MULTIPLICATION "ARTIFICIELLE
Actuellement que nous avons étudié tous les organes de la nutrition proprement dite, voyons quel est le moyen d’en tirer parti pour la multiplication de la plante. Celui qui s’y prête le mieux, après la graine, est la tige ou le rameau, quoiqu'on puisse parfois tirer parti pour cela de la racine et de la feuille.
Nous avons déjà dit que le moyen le plus usité pour multiplier les plantes est d’en faire germer les graines. Ce mode de propagation, regardé comme le plus naturel, est généralement employé en agriculture. Mais l'hortieulteur est souvent appelé à faire usage d’autres procédés. Il cultive très-souvent des plantes herbacées, ou même des arbres qui fleurissent rarement et fructifient encore plus difficilement : leur multiplication serait donc très-bornée. Mais comme plusieurs des parties des plantes, et surtout la tige, sont susceptibles de développer l'organe qui leur manque, le jardinier a cherché à profiter de la tendance que la plupart des rameaux ont de pousser des racines pour faire développer celles-ci, ou bien il implante ces rameaux sur des végétaux qui ont de l’analogie avec ceux qu'il veut propager. Il a done mis des branches et des feuilles détachées de la plante dans des conditions convenables pour faire naître des racines surnuméraires (ou adventives), soit en les laissant en rapport avec la mère-plante jusqu'à ce que de nouvelles racines se soient développées (marcottes), soit en les détachant d’abord et en les mettant ensuite dans un milieu humide, où cet organe essentiel de nutrition puisse se développer. Ces moyens de propagation artificielle sont ce que l’on nomme #marcotte, bouture, greffe. Enfin, il est un dernier moyen de propagation des plantes, c'est celui qu'on nomme éclat.
L'observation a conduit les horticulteurs à la plupart de ces modes de multiplication : les uns sont le résultat d'essais souvent