‹ Description de deux nouvelles espèces d'écrevisse de nos RivièresChapitre 6 sur 9 · Histoire naturelle des crustacés, t. 2, p · texte numérisé non relu

Histoire naturelle des crustacés, t. 2, p

brevi instructus ; hujus appendicis margo internus rotundatus, cultriformis; tres ad quinque spin in regione branchiali antict. Pedes antici infra pallidi.

Cette espèce se reconnaît moins facilement que la précédente, parce qu’elle se rapproche davantage de l’écrevisse fluviatile. Cependant la couleur blanchâtre de la face inférieure des pinces, qui la distingue de cette dernière, la couleur uniforme du corps, la brièveté du rostre et l'épaisseur des doigts de la pince la font encore reconnaître avec assez de facilité.

1° Antennes externes. — Elles ont les dimensions ordinaires des antennes de l'espèce commune. Repliées en arrière, elles atteignent, dans le mâle, le milieu du 3° segment abdominal ; leur épaisseur n’a rien de remarquable. Leur article basilaire est moins développé que dans l’écrevisse longicorne; la pointe de la lamelle ‘antennaire atteint, en effet, le niveau du bord antérieur de cet article basilaire. (, fig. 36, pl. IT) :

La lamelle antennaire a son bord interne plus arrondi que dans les deux autres espèces et elle porte à son angle externe et inférieur une épine qui n'existe pas dans celles - ci (fig. 3 à, a). La carène de cette lamelle est lisse, sans trace de dentelures.

2% Antennes internes. — Elles sont munies d’une épine à leur article basilaire, comme dans l’écrevisse fluviatile.

3° Epistome. — Sa partie antérieure (a fig. 3d. pl. IL.) estrétrécie et comprimée latéralement en une lamelle qui pénètre entre la base des antennes internes. Cette extrémité antérieure offre à sa base deux petits lobes ou oreillons qui n'existent pas dans les deux autres espèces.

% Rostre (pl. TI, fig. 3 a.). — Il est élargi à sa base et se rétrécit peu à peu, comme dans l’écrevisse longicorne. Cependant ses bords sont moins élevés et les trois épines qui le terminent ne sont pas tout à fait équidistantes, parce que la pointe terminale est un peu plus longue; cefte pointe du rostre porte un rudiment de carène non dentelée, garnie de quelques poils.

5° Carapace (pl. UT, fig. 3 et 3 4.). — Elle porte, de chaque côté, 8 à 5 épines disposées sur le bord du sillon qui sépare les régions branchiale et stomacale.

6° Pattes. — Les pinces (fig. 3 c.) de grosseur médiocre, sont rugueuses, velues, couvertes de tubercules très-rapprochés les uns des autres, et desquels se détachent de petites touffes de poils. Ges tubercules, moins gros que dans l'écrevisse longirostre, sont beaucoup plus serrés, principalement sur les doigts. (

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