Dentale ivoire ; Dentalium, ehurneum, , Linn
D. testa tereti arcuata^ nilida^ acutissima ; striis annularièuSy regularibuSj profundis^ plus minusve remotis; apice fissura tenuissimè prœlongà.
. X<inn,, Gmel, pag. 3 7 57, n.*" 9.
Lamck. , Ânîm. sans vert , tom. 5 , pag. 546, n.^ 1 &^
Schrœter, Einleitung in Conch.<, tom. 2, tab. 6, fig. 17?
Defrance, Dict des se. nat., tom. i5, pag. 72.
Nob., Anat. et Monographie du genre Dentale, pag* 48^ n.** 33, pi. 3, fig. 8, 9, 10 et lï.
Ibid. , nob. , Encyclop. méthad. , tom. ^ , pàg. 83 ,• n.^33.
Sowerby, Gênera ôf shelsy lî.** i5, fig. 6.
Var. tf j nob.^ Testa angustiore ^ strUs annula-^ ribus crebrioribus ; fissura longiore.
Dentaliuîn circinatuniy Sow<, loc, cU.^ fig. 5.
C'est à tort, selon nous , que M. Sowerby a séparé comme espèce ufie coquille qui n'est réellement qu'une variété de l'espèce qui nous occupe; si l'auteur que nous citons avait vu un nombre suflfîsam d'individus, il aurait facilement reconnu qu'ils se lient par des nuances insensibles^ et qu'il est par conséquent impossible de les séparer.
Le Dentalium eburneum est une coquille tubuleuse, alongée, courbée, très - pointue , brillante, polie et sillonnée régulièrement en travers et un peu obliquement, de sorte qu'elle semble composée d'une série d'anneaux superposés , dont les sillon» indiqueraient la suture : celte espèce étant la seules qui présente ces sillons transverses , elle est par cela seul très-Êiciïe à reconnaître. Le sommet est trèspointu, percé d'un très-petit trou, qui se prolonge en une fente très-étroite et dorsale, qui est parfai-^ tement dans la ligne médiane; cette fente capillaire remonte fort haut et occupe à peu près un quart
de la longueur totale. La base , parfaitetoent circulaire, est occupée par l'ouverture, dont les bords, un peu obUques ^ sont minces et traiichans.
La variété' se* reconnaît à sa coquille ordinairemettt plus étroite, mais surtout aux sillons pltië nombreux qui sont à sa surface.
Cette coquille, dont nous'possédonis uti individu vivant .des mers de l'Inde^ est toute blanche et ne se distingue des individus fossiles que par âa teiiité d'un blanc laiteut subtraiisparent ^ tandis que lés fossiles sont d'un blanc opaque et jaunâtre. A Fétat fossile j celte coquille uniquement répandue dans lé calcaire grossier du bassin de Paris, et seulement dans la partie moyenne, peut servir à caractériser cette portion des teif'rains parisiens;
18; Genre BELLÉfeoiPHE; Bellerophom
Caràclères génériques. Coquille hàutiloïde, symétrique, à Cavitié simple, mono thalame ^* ouverture ovale, transverse, recevant dans scm milieu le retour de la spire; bord droit, mince^ tranchant, sinùeù:^ ou fendu dans sOn milieu;
M. de Hupsch est le premier qui, dans soti petit traitédes pétrifications du comté de Juliers, ait parlé des Belléroplies, tout en les confondant avec lesNatitileSi Montfort proposa le genre dans le premier volume de sa Conchyliologie systématique, le figura et le caractérisa à sa manière* Il le mit en rapport avec tes Nautiles, et affirma qu'il était cloisonné et- «iphonné» Ce genre ne fut pas. d'abord adopté,* et
les ^ologîstes qui en parlèrent, trompés par cé qu'en avait dit Montfoct, continuèrent à le mettre près des Nautiles.
M. Defrance, se défiant avec juste raison des travaux mensongers de Montfort, n'apercevant sur l'extérieur des Bellérophes aucune trace de cloisons, et possédant dans sa collection l'individu de Bellérophe <jui avait servi à Montfort à rétablissement du genre, scia la coquille en deux et s'assura par ce moyen qu'elle était dépourvue des cloisons et du siphon que Montfort n'avait jamais vus qu'en imagination. Après avoir rectifié le genre, M.Defrance lui chercha de nouveaux rapport^, et n'en trouva qu'avec les Bulles ou les Argonautes.
