‹ Description culture et taille des muriersChapitre 54 sur 85 · MURIER BLANC CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

MURIER BLANC CONSTANTINOPLE

Quoi qu'il en soit de ces diverses notes, qui auraient eu quelque utilité pour moi, si j'en voyais des échantillons desséchés, les trois derniers individus que j'ai cité dans la synonymie sont appelés à offrir un grand intérêt à la sériciculture ; ces arbres se multiplient très-facilement de bouture et de graine, résistent très-bien aux gelées de nos climats, et leurs feuilles n'étant pas trop épaisses, présentant un grand développement, se récoltent sans aucune difficulté. Cette belle variété, qui a déjà fourni ses preuves dans le grand établissement des Bergeries de Sénard, sera d'autant plus favorable qu'on la cultivera dans des lieux secs, peu riches en humus; tandis que placée dans des sols humides, argileux, trop féconds , on fera passer ses feuilles à l’état de presque carnosité que présentent trop souvent nos variétés lyonnaises de Müriers dits greffés.

VAR. 9. Murier blane Constantinople (!) (Horus alba Constantinopolitana , SERING. pl. v et XVII.)

Ce grand ARBRE, lorsqu'il est abandonné à lui-même, offre un embranchement tout particulier pendant l'hiver ; 1l présente, pendant la végétation, un aspect disgracieux et contourné, vu la brièveté et la torsion des fragiles, courts et flexueux rameaux qui portent les feuilles. |

FEUILLES chauves, largement cordiformes, très-épaisses, dures, obtuses ou terminées brusquement parfois en pointe courte et à dents larges, obtuses et inégales. (Les feuilles représentées dans la

rejetons les parois vitrées de leur habitation, et ombrageaient d’autres plantes industrielles qui pouvaient doter le pays de nouvelles richesses. Le transport par terre, de Rochefort à Paris, a été funeste aux unes et aux autres. Néanmoins, par les soins minutieux de M. Neumann, directeur des serres du Jardin Botanique du Musée, on est parvenu à sauver les Müûriers. M. Auserr, directeur du Jardin de Neuilly, a même pu s’en procurer des boutures. Il faut espérer que ces arbres ne seront pas perdus pour la science et pour l’industrie.

{1) Morus Constantinopolitana, jard. de Paris d’après Porr. Encycel. bot. V. 4, p. 381 1796), et jard. Tonelle!

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