorze Mûriers qui ont des noms diffé< rents où qui proviennent de localités différentes. Jls ont été apporté en France dans une serre, dont la confection était due au contre-amiral CÉGIxE, et qui a été mise à bord de l'Ælcmène, par M. Duran (de Macao).

Ces arbres sont arrivés en parfait état à Rochefort; ils avaient résisté à toutes les chances d’une longue navigation. Leur végétation active avait garni de feuilles et de

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