M. de Blainville, dans son Traité de malacologie^ adopta les rapports des Bellérophes avec les Bulles. M. Latreille , au contraire, préféra les placer dans la famille des Cymbicochlides à côté des Argonautes- Cej:te opinion nous semble préférable, surtout en admettant les Argonautes dans 1^ voisinage des Atlantes. Si nous comparons les Bellérophes aux Bulles, nous voyons d'un côté des coquilles parfaitement symétriques , et d'un autre des coquilles qui ne le sont jamais. La Bulla naucum^ la seule espèce qui jouisse se rapprocher des Bellérophes , n'est pas complètement symétrique j le bord droit dé l'ouverture •est incliné sur Taxe, c'est-à-dire qu'il est oblique;* la base de l'ouverture est beaucoup plus élargie que le sommet, et la cohunelle y présente un pli tordu sur lui-même. On ne voit rien de cela dans les Bellérophes ^ qui sont parfaitement symétriques ; Ieur«
ouvcrturen'est point oblique surTaxede la coquiUe^^ et elle n'est pas dilatée plus d'un côté que de l'autre.
En comparant les Argonautes aux Bellérophes, m>\is trouverons dans la forme générale, dans celle de l'ouverture et dans un nombre plus considérable détours de spire, des différences notables, auxquelles il faut ajouter que les Bellérophes n'ont jamais là double carène dorsale et tuberculeuse des Argonautes , mais qu'ils sont presque tous pourvus d'une ligne dorsale médiane, ou d'une carène qui aboutit a une échancrure placée à la partie médiane du bord droit : ces caractères se retrouvant dans la coquille des Atlantes, c'est dotic avec ce genre qu'il convient de comparer les BelléiropheSi
Les Atlantes sont des coquilles vitrées, minces ^ symétriques, roulées en spirale, de matiière que l'ouverture est un peu modifiée par l'avant-demier tour, qui y fait une saillie. Le bord droit ^ profondément fendu dans le milieu, forme une double courbure, dont les deux parties viennent se joindre en festons au milieu de la feiite.
La coquille, aplatie latéralement^ est ombiliquée, et son ouverture est plus longue que large.
Les Bellérophes sont plus grands que les Atlantes; leur test est proportionnellemetit plus épais, et leur forme est beaucoup plus globuleuse; quelquefois ils OBft plus de largeur que de longueur, et leur ouver-» ture est dans presque toutes les espèces plus large que longue» Le bord droit de cette ouverture est, comme dans les Atlantes, fetidu ou du- moins for* tement sinueux dans le milieu ? ce sinus ou cette
jBéha&crurè du bord conre^pondent à un sUlon dor^ sal médian ou à une carène obtuse, qui partageait la coquille eti deux parties égales, selon les espèces.
D'après ce qui précède, on doit rester convaincu qUe les BellérOphes ont plus d'analo^e avec, les Atlantes qu avec tout autre genre : ce n'est pas sans raison que nous avons insisté sur ce résultat, parce qu'il nous conduit à un autre plus important De l'analogie des coquilles nous concluons naturelle* ment à l'analogie des animaux, et par conséquent à ia similitude de leurs mûeurs et de leurs habitudes. De ce que les Atlantes sont des animaux essentiellement pélagiens, vivant dans les hautes mers et loin de toutes côtes, on peut, par analogie, penser qu'il en était de même des Bellérophes, et expliquer par ce moyen quelques particularités de leur gissement dans les couches de la terre qui les contiennent exclusivement
Nous ne partageons pas cette idée de quelque^ personnes, qui regardaient comme pélagiens tous les animaux dont les types n'existent plus à la sur^ Êice de la terre, et dont les dépouilles testacées ne se rencontrent que dans les couches anciennes du globe. Chacune des époques de formation a eu ses rivages et ses mers pélagiennes : on reconnaît bien dans quelques circonstances la différence des dépôts de ces mers^ mais on peut affirmer que dans les terrains anciens tous les êtres ont disparu pour faire place à des espèces ou a des genres nouveaux, qui eux-mêmes ont été de nouveau remplacés. En sup* posant par analogie avec les Atlantes que les BeUé*
rophes étaient des âniniaux pélagiens, bous devions nous attendre à voir ce fait confirmé par le ^ssement de ces coquilles : elles appartiennent toutes au calcaire de transition et peuvent le caractériser; elle$ sont d'autant plus abondantes qu'on se rapproche davan* tage du centre des anciens bassins que formait ce calcaire; il arrive alors quelquefois qu'elles sont lea 6euls corps organisés qui se vexent au centre de ces bassins y tandis que leurs /ivages en contiennent un grand nombre d'autres dont les types sont égal^ ment perdus.
