Huître deltoïde; Ostrea delloidea
O. testa trigonâj depressissimd ^ apice acutâ^ irregulariter lamellosây umhonibus angustis approximatis ; fossuld obliqua y minimà tripartitd. Nob.
Ostrea deltoidea, Sow., Mm. Conch.y pi. 148.
jfn eadem specits ? Ostrea deltoidea , liamck. , AnB. du Mus. , lom. 8, pag. i6o, n.** 3 ; et tom. 14 > pi. 21, fig. 3.
11 est très-probable que FHuître décrite par LamarcL d^ns les Annales dii Muséum sous le nom d'Huître deltoïde, n'est pas de la même espèce que celle-ci, a laquelle cependant M. Sowcrby a do^nné le même nom. Nous avons d'autant plus de raison» de croire que ces coquilles appartiennent à deux espèces distinctes , qu'elles se trouvant dans des positions géologiques fort différentes , et que celle de Lamarck présente quelques caractères qui ne se trouvent pas dans l'autre. L'Huître deltoïde dont nous devons nous occuper ici, est celle qui a été figurée par M. Sow^erby, et non celle de Lamarck.
Cette coquille est très -remarquable par son extrême aplatissement, qui est tel dans quelques individus , que l'on a peine à concevoir comment un animal pouvait être contenu dans une cavité ayant à peine une ligne d'épaisseur : le test lui-même est mince, solide cependant et sonore ^ il a une forme triangulaire ^ arrondi seulement par son bord infé-
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rieur ; à l'extérieur, et surtout à la valve inférieure, on volt un grand nombre de lames îrrégulières d'accroissement, qui se multiplient principalement vers les bords.
La cavité des valves présente une sur&ce plus triangulaire encore que l'extérieure, ce qui provient de l'élargissement latéral que forment les lames d accroissement Cette cavité très-peu profonde, comme nous l'avons dit, est toute lisse ; on y remarque une impression musculaire subcentrale, superficielle, régulièrement arrondie; la cavité diminue beaucoup de largeur vers les crochets par lesquels elle est terminée supérieurement: ils sont fort étroits, pointus, très-rapprochés; ils s'inclinent un peu.obliquement : la gouttière pour le ligament est étroite, peu profonde et suivie par deux bourrelets écrasés, qui avec eUe occupent toute la surface inter^e des crochets.
jpette coquille, très-distincte de toutes celles du même genre, se trouve particulièrement dans les argiles de Kimmeridge et d'Oxford en Angleterre et du Havre en France. M. Brongniart l'indique comme très-caractéristique de ces argiles.
PL. i5, fig. 2.