‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 167 sur 195 · DESCRIPTION. — BOMBARDES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION. — BOMBARDES

lequel chaque pièce était encastrée, ainsi que nous l'avons dit dans la Notice historique (1).

Enfin, grâce aux travaux faits déjà par les soins de la Commission des Monuments historiques, l'Avancée de la Barbacane est redevenue l'Entrée digne de l'ancienne cité du Mont Saint-Michel, en attendant que la restauration des Remparts puisse être entreprise comme l'est celle de l'Abbaye. Cette mesure nécessaire aura pour résultat, sinon de restituer à l'Enceinte du moyen âge son aspect primitif, tout au moins de conserver tous ses ouvrages dôfensifs qui présentent, par leurs origines diverses, ainsi que par leurs transformations successives, des exemples fort intéressants de notre architecture militaire du xme au xvie siècle.

1. Une de ces bombardes présente, dans sa forme générale aussi bien que dans quelques détails de sa structure (les frettes) , une analogie singulière avec les pièces d'artillerie moderne, surtout avec les énormes canons actuellement en usage dans la marine. Il est intéressant d'étudier une des plus curieuses manifestations du génie humain en comparant ces productions meurtrières fabriquées à quatre siècles et demi de distance : bombardes en 1434, ou canons de cent tonnes en 1877, et qui étaient, au moyen âge comme de nos jours, le dernier mot de la science de l'homme appliquée à la destruction de son espèce .

LA VILLE

LA VILLE

L'origine du village, ou plutôt — suivant la tradition séculaire — de la Ville du Mont Saint-Michel, est fort ancienne, si l'on en croit les chroniqueurs, qui la font remonter au xe siècle, à l'époque où, les Normands ravageant le pays d'Avranches, quelques familles vinrent se réfugier sur le rocher appelé dès le vrae siècle : le Mont Saint-Michel .

La petite bourgade prospéra sous la protection des Bénédictins établis en 966 par le Duc de Normandie, Richard sans Peur. Elle suivit la fortune du Monastère, au pied duquel ses maisons s'étaient groupées sur les escarpements du rocher à l'est, qui lui formaient une première défense naturelle contre les envahissements de la mer et les attaques des hommes. Elle s'augmenta successivement, préservée, sur ses parties les plus faibles, par des palissades, et, lors de la reconstruction des Bâtiments de l'Abbaye, elle fut comme celle-ci, du xiue au xive siècle, entourée de solides murailles (1) formant la première enceinte du Monastère.

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