PL. 8, fig. 1 et ^.
Beixérophe fendu; Bellerophon hiulcuSj Sovf^
B' testa glohulosây tenue striatd, utroque later& IN^bilicata ; umbilico minima; aperturd oçatdx ^ubdSt^tatây transversal striis re^ularibu^ y caren4 obtusa interrupiis.
Sovirerby, ijf//». ConcK^ pi. 47^> %: *^
Nautifites fiuiicuSyMdLVLy Pet ri/. Derb., tab. 4o» % 1.
Nob., Çnoyçl. xnéthod,^ tom. 2, pag. i335i il«° l*
Coquille globuleuse, nsmtiloide, par&itement 5ymétrique , ombiliquée »' mais à ombilics petite çi profonds. L'ouverture est grande, transver^c, oval^, senii-lunaire , modifiée par le retour de la spire ; elle est évasée latéralement; le bord droit forpiç une échancrure médiocre, correspondant à- Vextrémité de la carène obtuse qui divise k coquille dans son iuiUeu. Dés stries fines, nombreuses, transverses,
.. égâlen^ent courbées de chaque côté , vîcatthènt converger et se réunir vers les ombilics : elles s'inilécbissent en passant sur la carène et elles indiquent par leur forme celle du bord droit de l'ouverture. . J^e Bellérophe fendu se trouve, comme ses con-e génères, exclusivement dans les terrains de transition, et surtout dans le calcaire puant d'Angleterre, de France ou de la Belgique ; dans <ce dernier pays, où Je calcaire de transition est très-abondant, il en est quelques couches qui ne renferment que cette coquille y mais la dureté de la roche et l'état spa-? thique de la coquille s'opposent presque toujours k la séparation nette de ces corps,
19, Genre Hélice; Hélix.
'-'Caractères génériques, Coquijile orbiculoire , con-= vexe ou conoïde, quelquefois globuleuse, à spire plus ou moins élevée. Ouverture entière , plus large que longue, fort oblique, contiguë à l'axe de la coquille, ayant ses bords désunis par la saillie de l'avant-dernier tour. Lamk.
lie genre Hélice , t^l qu'il a été réformé depuis Linné, ne contient plus que des coquilles terrestres 3an5 mélange; mais il ne renferme pas toutes celles qui habitent à la surface de la terre : un certain nombre constitue des genres à part, distingués surtout par la forme de la coquille , souvent bien plus que par l'organisation .de l'animal.
U importe peu , relativement au but que le géologue se propose, que ces genres,. voisins des Hé-
lices y soient ou ne soient pas admissibles pour le zoologiste , pourvu qu'il n'ignore pas qu'ils ont une manière de viv're analogue à celle des Hélices , qu'ils ' ne peuvent exister que sur une terre découverte et pourvue d'une végétation plus ou moins abondante. Si l'on connaissait parfaitement toutes les conditions d'existence de certains genres terrestres , ou plutôt s'il était possible que ces genres fussent limités dans certaines conditions de climat, de nourriture, etc.» leur connaissance à 1 état fossile ramènerait nécessairement l'esprit à ces conditions d'existence, et il serait possible de raisonner d'après elles. C'est ainsi, par exemple, que, si un genre tel que celui des Agathines se trouvait exclusivement dans un climat d un« température donnée, on pourrait conclure, se trouvant fossile dans un pay« où il. ne vit plus, que la région sur laquelle il est actuellement enfoui, a changé de température, qu'eUe n'est plus aussi élevée qu'autrefois. Cette conclusion peut être bonne pour les espèces dont les analogues fossiles sont connus; mais elle ne l'est pas d'une manière absolue et générale, parce que les Agathines se trouvent à ditfé-» rentes températures,; Leur présence dans certains terrains, soit seules, soit mélangées avec des Hélices, ne peut donc donner qu'une faible idée de l'état et de la température du sol où elles oixt vécy. Sous ce rapport il en est de même des Hélices pro* prement dites.
