‹ Description culture et taille des muriersChapitre 64 sur 85 · SIXIÈME ESPÈCE · texte numérisé non relu

SIXIÈME ESPÈCE

MURIER LONGSTYLE |!) (MORUS STYLOSA, SERING. pl. XXI (1854).

PETIT ARBRE à rameaux effilés, nombreux, bruns, ascendants, fasciculés et formant des angles très-aigus.

FEUILLES ovales, arrondies à leur base , assez minces, un peu rudes, le plus souvent très-longuement acuminées , ressemblant à celles du Micoucoulier austral (Celtis australis), inégalement dentées, rarement divisées profondément en deux ou trois lobes, et à sinus arrondis. Stipules très-longues, très-étroites et fort aiguës. Pétiole cylindroïde et étroitement canaliculé.

EPIS ANTHÉRÉS.....

Epis CARPELLÉS (femelles), ovoïdes-sphériques et à fleurs serrées. Sépales très-luisants, passant rapidement du vert au rouge et bientôt au noir. Stigmates très-longs et très-papilleux, unis

(1) Le vague que laissent les diverses dénominations données à cette espèce, sans pouvoir trouver nulle part des caractères, me force à appliquer un nom nouveau, pris dans la grandeur du style, caractère qui se rencontre rarement dans les autres espèces. Je m'y suis d'autant plus facilement décidé, que le nom d'Zndica que semblent lui donner quelques auteurs, ne peut s'y appliquer, vu l'analyse qu'en donne Rugepe, et dont les feuilles d’ailleurs répondent à la description tracée par le grand botaniste suédois. L'examen de la fleur carpellée (femelle) qu’en donne Rugene, ne peut permettre de la rapporter à notre Mérier à longstyle (M. stylosa).

Voir hortus malabaricus, v. 1, p. 87, tab. 48, et plus loin le Mérier indien.

Le caractère de l'acumination des feuilles est si saillant, qu'avant d’avoir remarqué le style, j'avais désigné l'espèce sous le nom d’acuminosa.

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au-dessus du carpe en un style bien marqué, (tandis que dans le Mürier blanc et le noir, le carpe est surmonté de deux stigmates, sans être unis en style).

FRUITS pourpres et doux.

Cette espèce est extrèmement distincte de toutes les autres. Elle est délicate : elle avait déjà souffert chez MM. Auptis8ert en 41853, mais bien davantage en 1854. On dit qu’elle sert à alimenter les vers-à-sole dans son pays natal. Quant aux essais que j'en ai fait sur des vers après leur seconde mue, ils ont été infructueux. Il faut répéter cette tentative (1).

Cette espèce de Mürier, dont les extrémités des rameaux ont souffert du froid pendant les deux derniers hivers dans le jardin AUDIBERT, a des rameaux minces, allongés, flexibles et . rapprochés comme ceux du Bouleau blanc.

Il est probable que cette espèce atteindra peu d’élévation, même dans le Midi de la France, et ses rameaux fasciculés et disgracieux la feront probablement repousser comme arbre d'ornement.

(1) Voici les diverses dénominations sous lesquelles j'ai vu, dans les jardins ou dans les collectidns, cette espèce :

M. japonicu, jard. Aunis !

A1. de la Bonite, jard. Au!

M. japonica de lu Bonite, d'après AuDis.

31. indica, rapporté de l'Inde, PEER par M. Mace, et communiqué par le Musée de Paris! 1834.

M. Lhou, rapporté par M. Perrorrer (d’après MM. Aunisenr), mais bien certainement ce n’est pas le D. Lhou ou Lou, cultivé et envoyé par Camille Beauvais.

M. indica, échantillon dû à la complaisance de M. Spacx, avec un deuxième nom, M. intermedia Perrottet! échantillon provenant du jardin Noisezce, 1832, par M. Spacu!

Si ce dernier synonyme (éntermedia) est vrai, ce voyageur a bien mal figuré les analyses de sa plante, dont il donne une meilleure analyse pl. 2, sous le nom de M. indica, fig. 2, lettre H. I. K. L. Je doute cependant que la fig. I. soit juste, tant pour la forme de la graine, que pour celle de la position de “l'embryon, dont la racine répond à deux des bords des cotyles, et non à la face de l’un d'eux (comme il l'a indiqué).

af. indica, provenant de Coromandel, par M. Macé, d’après l'exemplaire dû à la bienveillance de M. Decaisne, 1851.

A1. alba? où M. indica? provenant d'Arabie (Nakhal, près Mascate), recueilli par M. Éloy Aucuer, herb. d'Orient, n° 5320! dù à M. Decaisne.

LR LES) 5 à

MURIER LONGSTYLE.

Var. 1. Muürier longstyle oval ( Morus slylosa ovalifolia ).

Tout ce qui a été décrit et cité jusqu'ici se rapporte à cette variété; mais je dois encore à l'extrême bienveillance de MM. DE- AISNE et SPACH, la variété suivante.

VAR. 2. Murier longsiyle à larges denis ( Horus stylosa latidentala ),

FEUILLES ovales, longuement acuminées , à dents grandes et peu nombreuses.

MURIER INDIEN, d'après VICTOR JACQUEMONT, provenant de l'Inde- Orientale, et catalogué sous le n° 346 ! au Musée de Paris 1854. M. DECAISNE m'écrit que cette plante est en arbuste, mais que dans l’Indoustan elle s'élève à la hauteur de notre Mürier blanc.On croit qu'on donne ses feuilles à manger au ver-à-soïe dans le Bengale, où on le cultive abondamment de bouture.

L'Herbier du Musée de Paris possède un exemplaire récolté en Chine (Macao), par GAUDICHAUD (Voyage de la Bonite, en 1836- 1837); donné par M. CALLÉRY, qui se rapporte certainement à cette variété. :

Var. 3. Muürier longsiyle cordiforme (Morus stylosa cordifolia ). :

FEULLES en cœur très-courtement acuminées (dans la grandeur et la forme des figures 4, 2, 3 du Mürier blanc à feuilles minces, pl. x1 de ce travail). J'ai à citer deux exemplaires provenant encore du Musée de Paris : l’un de l’Inde-Orientale, récolté par M. Vicror JACQUEMONT , catalogué n° 442! — l'autre , recueilli par le même voyageur, à Delhi (Inde-Orientale), n° 250 ! M. DECAISNE ajoute que ces Müûriers sont cultivés, dans ces localités, à cause de leur

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