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Description de deux oiseaux nouveaux du gypse parisien

Dans le courant de Vannée dernière, les ouvriers de l*usine à plâtre de M. Grosset, à Montmorency, mirent à jour un squelette d'oiseau que M. Grosset mit à ma disposition avec une obligeance dont je lui suis fort reconnaissant.

Cette pièce se compose de l'empreinte et de la contre-empreinte d'un oiseau, étendu sur la face ventrale et dont la disposition des membres, ainsi que la conservation de certaines parties,sont très remarquables.

On peut distinguer dans l'empreinte (PI. I, fig. 1) le .bec, légèrement écourté par la cassure de la pierre, le crâne, les vertèbres du cou, l'empreinte des côtes, du bassin, l'omoplate droite, une partie du coracoïde gauche, les humérus, Tavant-bras droit, le membre postérieur gauche, moins deux doigts, la queue.

La contre-empreinte laisse voir le moulage du crâne, du cou, les côtes, la colonne vertébrale, l'empreinte interne du bassin, la partie inférieure de l'humérus droit, les os de la queue.

DESCRIPTION ANATOMIQUB

Le bec est fort, l'extrémité antérieure manque, enlevée dans la cassure de la pierre, la mandibule inférieure, bien conservée, permet de voir l'articulation du dentaire et de l'articulaire. Le crâne est haut, la cavité orbitaire est bien marquée dans sa partie posléro-supérienre. Toute la région crânienne est bosselée et représente le moulage de l'encéphale.

Le cou se compose de onze verifebres; les deux premières sont bien Visibles, ainsi que la quatrième, la huitième et la neuvième; les autres sont représentées par des fragments ou par leurs empreintes.

Dans la figure 1, on voit à droite de la jonction du cou au tronc la plus grande partie de Tomoplate, doutTextrémité articulaire montre trois tubérosités bien caractérisées, savoir: à gauche la tubérosité furculaire, au milieu la tubérosité coracoïdienne, et à droite la facétie glénoïdale. Cet os se dirige tout droit en arrière, en s'amincissant progressivement.

A gauche, symétriquement à l'omoplate par rapport à la colonne vertébrale, on voit une partie d*un coracoïde qui, passant sous la première côte (plus visible dans la contre-empreinte), va s'arc-bouter sur le sternum malheureusement invisible.

Les humérus sont vus: celui de droite, par la face dorsale; celui de gauche un peu de côté. Cet os présente une tète irrégulièrement élargie ; on peut encore y distinguer, malgré l'écrasement, les surfaces d'insertion, la crête trochantérienne;la diapbyse offre une courbureassez prononcée. Dans le membre droit, la région du coude est masquée par les os de Tavant-bras, qui la recouvrent; dans le membre gauche, elle est arrondie, renflée, sans qu'on puisse voir les détails de l'articulation.

Le cubitus et le radius droits sont écrasés, mais bien nets cependant dans toute leur longueur ; la région du coude est seule indécise àcausede la superposition des os. La main manque complètement et mes efforts pour la découvrir ont été vains.

La région dorsale est représentée par sept vertèbres dorsales, avec leurs côtes. L'empreinte (fig. l)ne confient que le moulage de la partie antérieure des vertèbres: celles-ci adhèrent à la contre-empreinte, où elles sont très nettes. Les côtes, assez délicates,présentent des apophyses récurrentes très bien marquées. Les deux dernières côtes sont adhérentes au bassin.

Le bassin est adhérent à la contre-empreinte (PI. I, fig. 2). Ce qu'on en voit dans la fig. 1 n'est que le moulage de sa face interne, présentant d^une façon assez nette les traces des vertèbres sacrées. Dans la contre-empreinte, on distingue le relief de la colonne vertébrale, des apophyses transverses des vertèbres et des arcs-boutants pré-sciatiques. Les fosses rénales sont bien marquées, assez profondes; on distingue quatre troussacrés. La région ischiatique n'est pas très large : cela provient de ce qu'elle devait être dirigée perpendiculairement à la face dorsale du bassin. Les os pubis sont très peu développés.

Le membre postérieur droit est représenté par un très petit fragment de fémur, mais celui de gauche est bien conservé Le fémur est droit,avec un étranglement avant l'articulation fémoro-tibiale. Le tibia, vu par sa face postérieure est à angle droit avec le fémur et montre un rétrécissement vers sa région moyenne. Les détails des tètes articulaires ne sont pas distincts.

Le tarso-métatarsien, rétréci immédiatement après son articulation avec le tibia, s'élargit vers le bas où il présente deux rainures longitudinales séparant les trois trocblées. La région trochléaire, très importante pour la classification, montre la trochlée médiane peu saillante, dirigée un peu obliquement et séparée des deux latérales par des encoches peu profondes.

Les doigts conservés sont au nombre de deux: le pouce, dont les phalanges sont peu distinctes, et le troisième doigt. De chaque côté de Tarticulation de ce doigt, on voit les insertions des deux autres. Ces deux articulations sont indépendantes.

La seconde colonne du tableau suivant contient les différentes dimensions du fossile.

Indication des parties mesurées

Longueur de la colonne vertébrale.

Têle osseuse

Mandibule supérieure

Hauteur du bec, à la base

Hauteur du crâne

Humérus . . .

Cubitus et Radius

Longueur du bassin

Largeur du bassin

Fémur

Tibia

Tarso-métatarsien

Pouce

Laurillardia sp.

Laorillardia loDgirostris

Hartlaabius Madagascariensis

Rapports H

J'attirerai Tattention sur certains nombres de ce tableau : on y voit que la longueur du bec esta peu près la moitié de celle de la tète osseuse; le bec est fort ; l'avant-bras n'est pas beaucoup plus long que l'humérus ;le bassin est allongé ; le tarso-métatarsien est court, comparé au tibia.

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