D'autres considérations peuvent se présenter à l'esprit relativement au gissement des Hélices; tantôt on les voit dans des terrains marins mélangés en
plus ou moins, grande quantité avec un nombre incomparablement plus considérable de coips.orgat^ nisés marins ; tantôt elles sont dans des couches avec des corps fluviàtiles, intercalées dans des assises marines plus puissantes, dans lesquelles elles ne sont que des accîdens; tantôt, enfin, elles sont, enfouies dans des couches plus ou moins puissantes de terrains lacustres. Ces diverses circonstances de leur gissement conduisent à des résultats différens. De ce que des coquilles terrestres. sont dans des terrains marins 4 on lie peut conclure, exclusivement qu'un envahissement de la mer a produit le mélange d'êtres qui n'ont pas vécu dans le même milieu; il e^t bien plus probal)le que les coquilles terrestres ont été portées dans la mer au moyen des cours d'eau douce qui parcoururent l'intérieur des terres.. Lorsque ces cours d'eau sont assez considérables et qu'ils éprou-r vent des crues chaque année à certaines époques, ils peiivent déposer dans la mer des couches pres-r que entièrement lacustres , qui sont recouvertes par d'autres complètement marines, lorsque les cours d'eau douce ont ralenti leur impétuosité. Ces alter-r nançes, que dans un temps qn a cru ne pouvoir mieux expliquer que par le retour de la mer sur dçs terres, qu'elle avait depuis long-temps abandonnées, se conçoivent bien mieux en admettant avec M. Constant Prévost la similitude des phénomènes géologiques des temps anti- historiques, avec ceux qui ont lieu sous nosi yeux, Quand on trouve les Ilélices disséminées dans un terrain purement la^ çustrçj, sans^ superposition île cpuchçs marines,, Igi
conséquence de ce fait est trop simple pour que nous dussions en parler. Ce qui aurait été important à observer , et ce ' que les coquilles terrestres auraient pu servir à constater, c'est une sur&ce ter^ restre avec son terreau végétal, avec ses productions couvertes par un dépôt marin,. que l'on aurait pu croire alors le résultat de r^nvahissement de là mer sur une terre habitable,
A. regard des analogies que peuvent offrir les Hélices, elles ont le même intérêt que tous les autres fossiles. Lorsque la géologie admettait les grands cataclysmes, bouleversant toute la surface de la terre, les Hélices fossiles avaient cette importance d'être regardées comme des preuTes de l'envahissement desmers sur les continens. Une analogie établie avec trop de légèreté servait à conserver une erreur qu'une science plus exacte et plus scrupuleuse a détruite.
D'après cette analogie supposée , on faisait un raisonnement assez concluant. Dans les faluns de la Touraine, par exemple, on trouve dçs coquilles terrestres. qut ressemblent à celles qui vivent enicore en Frapce. I^es coquilles marines, au contraire, n'ont presque aucune analogiç avec celles des mers les plusvoisixies, doncla mer dans un des grands boule* versemens de la terre a transporté ses productions des régions lointaines sur le sol de la Touraine, alors habité par les mêmes Hélices qu'aujourd'hui.
Ce raisonnemeiit n'est, à rejeter que parce qu'il repose sur un fait faux; ce qui est certain-, c'est que les .|IéliçeS;i9ssiles de la, Touraine n'ont pas plus leurs analogueis en France <}ue les cocjuilles mi^rines
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de» mêmes lieux n'ont les leurs sur ks cotes de France dans les mers les plus voisines. La proportion des analogues , soit terrestres , soit fluviatiles , soit marines, suit une progression constante et simultanée, qui n'offre jusqu'à présent qu'un très -petit nombre d'exceptions. En général , on peut être assuré que là où l'on trouve un grand nombre d'analogues entre les espèces vivantes et fossiles marines, on verra une même proportion parmi les espèces terrestres et fluviatiles, et réciproquement
Nous ne connaissons pas d'Hélices véritables audelà des terrains tertiaires; nous ne croyons pas que lès espèces des terrains anciens que M. Sowerby rapporte aux Hélices dans le Minerai Conchelogy, soient véritablement de ce genre; ces coquilles pourraient fort bien dépendre du genre Turbo » et peut-être quelques -unes du genre Pleurotomaire, Quoi qu'il en soit, ces coquilles des terrains anciens sont trop rares poiïr les caractériser : il n'en est pas de même des terrains tertiaires, dans lesquels les Hélices se trouvent avec assez d'abondance pour les caractériser d'une manière positive , soit qu'elles soient disséminées dans les terrains marins, soit qu'elles soient dans des couches lacustres intercalées et dépendant d'un même ensemble de formations.
Nous indiquons ici une espèée d'Hélice fossile prise au hasard parmi celles de France et provenant des faluns de la Touraine : elle servira d'exemple au genre plutôt que d'indications géologiques. Aucun travail spécial n'a encore été fait à ce «sujet; nous croyons qu'il serait d'une grande utilités
> PL. I9 fig. 1 et a.
