AVERTISSEMENT. VII
maux et les formes singulières. Les divisions pour les bronzes sont : 1° Vases et ustensiles; 2° trépied et candélabres; 3° armes; 4 figurines; 5° miroirs étrusques.
Il a été inutile d'indiquer les provenances de ces monuments, puisque tous ont été trouvés depuis 1828 dans l'Etrurie. Cependant nous avons mentionné quelquefois, quand l'évidence nous à frappé, le style étranger aux lieux d'où proviennent tous les vases de cette collection.
Quant à la question de savoir dans quelles locahtés ont pu être fabriqués les nombreux vases trouvés dans ces dernières années en Etrurie, sil nous était permis d'émettre une opinion à ce sujet, après les travaux de tant de savants distingués (1), nous ne nous arréterions pas à un système exclusif ; on est parvenu aujourd'hui à reconnaître presque avec certitude les tableaux de quelques artüstes, même quand leurs noms ne se trouvent pas inscrits à côté des peintures. De même on peut désigner avec plus de certitude encore les fabriques propres à l’Etrurie, à Nola, à la Pouille, à la Sicile, à Athènes, etc. M. Millingen (2) regarde presque tous les vases tirés des tombes étrusques comme produits par des artistes grecs. établis en Etrurie ; M. Raoul Rochette (3), au contraire, n’ad-
(x) MM. Boeckh (Bull. 1832, p. 91 et suiv.); Brôndsted, Mémoire sur les vases panathénaïques ; Bunsen ( Ann. VI, p. 40 et suiv.); Gerhard (Ann, I, p. 89 et p. 187; dans plusieurs endroits du Bulletin, années 1829, 1831, 1832, et surtout dans son Rapporto Polcente, imprimé dans le 3° vol. des Annales, et enfin 4nn., VII, pipe )s Millingen (On the late Discoveries in Etruria, 1830 et 1834, dans les Transactions of the royal Society of Literature); K. O. Muller (Bull. 1832, p. 98 et suiv.); Panofka (Bull. 1832, p. 65 et suiv.); Raoul Rochette (Journal des savants, Mars 1829, et Févr. et Mars 1830; et Ann, NI, p. 284 et suiv.); Welcker (Rheinisches Museum, L, 1832, S. 301-345 ; Rull. 1834, p. 134 et suiv.).
(2) On the late Discoveries in Etruria.
(3) Ann. VI, p. 285-286. Le savant archéologue que nous venons
NTI AVERTISSEMENT.
met aucune fabrique sur Le sol même de la Toscane, et s'efforce de prouver que tous les monuments de la céramique trouvés en Etrurie y ont été importés par le commerce. Un examen répété à plusieurs reprises, l'étude approfondie à laquelle m'a conduit la comparaison des vases peints, me font croire que des colonies grecques ont dù exister en Étrurie même à une époque assez reculée , et pourtant (mais c’est toujours le moindre nombre), des vases y ont été importés par le commerce ‘extérieur, témoin ceux de fabrique d'Athènes, de la Campanie, de la Pouille, de Sicile, dont il existe des échantillons dans cette collection.
Le plus grand soin a été apporté à citer les monuments publiés ou simplement décrits soit dans le Rapporto Volcente de M. Gerhard, soit dans.le Muséum étrusque, où dans le Catalogue italien du prince de Canino. Toutefois pour cette partie l’auteur ose réclamer l'indulgence des savants, si des omissions existent dans son travail, le temps lui ayant manqué pour dépouiller avec tout le soin désirable, des ouvrages dans lesquels des descriptions souvent très-courtes ne donnaient qu'une idée imparfaite des sujets.
Dans mon Catalogue du Cabinet Durand, j'avais cru que le renvoi à une planche de formes suffisait
de nommer a cependant modifié son opinion à ce sujet; il admet en Étrurie des fabriques de vases à des époques postérieures, il'est vrai, aux productions de Nola et des belles fabriques de la Campanie. Mais toutefois il pense que quand les Etrusques ont dominé sur la Grande-Grèce, des artistes grecs ont pu être emmenés dans les villes étrusques et y exercer leur profession. Quelle que soit l'opinion qu’on adoptera définitivement sur la date de la fabrication des vases en Étrurie, l'hypothèse que nous émeltons et que corrobore le suffrage de M. Raoul Rochette, nous paraît désormais la seule admissible, en ce qu'elle concilie la présence d’un nombre si considérable de vases dans les mêmes localités, tout en admettant dans l’antiquité un commerce très-étendu de ces poteries apportées de très-loin et conservées avec le plus grand soin, comme le démontrent plusieurs restaurations exécutées par les anciens.