QUANTITE
d’eau
en
miliimèties .
Minima.
Maxima.
Moyenne.
Janvier.
Février.
Mars.
Avril.
Mai.
Juin.
Juillet.
Août.
Septembre
Octobre.
Novembre
Décembre.
Le climat du nord de l’Algérie étant à peu près le même que celui de l’Italie et de l’Espagne, e1 les chaleurs n’y dépassant guère que 1 ou 2 degrés celles des départements méridionaux de la France , les voyageurs ne devront pas se dessaisir des vêtements qu’ils ont coutume de porter, en hiver. Ils n’auront rien a changer à leurs habitudes d’alimentation , et, à leur arrivée en Afrique, ils devront craindre de s’abandonner aux douces insinuations d’une atmosphère attiédie, sous peine d’éprouver des perturbations dans leur santé, ce
qui peut s’appeler paijer le tribut de l’imprudence à la nouveauté.
Il faut prendre garde à ne point s’exposer au soleil sans précautions, à l’époque des grandes chaleurs. Les ophthalmies sont amenées par l’imprudence de promener et de dormir en plein air aux heures où tombe le serein. L’excitation perpétuelle de tout le corps, que l'aclivité intempestive des Européens porte à l’extrême, les prédispose à des congestions cérébrales et appauvrit leur organisme : de là viennent des gastrites, des diarrhées. La dyssenterie est souvent la suite de l’abus des fruits ou des liqueurs alcooliques. La tempérance et un soin raisonnable de la santé, pareront à tous ces malheurs.
Il semble donc utile de se maintenir, en Algérie, dans un régime de modération ; ne point prendre l’habitude des breuvages spiritueux et choisir une habitation saine, facile à bien aérer et à maintenir dans un état constant de propreté.
Aucune maladie contagieuse ou endémique n’a sou siège en Algérie. Les Arabes, les Maures, les Juifs, les Nègres, sont exempts de maux qui leur soient héréditaires, et jouissent également d’une bonne santé, aussi bien que les Européens.
« Plusieurs travaux de nos médecins ont prouvé que le séjour hivernal en Algérie était bien plus salutaire aux constitutions faibles et aux poitrines malades, que les résidences tant vantées du midi de la France, où ?a fempéralùre s’abaisse (oujours beaucoup plus rfu’à
Alger, — celles principalement où, comme à Cannes, Nice et Menton, le mistral souffle très-souvent avec une violence qui déchire les poitrines les plus robustes.
<1 Que demandent, depuis le mois de novembre jusqu’à la fin d’avril, les malades souffrant d’affections pulmonaires? Ils ont besoin d’un climat chaud, sec, et surtout, de la jouissance du soleil. Ils cherchent un pays où les nuits et les jours diffèrent peu de température ; mais plus encore, une contrée où les mauvais vents soient inconnus.
« Le Midi de la France n’offre point, dans aucune de ses parties, de telles conditions de bien-être pendant six mois consécutifs.
« Alger est à l’abri des vents pendant l’hiver; la température y est douce et égale, sans grande variation entre le jour et la nuit. Son soleil, — le soleil d’Afrique, — est bienfaisant et permet les promenades à cheval ou en voiture dans les environs, qui sont remarquables par leur luxuriante végétation, et qui fournissent en hiver de succulentes primeurs à l’Europe.
« Ce qui manquait autrefois à Alger, c’était le confortable, — cette satisfaction de tous les besoins et de tous les désirs du riche valétudinaire. Aujourd’hui cette lacune est comblée : Alger est devenu un séjour salubre, commode et agréable. De grands hôtels, qui n’ont rien à envier à ceux d’Europe, et de nombreuses villas, parfaitement appropriées pour les familles, sont maintenant à la disposition des touristes.
« Alger est une capitale ; elle en a tous les avantages
et tous les agréments : société nombreuse et choisie, bals l)rillants, un théâtre capable de satisfaire les plus exigeants, des promenades, des cercles, des bibliothèques, des musées, etc.
<1 Que Ton s’informe auprès des Étrangers qui sont venus pour l’hiver ici ; — tous sont d’accord pour vanter les heureux effets qu’ils ont ressentis dans l’amélioration de leur santé. Un grand nombre d’entre eux sont revenus plusieurs hivers de suite. Nous avons lu maintes fois dans les journaux anglais des relations fort intéressantes de voyages, d’hivernages en Algérie, écrites par des touristes enthousiastes de notre climat. » [Times du 19 octobre 1866. — Akhhar du 6 novembre
DÉPARTEHËNT D AL6ER.