MURIER INDIEN
par erreur 49) (1). SERING. pl. xXx1, fig. 2, À. B. C. D. E., est, dit ‘auteur, un grand ARBRE qui croit dans les sables.
RACINE à écorce épaisse, blanchâtre, molle, d’un blanc-jaunâtre, lactescente, à saveur astringente, à bois blanc.
TRONC pouvant être entouré par les bras de l'homme. Ecorce cendrée, lactescente.
FEUILLES raides, dures, oblongues, arrondies, nullement échancrées à leur base, de la forme de celles du Saule des Chévres, à peine acuminées, à dents écartées et courtement pétiolées, fibres qui partent de [a dorsale, peu nombreuses, arquées en dedans.
FLEURS disposées en épi sphérique.
Fous les autres caractères donnés dans la description par RHEEDE, signalent parfaitement le genre Mürier, ce que confirme encore l'analyse que l'auteur en a donnée, mais qui ne peut nullement se confondre avec notre Mérier longstyle.
(1) LinXE, Species plantarum, p. 1399 (1764), rapporte à son Mrier de l'Inde Morus indica), la table 5, v. 6, p. 9 de Ruwpmius, hortus malobaricus (reproduite par SERINGE, pl. xx1, fig. 1), une plante, qui certainement n’est nullement en rapport avec la courte description (cependant caractéristique) qu'il en donne. Cette figure, selon moi, doit être rapportée au Mürier blanc (Morus ulba).
Comme on peut le voir par la figure donnée par Rumpxius, dont nous reproduisons un fragment, ces deux espèces ne peuvent se confondre :
Celle de RumPius. Celle de RHEEDE.
Feuilles en cœur, échancréés à {eur Feuilles ovales, nullement échancrées base qui est large; fibres secondaires à leur base, se terminant en pointe à étalées-ascendantes, atteignant les bords leurs extrémités; fibres secondaires arpresque sans se courber; dents fines et quées en dedans et se perdant sans nombreuses. joindre les bords ; dents écartées cou-
chées.
Il ne peut donc y avoir le moindre doute : ce sont évidemment deux espèces trèsdistinctes, que Je nom donné par les auteurs anciens rapprochent et nullement par les caractères; d'ailleurs, Ja description donnée par Ru£epe est lrès-claire, celle
de Ruuraius l'est bien moins.
MACLURE. 231
GENRE ?. MACLURE (1) (#HACLURA, NUTT. gen. 2, p. 234. SERING. pl. XXVII.)
ARBRES de taille moyenne, à rameaux verts, garnis de lenticelles oblongues.
FEUILLES lancéolées entières ou faiblement dentées, portant à leur aisselle un bourgeon et souvent une épine, très-dure (dans la Maclure orangée).
FLEURS ANTHÉRÉES très-pelites, disposées en petites têtes et pédicellées, à » sépales libres, devant lesquels sont autant d’étamines (au moins dans la Maclure orangée).
FLEURS CARPELLÉES sessiles, réunies en capitule très-serré (comme celles des Platanes), portées sur un réceptacle charnu, sphérique. Sépales k libres, opposés 2-2, s’allongeant beaucoup pendant la Maluralion, à sommets très-obtus et renflés, ettellement serrés à la maturité qu'ils forment une tête de fruits, du volume d'une grosse orange, mais bien plus bosselée qu’elle.
CARPE ovale, membraneux-charnu, rosé, caché par la base des sépales , et qui était longuement dépassé (lors de la fleuraison), par un long style velouté.
GRAINE ovoïde-comprimée, un peu échancrée au sommet. Racine el cotyles opposés au hile, à cotyles ovales, obtus à la germination; albumen nul et ressemblant à une graine de concombre enveloppée par un carpe membraneux.
Ce genre est extrèmement distinct de celui des Märiers : il n’a qu'un long style non divisé, des sépales grandissant beaucoup pendant la maturation, et restant verts jusqu'à la maturité, qui n'offre aucune succulence.
DL LITALS Res ue eee RP OL SR CL UT OL TR TT TONNERIVINNEE
(A) Lamb. Pin. 2, append. tab. 12.
Jokilon, RArINEs0Q.
Chioropghora, Gaunic. ad. Freyc. 509.
WW Go iK
MACLURE ORANGÉE.
PREMIÈRE ESPÈCE
BACLURE ORANGÉE |!) (Æ4CLURA AURANTIACA, NuTT. gen. 2, p. 234. — SERING. pl. XxXvI1, avec analyses).
FEUILLES alternes, ovales acuminées , ondulées sur les bords irès-entiers. Fibres nombreuses , les secondaires partant presque symétriquement du faisceau de fibres qui séparent les lamelles, trèsmarquées en dessous, planes et déprimées en dessus, mais fibres iertaires en relief sur ces deux faces et se réunissant en feston près des bords. Pétiole cylindroïde; stipules oblongues , trèscaduques, laissant deux cicatrices peu marquées. |
ÉPINES et souvent en même temps bourgeons axillaires.
CAPITEL DE FRUITS MURS, du volume d’une grosse orange, mais bien plus inégal qu’elle.
Cet arbre, en plain air, se feuillant tard, n'a pas encore été aiteint par nos gelées. Il résiste partout. Il est très-épineux.
Le Bombix du Mürier est très-avide des feuilles de cette plante, même ceux qui ont déja mangé celles du Mürier blanc ; mais s'il était facile d'en cueillir les feuilles , assez grandes, que porte l'arbre et que les épines qui se trouvent à leur aisselle n’y fussent pas , on ne pourrait utilement leur en donner, car les vers qui en ont été nourris constamment sont verdâtres, comme sanieux à la surface; les cocons en sont très-faibles , et beaucoup de vers n'arrivent pas au quatrième âge.
On a commencé à essayer les fruits de la Maclure comme matière unctoriale jaune. Il paraît y avoir chance de succès.
L'introduction en Europe de la Maclure orangée date, d'après BoNNxAFOUS (Traité de l'Éducation des Vers-à-Soie, 4° édition,
1) Morus tinctoria sloune. TAUND bp. 3?
MACLURE BOISJAUNE. 233 1840), de jeunes plants envoyés de Baltimore, en 1815, par M. Victor LEROY à ANDRÉ MicHAUx. Quatre d'entr'eux furent plantés chez M. CELs, et le cinquième au Jardin du Muséum de Paris.
Le nom de Mürier des Osages, sous lequel cette plante a été désignée, quoique n’appartenant pas au genre Mrier, provient du nom d’une tribu de la Louisiane qui emploie ses rameaux à faire des arcs. |
La Maclure orangée est l'arbre qui offre le plus de moyens de multiplication, car on peut l'obtenir de graine, de marcotte, de bouture, de racines etmème de greffe sur la Broussonétie à papier.