MIROIRS ÉTRUSQUES
a li 289 — Minerve, vêtue d'une double tunique recou- —#4 verte d’un péplus et de l'égide au milieu de laquelle brille le Gorgonium entouré de serpents, combat contre un géant. Un diadème entoure le front de la déesse, qui lève le bras droit et saisit de la main gauche la tête de son adversaire. Le géant est de forme purement humaine; il est barbu et entièrement nu; sur le point de succomber, 1l se retourne vers Minerve (1).
Des flots entourent cette composition. |
Diam. , 5 pouces 7 lignes.
(1) Ce géant est Encelade enseveli en Sicile. M. Inghirami ({ Mon. err. , Ser. II, tav. cxxxr) a publié un autre miroir sur lequel on voit le géant Acratus, à qui Minerve vient d’arracher un bras, C'est par erreur que M. Panofka (Cabinet Pourtalès, p. x00) dit que ce/sujet est peint sur un
vase. CDerriirt ÿ
J03—- 290 — Minerve conduisant par la main Vénus. -Çal La première est vêtue d'une tunique et d’un péplus que recouvre une égide sur laquelle les poils sont indiqués et qui est ouverte par devant, le Gorgonium servant de fermoir. Deux grandes ailes se rattachent aux épaules de la déesse (1); un diadème entoure son front. Elle se retourne vers Jenus qui est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus ; une bandelette ceint sa tête. La déesse relève un bout de sa tunique. À côté de J’énus est une branche de myrte, et devant Afinerve un pin avec ses cônes (2).
Une guirlande de lierre entoure ces deux figures.
Diam. , 6 pouces.
(i) Plusieurs monuments nous ont déjà offert des Minerves ailées. Voy. mon Cat. Durand, n° 2165.
(2) Minerve se confond souvent avec Cybèle, puisque suivant plusieurs auteurs le Palladium et la pierre de la Mère des dieux tombent du ciel à Pessinunte ou sur le mont Zda. Voyez Lenormant, Nouvelles Ann.1, p. 240 el 2471.
%32- 291 —Unsatyre ithyphallique et barbu, les épaules flllén) | 9
130 il, BRONZES.
couvertes d'une nébride, poursuit une ménade en posant la main gauche sur. ses épaules. Celle-ci est vêtue d’une double tunique et d’un péplus, et semble danser (1). Dans le champ un côue de pin.
Une guirlande de lierre entoure cette composition.
Diam. , b pouces 8; lignes.
(1) Cf. dans Inghirami (Mon. etr., Ser. Il, tav. LxX) un miroir repré. sentant un satyre à pieds de cheval, tenant une cithare et poursuivant une menade.
G fix — 292 — Une: F'ictoire à quatre ailes, munie d'une -? branche de laurier. Le sujet est presque effacé. Une guirlande de lierre entoure cette figure.
Diam., 5 pouces 8 lignes.
203—Prométhée, 3OAMYQY (Prumathé) délivré par les Dioscures nommés CAVAWICE ( Calanicé) et aY+?A> (Castur). Promethée est assis sur le Caucase ; il est barbu, couronné de laurier et vêtu d’une simple draperie autour des hanches. Les deux Dioscures sont nus et de formes juvéniles. Derrière Pollux ou Calanicé est la massue; une chlamyde est suspendue sur son bras gauche. Les deux frères tiennent dans leur main droite levée un objet rond percé par le milieu, et qui nous paraît être un anneau, une bague(x). Au bas du rocher est l'aigle ou vautour que les Dioscures ont tué. Le nom de Prumathé est écrit dans une espèce d'encadrement ou de cartouche, dans lequel sont aussi deux étoiles appartenant aux Zyndarides (2).
Une guirlande de lierre encadre ce sujet remarquable.
Les figures sont en relief, particularité rare pour . cette classe de monuments.
Diam., 6 pouces.
(r) Ces bagues font allusion à la délivrance de Prométhée, aussi bien que la couronne qui ceint sa tête. Hygin (4stron. II, 15) nous apprend que Jupiter, pour ne pàs enfreindre le serment qu’il avait fait de ne jamais dé-