HUITIÈME ESPÈCE
MURIER INDIEN (Horus indica, LINN. spec. ed. 2, p. 1399 (1764), en excluant la synon. de RUMPH. qui se rapporte au M. blanc.—Pl, xx1, fig. 2 de ce travail).
FEUILLES ovales-oblongues, égales aux deux extrémités, inégalement dentées.
A ce peu de mots se borne le signalement de l'espèce établie par Linné, sous le nom de Morus indica. Il cite, il est vrai, deux figures, mais qui ne servent qu’à augmenter l'incertitude : l'une est celle de Rumpurus, herb. amb, auct. 6, p. 9. et tab. 6. (1650), (et SERING., pl. XXI, fig.l), qui se rapporte au Mürier blanc ; l'autre de RHSEDE, hort. malab., 4. p. 7, tab. 48 (1678), qui porte pour nom Tinda parua, dont la forme des feuilles correspond bien à la description qu'en donne l’auteur suédois. L'analyse que figure RHEEDE ne laisse aucun doute que sa plante ne soit un Mûrier (voir l'explication de la planche) et que ce soit bien elle qu'il a entendu décrire.
M. Spacx, suit. à Buff. 14, p. 47 (1843), décrit un Mürier de l'Inde ; il cite aussi les deux planches indiquées par LINNÉ (1).
D'ailleurs, les figures du Morus indica PERR., (observations sur le Mürier multicaule, p. M et pl. 2, lett. h, e, k, 1), ne se rapportent pas à ce que je crois être le vrai Morus indica, d'après les analyses données par RHEEDE, mais bien à ce que je décris sous le nom de Morus longistyla.
Le TINDA-PARUA, RHEED. hort. malab. p. 87, fig. #8 (et non
(1) Malgré les exemplaires qu'a bien voulu m'envoyer M. Spacu, du Morus indicu, je ne puis en rapporter aucun, à ce que je crois, que LiNNE a eu l'intention d'indiquer sous ce nom.