Trigonie aliforme; Trigonia alœformis^ Sow
T. testa triangulari^ antice rotundata, postict proboscideây rostratâ^ oblique costatd; costis no^ dulosis ; apice obliguoj acuto ; ano angulatOy strtato^ bipartito.
Sowerby, Min. conch.^ lab. 21 5.
Parkinson, Org. rem, , tom. 3 , pag. 176, tab. 12,
fig- 9-
Def!, Dict des sciences nat, tom. 55, pag, 297.
Cette coquille a une forme qui la distingue bien nettement de toutes les autres espèces du même genre: elle est triangulaire, quelquefois subtrans« ^erse dans les individus encore jeunes ; elle est peu renflée» subcordiforme , si on la regarde du cfôté antérieur ; elle est arrondie de ce côté , devient sinueuse à son bord inférieur, qui se termine à la jonction avec le postérieur en un bec alongé et obtus. Le crochet est pointu, recourbé en arrière et saillant au-dessus du corselet. De -son côté postérieur il part un angle aigu qui sépare le corselet du reste de la coquille : cet angle, après avoir été très -aigu, s'arrondit en s'élargissant , se bifurque vers son milieu, et va g^^gner l'extrémité du bec postérieur, dont il occupe toute la largeur 5 la partie postérieure de ce bourrelet s'incline vers le corselet et parait en dépendre; le reste' de cette partie est marqué de stnes transverses subgranu-
postérieur et supérieur : l'autre partie du corselet est beaucoup plus grande; elle forme un triangle très-alongé, dont la base occupe toute la largeur du bord postérieur, et le sommet gagne obliquement l'extrémité du crochet j elle est circonscrite latéralement par l'angle saillant qui divise en deux le corselet , et par celui qui sépare le corselet du reste de la coquille : un sillon peu profond partage en deux cet espace triangulaire qui, dans toute son étendue, est orné de stries longitudinales, régulières et sublamelleuses. Des côtes nombreuses sublongitudinales et obliques descendent du bord saillant du corselet jusque sur le bord des valves ; elles sont étroites, saillantes, arrondies, largement espacées et granuleuses dans toute leur étendue : le plus souvent elles sont simjdes, et sur quelques individus çUes sont bifurquées sur la partie antérieui*e de la coquille seulement. Le bord des valves est épais, largement crénelé et découpé en festons, dont les parties saillantes correspondent aux côtes de la surface.
La Trigonie scabre est, comme la précédente, on dissoute dans les couches où elle est enfouie, ou en pétrification siliceuse : lorsqu'elle se présente dans cet état, elle est si complètement représentée par rinfiltration siliceuse , qu'on croirait voir la coquille elle-même; ce n'est cependant qu'une contre -empreinte. C'est dans le département de la Drôme, à Saint- Paul- trois -Châteaux que cette coquille a été d abord trouvée: elle a été revue depuis dans divers endroits et, comme la précédente, dani le sable ven^
PL. lo, fig« 8.