Hélice de Tours; Helia: Turonensis\ noK
H. testa subglobosd^ lœvigata^ vel leviler striato^ rugoscî; anfractibus convexis^ sutura sirnpltci con-^ junctis; aperturâ sewilunari obliquissuniîj Jabro rejlexo , basi rotundato.
Parmi les espèces fossiles du genre Hélice, celle^ ci et celle qui se trouve près de Mayence sont sans contredit les plus voisines de \ Hélix nemoralisy si abondant dans presque toute l'Europe. En comparant avec soin la description et la figure de l'espèce qui nous occupe avec celle qui est actuellemrat vivante, on jugera facilement en quoi elles ditfèrent'^ et quoique ses caractères distinctifs ne soient pas très-saillans , leur constance leur donne de Timpior*tance. ...
UHélice de Tours a à peu près la taille de THélice liémQ.rale ; elle est moins globuleuse , et sa spire, plus courte, est plus .aplatie : elle est formée de cinq tours h cinq tours et demi ; ils sont peu convexes, arrondis et séparés par une suture linéaire, simple et su-^ perficielle ; le demiei* tour est proportionnellement plus grand que les autres; il est convexe en dessous, sans ombilic ni fente ombilicale; l'ouverture qui le termine est très -oblique à l'axe de la coqulHe : elle est plus large que haute, semi-lunaire, plus déprimée proportionnellement que dans l'Hélice némoraie. Le bord est épaissi, renversé en dehors et tr^n^
«hant , si ce n'est à la base , où il est arrondi en bour« relet qui, assez épais et un peu sinueux à l'extrémité ^ est légèrement gonflé ou bossu dans le milieu. Une petite callosité arrondie se voit à l'endroit de l'insertion du bord gauche au centre de la coquille.
La sur&ce extérieure de cette coquille est ordinairement lisse ou marquée de stries iirégulières d'accroissement Quelques individus présentent de petites rides courtes et irréguUères , qui rendent cette surface extérieure légèrement chagrinée , maia seulem^it par places , les stries d'accroissement fai^ $ant disparaître les rides là où elles $ont plus pro-i noncées.
Ordinairement cette coquille est toute blanche; on en trouve quelques individus qui ont conservé des traces de leur preiteière coloration ; elle consiste principalement en ui^e zone d'un jaune pale sur Iç milieu du dernier tour; quelquefois on en compte trois à cinq , et alors elles sont plus étroites ; lors*qu'elles sont au nombre de cinq , il y en a trois en de^us et deux en dessous : entre les quatre ou cinq espèces d'Hélices que l'on rencontre dans les falu^ nières de la Touraine , celle-ci est la plus abondam-» ment répandue; elle peut donc mieux qu'aucune autre caractériset* ce dépôt marin ^t mélange^
!io. Cenre Gyclostome; Çyclostotnù^
Caractères gér^értques* Coquille de forme varâa^ \Aej discoïde^ trochiforme ou turriculée, à tours de spire arrondis^ ouverture ronde ^ régulière; à bordB réunis circulairement , ouverts ou réflécliis avec Tàge^ Un opercule calcaire, paucispiré, à sommet centraL
Les Cyclostomes sont comme les Hélices des co^ quilles terrestres, mais ils se distinguent éminem* ment par Topercule qui ferme l'ouverture; caractère qui ne se trouve dans aucune Hélice , quelle que soit sa forme.
Lors de sa création, le genre Cyclostome renfer* mait indistinctement toutes les coquilles à ouvert ture ronde ^ soit qu'elles fussent marines , terrestres ou fluviatiles; les auteurs sentirent de plus en plus la nécessité de séparer des êtres doïit la vie était si différente, et malgré les rapports des coquilles; on peut cependant, par une étude plus approfondie, dis** tinguer trois genres là où peu avant on n'en voyait qu'un ^eul. C'est ainsi que les Paludines et les Dau-^ phinules furent constituées en genres et ne laissèrent dans les Cydiostonaes que des coquilles terrestres»
S'il est assez facile de distinguer les Cydostomes des Hélices et des Dauphinules, on ne peut dire qu'il en soit de même pour les Paludines, surtout lorsque l'on a à comparer, les. espèces fossiles det deux genres. Les Cyclostomes sont, comme les Hé^^ lices, très-variables dans la forme; il y en a de discoïdes et aplatis comme des Planorbes, et d'autrç»
élancés et turriculés : entre les points extrêmes de cette série se trouvent toute» les formes intermédiaires; les plus fréquentes sont celles qui ont le plus de rapport avec les Turbos, ou qui, plus élancées, ressemblent davantage aux Paludines. Lorsque par la fossilisation les coquilles de ces deux genres ont perdu leurs couleurs, lorsqu'elles sont en même temps dépourvues de leur operculé, il devient fort difficile, et quelquefois impossible, de savoir auquel des deux genres on devra de préférence rapporter certaines espèces. On est bien obligé de décider arbitrairement et de se fier à l'habitude du conchyliologue en l'absence de moyens plus rationnels.
