COMMUNE DE KOUBA
Kouba est situé à 8 kilomètres E. d’Alger Le 21 septembre 1832, lad ministra lion fonda, à un kilomèire plus au Sud, sur une hauteur du Sahel d’où l'œil embrasse un vaste et magnifique horizon, un village qui fut nommé le Nouveau Kouba ^ pour le distinguer d’une localité du même nom qui existait entre le pied du coteau et la mer. Les colons alsaciens qu'on y établit sous la protection d'un camp qui est devenu le grand séminaire, dont l’église se profile à l’horizon dans des proportions imposantes, le quittèrent faute d’eau et vinrent se fixer au vieux Kouba qui devint le nouveau par leurs neuves habitations. Ce qu’on désigne sous le nom de Yieux Kouba fut donc leur premier séjour. La commune a été définitivement constituée par le décret du 31 décembre 1856. Les 24 et 25 mai 1865, l’Empereur allant à Fort-Napoléon et au retour, a traversé Kouba.
La population est de 362 Français, 604 Étrangers, et 354 Maures, cultivateurs et jardiniers. Il y a une société de secours mutucds.
Le lerritoire de Kouba comprenait ce que les Turcs appelaient le Fahs (la banlieue) d’Alger. De jolies maisons de campagne y ont existé de tout temps : les Européens les ont singulièrement embellies. Les arbres et la vigne semblent s’y plaire. Une maison d'orphelins de la Sainte-Enfance^ sous la conduite des Dames de Saint-Vincent, et le grand séminaire, sont les établissements les plus en évidence. Il y a une église. L’oued Knis passe au pied du coteau, sous un pont de pierre, après avoir fait tourner plusieurs moulins à farine. Des briqueteries et des carrières sont exploitées avec avantage.
Kouba a pour section communale ;
HUSSEIN-DEY. C’est un village créé par arrêté du mai 1845, à 6 kilom. d’Alger. 11 doit son nom à une belle habitation qui appartenait au dernier Dey et qui est devenue le noyau du vaste établissement où le service des tabacs a ses manipulations et ses magasins, et entretient un nombreux personnel. Le territoire, dont une grande portion longe la plage, est bien boisé et fertile en légumes. Il est animé par 1,838 habitants, dont 448 Français, 1,150 Etrangers, la plupart s’adonnant à la culture des plantes potagères, — 240 Arabes. De ravissantes villas parsèment la verdure touffue de ce beau canton; des usines s’y sont aussi formées. Une jolie chapelle, au bord de la mer, jette aux brises les joyenx tintements d’une cloche argentine que suspend un gracieux clocheton, et que les maraudeurs nocturnes du quartier, qui ne respectent rien, ont plusieurs fois enlevée.
11 y a une école et une fontaine avec abreuvoir. Le chemin de fer, qui a une station au bord de la mer, longe cette commune. Auprès du cimetière, qui est dans le sable, se trouve le polygone pour les exercices du tir de l’artillerie.