MURIER BLANC CONSTANTINOPLE
pl. XVIT, ainsi que les fruits, sont encore petits et jeunes). Stipules oblongues, linéaires, très-aiguës, demi-membraneuses et égalant Ja longueur du pétiole.
Ép1 de fleurs carpellées ovoide-sphérique, très-compact.
Cette singulière déformation, pl. v, donne l’idée de l'embranchement que présenteraient nos arbres dès la surface du sol si, à force de coups de serpettes, nous ne les forcions pas à se développer en tronc. Ce dessin à été fait sur un bel original que possède M. ANT. MICHEL, à [rigny, près Lyon, dans sa propriété de la Damette.
Il faut bien se persuader que ce serait là l'embranchement que nos arbres prendraient, sauf la flexuosité des branches, s'ils étaient abandonnés à eux-mêmes, et non celui que les jardiniers nous offrent. Ce serait ainsi qu'ils s'embrancheraient dès leur base s'ils n'étaient pas très-rapprochés dans nos forêts.
Un embranchement normal s’observe chez Mme EVESQUE, près Lyon, un magnifique Sapin des Alpes (Abies epicea, ou Abies excelsa). On voit ses branches inférieures couvrir le sol, sur lequel on ne peut passer. I1 n’est pas besoin d'exprimer qu'il est complètement isolé de tout autre arbre, il s'élève dans toute sa majesté du milieu d’un gazon. Là, on voit le vrai type natif de ce bel arbre dont nous trouvons parfois dans les Basses-Alpes de semblables modèles isolés.
J'ignore comment le Mürier dit de Constantinople est parvenu 4 Toulon ; mais M. HEDDE rapporte que son introduction date, à Bourbon, de 1820, et qu'il provient de ce Jardin.
On ne peut utiliser ses feuilles qui sont trop dures. Si l'arbre mourait où devait être abattu, on pourrait l'employer très-avantaseusement pour former de pittoresques barrières rustiques où d'ornementation pour un pavillon agreste. | ,