Les Cyclostomes fossiles appartiennent, jusqu'à présent, d'une manière exclusive aux terrains tertiaires; leur présence dans les couches qui les recèlent est équivalente pour le géologue à celle des Hélices, et le conduit au'x mêmes pensées et aux mêmes résultats. Ce qui est fort remarquable aux environs de Paris, cest que les Cyclostomes ne se trouvent pas dans les terrains lacustres, avec les Lymnées, les Planorbes , etc., mais dans les terrains de niélanse déposés dans la mer, dalis lesquels la masse des corps marins l'emporte de beaucoup sur celle des coquilles terrestres. Ils sont aussi disséminés en petit nombre dans les calcaires grossiers et les grès marins inférieurs et supérieurs*
PL 1, fig. 3 et 4t 1. C'iCLOSrowE, MomE; Cyclostoma mumiaj Lanil.
C. testa cylindraceo-conica y transversint striât a ^ striis longiiudinalibus tenuissimis clathratâ; apertard rotundatd, oblique suboçatd ; lahro crasso^ rejleœo,
Lamk., Ann. du Mus., tom. 4j pag. ii5, n.*' 5, et tom. 8, pi. 37, fig. 1, a, A.
Def., Dlct des se. nat, tom. 12, art! Cyclostomê,
Brong., Ann. du Mus., tom. iS, pi. 22, fig. 2.
Brard, Ann. du Mus., tom. i5, pi. 24^ fig. 8 à 1 1.
Nobis, Descript. des coq. foss. des environs de Paris, tom. 2, pag. 76, pi. 7, fig. 1 et 2, et pL 8, fig. 18 à 21.
Le Cyclostome en momie offre plusieurs variétés qui correspondent d'une manière as^ez constante à leur gissement. Prise dans son ensemble, cette coquille est alongée, lurricûlée, composée de huit à dix tours de spire arrondis, convexes ,' séparés par une suture -simple; les deux ou trois premiers sont lisses, les suivans sont le plus souvent couverts de stries transverses, nombreuses, rapprochées, peu Saillantes i très-régulières : elles sont coupées à angle droit par des stries lon^tudinales beaucoup plus fines que les première» et que Ton n'aperçoit bien qu'à l'aide d'une loupe ; elles se voient mieux dans les interstices des stries transverses : à la base cette coquille a une petite fente ombilicale, placée der-^
rîère 1^ bord gauche et en partie recouverte par lui- L'ouverture est médiocre; elle est ovale -arrondie, un peu anxieuse à son extrémité postérieure; son péristome , épaissi en bourrelet ^ est complet et évasé en dehors.
Dans une localité où le Cyclostome en momie ise trouve en abondance , à Chambord , non loin de Gisors, on en rencontre quelquefois des individus qui ont complètement conservé leur couleur. Ils offrent sur les tours de spire deux bandes d'un brun vineux sur un fond de la même couleur, mais beaucoup moins intense. Les variétés^ de cette espèce correspondent assez bien aux divers gissemêns où on la reticoiitre : c'est ainsi que dans les calcaires grossiers a MauUe et Grignon on la trouVe presque toute lisse; les premiers tours seulement ont les stries transverses sans stries longitudinales. Dans les grès marins inférieurs, à Beauchamp, la coquille est plus petite 5 moins enflée, et les ^ries longitudinales sont plus .prononcées, tandis que les transverses sont rares et disparaissent daïis une autre localité de la même formation. A Senlis, cette coquille est toute lisse 9 et elle l'est également dans les grès marins supérieurs à Valmondois. On trouve encore le Cyclostome en momie dans le^ypse^ mais il y est d'une extrême rareté; car on ne Ta rencontré qu'une seule fois dans cette formation, qui ne présente d'ailleurs dans ses couches aucune coquille, soit terres*^ tre, d'eau douce ou marine, tandis qu'elles recèlent une assez grande quantité d'ossemens de mammifères dont les races sont presque toutes perdues<
PL; 1, fig. 13 et i5.